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n.m, Action d'échanger des paroles avec une ou plusieurs personnes.

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| Hollywood Face B |
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Rob Long a encore des choses à dire sur Hollywood. Auteur du cultissime "Conversations avec mon agent" (Actes Sud), roman vachard sur les coulisses de l'industrie télé US. Il revient avec "Set up Joke, Set up joke".
Interview parue dans La Gazette des Scénaristes n°27
 
Qu'êtes-vous en train de faire là ? "Là, je conduis, je me rends à une réunion d'écriture dans un studio, en ce moment nous écrivons un script pour ABC qui pourrait être choisi lors de Pilot season (NDR : période équivalente aux trois premiers mois de l'année durant laquelle, les chaînes décident de lancer en production des pilotes qui deviendront peut-être des séries). Notre projet est une série qui se déroule dans un supermarché. Ils veulent ça pour vendredi mais ils ne l'auront pas car, j'ai eu un gros pépin avec mon chien qui est malade et je dois rester avec lui donc j'ai dit aux gens du studio que ça ne pourrait pas se faire dans ces délais…
Justement, quels sont vos liens avec les studios ? Nous travaillons avec un studio qui vend des séries aux chaînes de télévision. Ce studio nous a fait signer un contrat de développement qui nous oblige à leur proposer un nombre, déterminé ou pas, d'idées qui sont amenées à devenir des pilotes puis des séries. En gros, studio nous paie pendant deux ans pour que nous lui proposions un concept de séries de temps à autre.
En lisant "Set up joke, Set up Joke", on retrouve "Conversations avec mon agent" , votre premier roman mais en plus amère, que s'est-il passé durant cette décennie ? J'ai simplement vieilli, il me semble. Je ne sais plus qui a dit cette phrase, je crois que c'est Sigmund Freud, : ‘Si vous pouvez faire et refaire à l'envi la même chose en vous attendant à un résultat différent c'est que vous êtes dément'. C'est un peu ce que nous faisons ici. Personne n'arrive à se faire à l'idée qu'en faisant les mêmes choses on obtient toujours le même résultat, donc on recommence. J'en fais le pénible constat dans le livre d'où la tonalité un peu plus désespérée de "Set up Joke, Set up joke"…
Une sorte de parabole sur Hollywood en somme ? La vie ici est d'une simplicité à toute épreuve. Figurez-vous qu'on rêve de créer le méga-hit, ce que j'espère nous ferons un jour. [NDA : Rob Long écrit avec Dan Staley]. Et du coup, on développe des projets, on caste des acteurs, on tourne notre série, puis des gens la regardent, l'aiment ou la détestent et si vous êtes dans ce dernier cas vous n'avez plus qu'à recommencer la même chose. Au fil des saisons, vous avez besoin de périodes où vous croyez dur comme fer qu'un jour vous n'allez pas avoir le même résultat. Tant pis pour Freud ! (rires). Quand je suis arrivé à L.A, il y a une quinzaine d'année, j'ai trouvé cet univers incroyablement frais, dynamique et différent de ce que j'avais connu auparavant mais en fait ce n'était pas vrai. Tout n'était que mirage. Maintenant, avec l'âge, la seule chose qui a changé c'est que j'ai bien plus de choix. J'ai surtout le choix de dire non. J'ai le choix de ne pas me lancer dans un projet que je ne sens pas et, du même coup, en profiter pour faire autre chose : voyager, ou, je ne sais pas moi, venir écrire pour la télévision française, en même temps, ce que vous m'avez raconté juste avant l'interview me laisse penser que ce n'est pas mieux chez vous qu'ici… (rires)
Comment en êtes-vous arrivé à écrire un livre sur Hollywood tel que "Set up Joke, Set up Joke" ? J'écrivais des chroniques pour différents supports médiatiques (Newsweek, The Wall Street Journal, KCRW…), toutes tirées de mes expériences heureuses ou malheureuses dans l'industrie du divertissement. En gros et de manière générale, tout ce que j'écris se base sur mon expérience, l'empilement de toutes ces petites histoires sur le business télé a fait dire à un éditeur britannique que je devrais peut-être en faire un roman, et voilà le truc…
Dans Set up joke… comme dans "Conversations avec mon agent", vous débutez vos livres par cette phrase sybilline « ce livre n'est qu'à moitié faux ». Ceci laisse à penser que certaines choses sont vraies ? Ce n'est pas dur. Tout ce qui arrive de bien, de gentil à mon personnage dans le livre est faux (rires). En revanche, les coups tordus sont quasiment tous de vraies situations. De toute façon, je ne crois pas à la fiction totale, je veux dire par là qu'il y a forcément de nos expériences dans nos scripts ou dans nos romans. Je ne pense pas qu'un auteur puisse écrire de manière efficace sur un monde qu'il ne connaît pas au moins un tout petit peu, par expérience ou par une documentation extrêmement fouillée. Dans le livre, j'ai choisi de raconter des choses véridiques mais pas au sens historique du terme. Je ne dirai jamais, ça s'est réellement passé comme ça. C'est d'ailleurs pour cela que je ne cite pas de noms. La vérité, je l'ai arrangé à cause du rythme, il fallait que l'histoire aille plus vite, que ça soit plus frais à lire. D'ailleurs, je suis dans le livre quelqu'un de plus intelligent que je ne suis réellement. (rires)…
Avec les costumes que vous taillez aux décideurs hollywoodiens, ne faites-vous pas l'objet de « placardisation » dans le milieu de l'écriture ? Pour vous dire comment est ce milieu… La plupart des décideurs sont flattés d'apparaître dans le livre. Ils savent que c'est une fiction et que les gens ne les reconnaîtront pas tous. Même si ce que je leur fais dire est une catastrophe, ils sont contents d'être dans ces scènes : c'est un signe de puissance. Ils sont satisfaits. Vous savez les décideurs sont comme les enfants, ils réclament l'attention. A côté de cela, leur position les rend responsable de beaucoup de choses qui, en fait, les dépassent. Ils finissent par se persuader eux-mêmes qu'ils possèdent le secret pour créer des séries gagnantes. Le pire, c'est que les événements récents, au cinéma avec une année catastrophique comme en Télévision où les networks continuent leur descente ne les pousse pas à se remettre en question. Leur remède c'est d'engager encore des responsables de studios et de chaînes pour venir à bout de l'équation : comment faire créer aux auteurs la meilleure série possible… C'est un peu comme si je vous disais, j'ai un cancer du poumon, j'ai la solution, je vais fumer plus…
N'avez-vous pas peur de devenir, à force de vous plaindre, le symbole du pessimisme hollywoodien ? (surpris) moi ? Vous savez quoi, mon ambition secrète et que je n'ai jamais révélé à personne, c'est de devenir Président d'un studio (rires). Je suis sûr que je m'en sortirai, ça n'a pas l'air si dur que ça !!! Mais pour en revenir à la question, je ne crois pas être quelqu'un de pessimiste. Je dis ce que je pense.
Depuis l'arrêt de "Seinfeld" et de "Friends" , on a l'impression qu'Hollywood peine à renouveler le ton de ses comédies ? Aujourd'hui, il n'y a rien de réellement amusant à la télévision, le genre a été décimé. Il y a beaucoup de cynisme. Personnellement, j'aime beaucoup une comédie qui s'appelle "Malcolm in the Middle" mais à part ça…
Que pensez-vous de ce qu'on appelle « la nouvelle comédie », l'arrêt des rires préenregistrés, l'apport d'une voix-off, des outils de ce genre pour relancer le genre sitcom ? Je crois que ça importe peu. Ce n'est pas ça qui va tout changer. Que vous utilisiez quatre caméras, cinq caméras, une seule caméra, que vous tourniez devant un public ou pas ne change pas grand-chose. Il faut simplement que le matériau de base soit bon, après c'est aux dialogues de jouer. Si votre idée est bonne, le résultat sera rigolo Je pense qu'on doit plus se préoccuper de comment l'idée va être la mieux mise en valeur. Sur quel ton doit-on écrire ? Dans quelle atmosphère devons-nous placer la série ? Personnellement, je suis assez pragmatique, je n'ai pas de d'idées préconçues. Je connais des gens qui ne peuvent pas tourner en multi-caméra devant un public parce que selon eux, le format a vécu et ne peut plus produire quelque chose de nouveau… Et alors, si c'est amusant et que les gens regardent, quel mal y a-t-il à cela ? Tout dépend de la manière dont vous exécutez vos idées.
Donc, tout ce battage autour du concept de new comedy est une illusion ? Je refuse d'adhérer à l'idée que nouveauté est synonyme de qualité. De toute façon les modes dans l'industrie sont des cycles, du one-single camera on en a eu dans les années 60 et 70 et du multi-caméra énormément dans les années 80 comme dans les années 50 et alors ?
Mais par exemple, "Arrested Development", qui présente une forme nouvelle a eu l'Emmy de la meilleure comédie en 2005, et c'est plutôt réussi ? Vous voulez parler de la voix-off par exemple, pour une sitcom c'est assez bizarre mais personnellement, je pense que c'est une façon de brasser de l'air tout ça. Après que la série aie été tournée en one-single camera et en de nombreuses occasions en extérieur, je dirais que c'est la forme qui prend le pas sur les autres aujourd'hui. Nous sommes d'ailleurs en train de développer une comédie de ce type. Mais encore une fois, tout dépend du projet, c'est votre histoire qui doit dicter la suite et pas l'envie de faire de la forme pour de la forme.
De manière plus générale, croyez-vous toujours au fait que la fiction télé soit le meilleur endroit où travailler quand on est auteur américain ? C'est effectivement toujours le cas. C'est en télé que vous avez les meilleures chances de voir à l'écran quelque chose qui ressemble le plus à ce que vous avez imaginé et couché sur le papier. C'est aussi là que vous avez la meilleure chance d'être l'une des concepteurs majeurs de votre projet. En cinéma, c'est couru d'avance pour avoir un quelconque pouvoir, vous devez être le réalisateur. D'ailleurs aucun scénariste de cinéma ne met les pieds sur un plateau de tournage, ce qui, pour nous, auteurs de télévision est une aberration sans nom. Nous tenons à être là pour tester chaque gag et c'est vrai aussi en drama, les auteurs viennent sur le plateau dès qu'il y a une incompréhension. Pour revenir à la télévision, je crois que nous sommes un peu comme les paysans : nous sommes toujours en train de nous plaindre !! Les scénariste semblent condamnés à l'insatisfaction. Quelque soient les sommes qu'ils gagnent, il leur est impossible de dire qu'ils sont heureux dans ce qu'ils font. C'est comme ça, on vit le quotidien en imaginant que quelqu'un est en train de trahir nos écrits. En même temps, sur cet aspect, je dirais qu'on a raison d'être sur nos gardes car pour la plupart d'entre nous, c'est une réalité quelqu'un est très certainement en train de trahir un bout de notre travail (rires).
Là, vous parlez de ceux qui développent et qui espèrent être en haut de l'affiche parmi les poids lourds du Prime-time. Mais pour ceux qui y sont déjà (NDR : ce qu'il a déjà été aussi avec "Cheers" durant 3 saisons) ? Ceux qui travaillent sur une série existante n'ont pas tout à fait cette vision des choses. Pour eux, le quotidien est régi par un impératif qui dépasse tous les autres : écrire. Plus tout ce qui va avec. Il y a une montagne de travail. Vous devez être au studio tous les jours comme n'importe quel travailleur. C'est crevant, vous n'avez plus rien à côté mais c'est excitant, il y 14 heures de travail par jour mais aucun auteur de télévision ne voudrait manquer ça. Ce qui est frappant c'est que lorsque vous êtes en production, vous ne cessez de partager avec des gens. Et c'est ce qui fait la force de la télévision amércaine. C'est un médium collaboratif. Le plus dur quand on développe chez soi c'est surtout de trouver du recul, de se dire, ce que je fais n'est pas bien ou ce que je fais est carrément excellent. La grosse différence qu'il existe également entre production et développement c'est que quand nous sommes en écriture, nous sommes tendus et par exemple, quelquefois, nous fumerions bien un petit cigare après le déjeuner, mais vu qu'aujourd'hui il est absolument interdit de fumer dans un quelconque endroit de la Californie hormis chez soi. Le mieux est encore de travailler chez soi. Ce qui n'est possible qu'en développement.
Pouvez-vous nous parler de la double casquette que les auteurs américains ont sur leur tête puisqu'ils gèrent à la fois le créatif de la série et son aspect financier ? Il n'y a qu'en télévision que vous voyez cela. Devenir Producteur exécutif d'une série, ça veut dire en être le patron. Donc avoir à faire des arbitrages aussi bien dans le domaine créatif que financier. Vous engagez des gens, tout est sous votre responsabilité. Le problème c'est que la majorité des scénaristes ne savent pas tous faire ça, cela a conduit à de nombreuses catastrophes en terme de production. En revanche, ceux qui arrivent à jongler entre les différents aspects de la fonction deviennent des pièces prépondérantes pour les studios. Les très bons sont forcément l'exception, car un auteur n'a pas forcément vocation à être organisé, prévoyant, calculateur, un bon businessman gérant les destins de 150 à 200 personnes. Nous notre truc, c'est plutôt : dire des âneries en buvant du café et gémir en voyant tel concurrent avoir du succès.
Croyez-vous qu'après avoir lu votre livre et même cette interview beaucoup d'auteurs français vont avoir envie de venir tenter leur chance à Hollywood ? Je ne sais pas. Il m'arrive assez régulièrement de rencontrer des gens qui me disent le plus sérieusement du monde "j'ai lu votre livre et je me demande si je ne vais pas essayer de devenir auteur", généralement, je leur réponds, "relisez-le ! plus doucement ! Vous avez dû louper quelque chose à la première lecture". (rires).
Plus sérieusement, si des auteurs français avaient des idées à proposer à Hollywood, que leur diriez-vous ? Je ne sais pas. Je leur dirais venez quoiqu'il arrive. Ne soyez pas déçu si ce n'est pas aussi idyllique que vous l'aviez imaginé. Si vous avez le talent de faire rire, vous pouvez réussir ici car le rire est un bon business, tout le monde a envie de rire. Vous entendrez des gens dire, qu'ils n'aiment pas les histoires d'amour ou bien les thrillers trop violents mais vous n'entendrez jamais quelqu'un dire, je n'aime pas rire devant une bonne comédie. Le rire a un énorme potentiel.
Comment se déroule votre quotidien d'écriture lorsque vous êtes en développement ? C'est plutôt pratique d'être en développement. Vous savez, Il se passe environ une année avant qu'une bonne idée soit mise à l'antenne. Elle est d'abord conceptualisée, puis posée sur le papier et puis il faut la mettre en image. Ce que nous faisons basiquement nous les auteurs de télévision à Hollywood, c'est se voir très régulièrement et penser ensemble à des trucs qui nous font rire, qui nous font réagir, de vieux trucs comme des choses très actuelles qui passent à l'antenne même. Après, on se demande si tout ça ne mériterait pas un autre regard et une bonne série. Par exemple, l'année passée, nous étions assez amusés par les difficultés diplomatiques entre la France et les Etats-Unis. Nous avons donc imaginé l'histoire d'une jeune Américaine qui s'est mariée avec un vieux rocker français, genre Johnny Halliday et qui le ramène chez elle à L.A dans sa famille ultra-conservatrice. Malheureusement, ça n'a pas marché.
N'avez vous pas l'impression que vous avez été au top trop vite ? Disons que c'était une époque différente. Un poil moins compétitive. Travailler sur Cheers, une des rolls de la télévision de l'époque, m'a permis d'écrire avec de grands auteurs et qui m'ont appris beaucoup.
Apprendre justement, aux Etats-Unis on défend le principe de la méthode d'apprentissage de l'écriture ? Je reste persuadé que vous n'apprenez rien venant d'un livre, vous apprenez de vos erreurs.
Votre rayon, c'est la comédie, avez-vous des ficelles que vous pourriez nous communiquer ? J'imagine que l'on écrit mieux si l'on a un certains respect du public pour lequel on travaille Si l'on ne s'éloigne pas du but recherché : faire rire. Certains auteurs sont tellement obnubilés par le message qu'ils cherchent à faire passer qu'ils en oublient d'être drôle ou tout simplement intéressant. Dans ce business, il existe un seul truc qu'on ne doit pas faire : être chiant. Techniquement, ça veut dire qu'il faut au moins deux choses intéressantes par page de script. Chaque personnage doit avoir une façon bien spécifique de parler, un langage distinctif. Tout ceci ne garantit pas un hit mais au moins vous êtes certains que vous n'avez pas pondu un truc chiant.
Dans le livre, il y a une scène très réussie dans laquelle un responsable de studio tente de vous faire changer un passage de votre scénario, ledit passage raconte un suicide qui vous a personnellement touché. Quelle était l'idée ? C'est une sorte d'exagération mais la vérité c'est que les responsables de studio ont un étrange pouvoir qui leur permet d'identifier le seul truc dans votre histoire qui la rend différente, qui la fait fonctionner. Ils vont vous dire qu'ils adorent ce que vous avez écrit mais ils vont vous demander de la jeter à la poubelle. Cette scène dans le livre, c'est vraiment typique de ce qui se passe réellement aujourd'hui. Une histoire à propos d'un suicide devient une histoire à propos de quelque chose de totalement différent, qui n'est pas plus marrant, et surtout qui n'est plus sincère . Si vous ne faites pas attention, très doucement, sans que vous vous en rendiez compte votre travail est méconnaissable.
Dans le livre vous faites part –comme dans le précédent d'ailleurs- de votre haine du pitch… Je sais que beaucoup de gens adorent cet exercice. Je trouve cela tout bonnement surréaliste. Avec le pitch, tout est complètement virtuel et hypothétique. Vous vous retrouvez dans une pièce avec une douzaine de responsables du studio, vous leur racontez une histoire. Eux entendent ce qu'ils ont envie d'entendre et vous, vous entendez ce que vous avez envie de vendre. Vous repartez en écriture et bien sûr de nouvelles choses apparaissent au fur et à mesure que votre univers se développe et prend forme. De leur côté, les responsables de studio qui sont rarement des auteurs en sont restés aux quelques idées échangées lors des pitchs. Le script présenté n'est pas celui que vous aviez pitché, impossible de s'y tenir, trop réducteur, de votre point de vue comme du leur, résultat : personne n'est content…
Sans tout révéler, pouvez-vous nous parler un peu de la fin du livre qui est vraiment très réussie ? Je ne sais pas comment vous l'avez ressenti mais dans mon cas personnel, j'ai voulu finir sur un gag. Je ne suis pas sûr que tout le monde aie cette lecture. Set up Joke, Set up Joke repose sur une structure assez complexe, ce qui tranche d'ailleurs avec mon précédent livre (NDA : Conversation avec mon agent), ce que je raconte et ce que j'écris pour le studio interagit et à un moment donné bien sûr se rentre dedans.
Est-ce qu'on peut dire de "Set Up Joke, Set up Joke" que c'est une comédie triste ? un peu à l'image de "The Comeback" (NDR : impressionnante plongée dans le quotidien d'une actrice de sitcom has-been, interprètée par Lisa Kudrow (Phoebe dans "Friends") ? Je comprends ce que vous voulez dire. Ce que les gens ne voient pas bien, s'ils ne travaillent pas ici, c'est qu'une majorité des gens qui viennent tenter leur chance à Hollywood n'ont pas les épaules, la force psychologique pour cela, tout spécialement les comédiens d'ailleurs. Hollywood est un endroit où tout le monde veut quelque chose. Le pouvoir, l'argent, la célébrité, l'amour. On sait bien que statistiquement, tous les candidats ne peuvent pas gagner. Pour quelques-uns au top dans chacune des catégories qui animent Hollywood (Responsables de studios, réalisateur, auteur, comédiens, etc…) il y a forcément des centaines de frustrés, des déçus, des laissés pour compte. C'est la vie. Je pense qu'il ne faut pas se prendre la tête, qu'il faut ne pas trop attendre de ce milieu. Si vous êtes bien dans vos baskets et que vous croyez à vos idées, votre temps viendra."
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