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| Rentrée US : "Heroes", l'outsider |
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Série ambitieuse à bien des égards, "Heroes" arrive un peu au mauvais moment. Sans casting particulièrement réussi, sans histoire vraiment efficace (du moins pas encore), la série de Tim Kring va devoir faire ses preuves.
[article écrit au tout début de la saison US en octobre 2007] Une chose est sûre. "Heroes" aurait cartonné il y a trois ans. Depuis, il y a eu "Lost" et toute une fournée de séries plus ou moins réussies ("Threshold", "reunion", "Surface", "Invasion") usant de cette veine ultra-feuilletonnante qui repousse les limites du format de 52' comme jamais auparavant. Pour en revenir à "Heroes", le pilote plante de manière assez classique le décor. De part le monde (Japon et Inde quand même) mais surtout aux USA (voilà le résultat quand on mange du boeuf aux hormones et des OGM), des hommes, des femmes et même des cheerleaders (si, si !) s'aperçoivent qu'ils possèdent des pouvoirs incroyables. Bonne idée : cette première aventure prend le train en route. Chacun de ces (super) héros sait déjà plus ou moins (mais plus que moins) qu'il est différent et tente de le prouver. Visuellement, c'est très bien foutu, artistiquement, on rentre complètement dans l'histoire dont New-York et ses avenues sans fins fournissent le grandiose décor. Oui mais quoi ? Cette série nous propose quand même quelque chose que nous avons déjà vu et que la BD , en particulier les comics ("X-men", "Rising star" nous ont déjà parlé en long, en large et en travers. On ne s'ennuie pas mais on a du mal à se projeter dans une histoire de plusieurs dizaines d'épisodes. Conséquences, malgré un joli cliffhanger de fin d'épisode n°1, Tim Kring et sa bande de concepteurs sont déjà sommés de nous choquer sous peine de perte d'intérêt. D'autant que cette saison, des séries haletantes, avec récit à tiroir et back-story à gogo, la télévision américaine en apporte des wagons et des bonnes ("Vanished", "The nine", "Kidnapped", "Six degrees", etc...). Il va falloir faire fort mais on sait que "Heroes" en est capable.
Eric Vérat |
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