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Truc, machin, bidule qui se regarde avec un paquet de Dragibus sur les genoux. Gros plan sur les fictions que vous ne regardez peut être pas.

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| How I met une bonne série |
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Quand, il y a deux ans de cela, on a lu le pitch (somme toute très réducteur) de cette sitcom, on s'est dit voilà une production qui ne va pas tarder à laisser ses bureaux vacants. Deux saisons plus tard, "How I met your mother" est là. Défiant les lois de la morosité et de la course au high concept et tout ce que voulez qui va avec (genre un mec revit la même aventure dans chaque épisode mais dans un flash-back où, les événements sont présentés à l'envers et chaque fois, il y a une nana en plus...). Loin des modes trop ostentatoire, HIMYM a fait sa place dans le giron de la télévision US. Partie au combat avec un ensemble d'ingrédients plutôt classiques, les copains coloc, le mec zarbi, la bombe, la nunuche, donc à priori un peu légers en ces temps où une série se doit de possèder des mystères à rallonges, cette sitcom diffusée sur CBS et légérement sous-estimée par le public (à peine 9 millions de moyenne au total soit un gros David Nolande sur l'échelle de France 2 - 1ere soirée) s'est avérée l'une des meilleures comédies lancées depuis "Friends". Dès le générique (et un jour il faudra que je vous fasse ce fameux papier sur les génériques), on sait qu'on a à faire à un programme de grande qualité. Musique entrainante qu'on peut écouter quinze fois de suite sans se lasser, si on a décidé de regarder tous les épisodes dans une une soirée-chips, typo classe, format court. En un mot, le générique quasi-parfait. Après ça, on sent illico que l'on est parti pour 26 minutes qui vont très bien se passer. Là, on tombe sur le concept de la série, soit un père dans un futur proche (une quinzaine d'années) qui a décidé de raconter à ses enfants comment il a rencontré leur mère. Etant donné que le mec est bavard et assez porté sur les digressions, il va mettre cent épisodes à vous raconter ce qu'il aurait pu faire en deux heures à la télévision française. Et c'est loin d'être une tare. Grâce aux aventures de Ted et compagnie, on va bien sûr s'attacher à cette bande de dingues qui n'a rien à envier aux Friends au meilleur de leur forme. La série est finement écrite. Mélange à la fois de classicisme et de choses chipées dans l'air du temps où sur une comédie vénézuélienne. C'est très drôle du fait de situation très poussées mais assumées. La série a tout compris quand elle s'aventure là où les épisodes de "Friends" étaient les plus performants, à savoir quand le background des personnages est concerné. Dans HIMYM, cela donne des épisodes hilarants où l'on comprend mieux l'attitude des uns et des autres. La série fonctionne sur d'innombrables aller-retours temporels. Normal, c'est quelqu'un qui raconte une histoire incroyable longue de centaines d'heures. Il raconte des choses, en oublie d'autres, se trompe, recommence. La mise en scène est au diapason. Ted, en l'occurence, via sa voix-off nous emmène une semaine plus tôt, puis la nuit plus tôt puis cinq minutes plus tôt. La forme générale fait penser à un épisode mythique de "Seinfeld" avec une histoire qui commence par la fin et procède par flash-back de plus en plus importants. Ludiquement parlant, c'est très rigolo, il y a quelques apartés avec les enfants de Ted qui voudraient bien savoir où veut en venir leur père. La série débute souvent sur une annonce de la voix-off qui va donner un enjeu performant à l'épisode. Après, on part dans un tour de manège duquel on ressort tout simplement emballé. L'autre grande force de la série, c'est qu'elle se situe dans un mélange de genre, signe de fabrique des séries les plus intéressantes du moment ("Veronica Mars" par exemple...). Mélange de comédie qui sait se faire mélancolique voire grave (par petites touches rassurez-vous). Assurément le truc le plus fun du moment. De la belle ouvrage ma bonne dame. De la super came Bro !(à suivre).
Eric Vérat |
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