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La fiction télé est aussi un énorme business. Pour ceux qui auraient tendance à l'oublier. Rubrique économie.

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| Les scénaristes gagnent la guerre des images |
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L'affaire avait mal débuté. Depuis plusieurs mois, les auteurs distillaient une attitude plutôt agressive envers les studios et les chaînes de télé (AMPTP - Alliance of Motion Picture and Television Producers). Multipliant les menaces de grèves, jouant de voix discordantes, refusant d'entamer les pourparlers plus tôt cet été, les auteurs et leur super-syndicats, la WGA (Writer Guild Association) avaient pas mal perdu de points de sympathie auprès de l'opinion publique et même des médias qui avaient vu dans les propos de l'AMPTP, une organisation suivant une politique cohérente donc ayant une vision plus juste...
Retour au présent. Après deux semaines de grève ou presque, on peut dire que le vent a tourné. Les auteurs ont effectivement stoppé le travail, ils ont mis la pagaille devant les grands studios, sont même allés jusqu'à bloquer le méga Disney Store de la Cinquième avenue à New-York dans ce qui ressemble bien à un combat de la dernière chance.
Ils font tout pour le présenter comme ça en tout cas. Qui a raison ? qui a tort ? nous pourrons en discuter une autre fois. La constatation que l'on peut faire, c'est que la cause des auteurs est devenue extrêmement populaire. Les gens se reconnaissent dans ce combat. Ils ont peine à croire que les puissants studios ne manipulent pas les auteurs. La bataille de chiffres qui fait rage n'arrange rien. Pour les studios, les sommes évoqués doivent être expliquées car quand Disney déclare faire 1,5 milllards de dollars de recettes avec ses sites numériques, il faut savoir qu'il ne s'agit pas que de recettes venant de films ou de séries mais des produits complètement différents comme des packages pour les parcs d'attractions par exemple.
De manière générale, les auteurs insistent sur le fait que les grands studios, pour le bien de leurs actionnaires, aiment claironner sur les chiffres générés par leurs différentes divisions mais qu'ils manquent de transparence quand il s'agit de faire la lumière précise sur ces chiffres et redistribuer la manne financière aux ayant droits (ce problème existe aussi dans une moindre mesure en France). Les scénaristes jouent très bien de cet état de fait et multiplient désormais les actions "artistiques" utilisant ainsi comme une arme, les talents qu'on ne veut pas leur rétribuer à sa juste valeur. Des films didactiques circulent sur You Tube et montrent très bien pourquoi les auteurs font la grève. Les informations se propagent à toute allure sur des sites comme Facebook, MySpace et consorts. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les studios ont du soucis à se faire. Plus d'informations très bientôt. • EV
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