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| On s'en souviendra (Les Oubliées) |
| Mardi 26 Février 2008 à 13h20 |
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Pardonnez le jeu de mot foireux du titre. Difficile de trouver comment vous parler de cette série diffusée trois samedi d’affilés sur France 3 en Janvier. On pourrait vous dire que c’est une série française. On pourrait vous dire que c’est une série policière. On pourrait vous dire que pour une fois, c’est une bonne série policière française. On préfère vous dire que c’est une bonne série, tout simplement. Depuis quinze ans, Christian Janvier enquête. Il est obsédé par celles qu’il appelle ses « oubliées. » Des jeunes femmes qui ont disparu. Les corps n’ont jamais été retrouvés. Seulement leurs vêtements, nettoyés et pliés, déposés dans des sacs transparents sur des bancs. On veut fermer l’affaire, mais Janvier refuse. Il veut trouver la vérité, avant qu’elle ne soit oubliée. Fan de cop-show formule à la CSI ou à la FBI, méfiez vous… Si le premier épisode prend des allures de série policière classique avec un petit fil feuilletonnant, la suite dérape vite dans un gigantesque labyrinthe de fausses pistes, de personnages secondaires troubles et d’éléments perturbants quasi fantastiques, qui fait beaucoup plus penser à un certain Twin Peaks. Une grande part de la série tourne autour de l’oubli, et de la lutte sans merci que Janvier mène contre lui. Il refuse d’oublier ses oubliées, il refuse d’oublier les promesses qu’il a faite à leur famille, il refuse d’oublier son combat pour la vérité. Et pourtant, Janvier oublie. Il oublie sa femme et risque de la perdre, il oublie les obligations qui vont avec son métier et manque de réduire à néant toute son enquête, il commence même à oublier ce qu’il fait. Plongée obscure dans le psychisme de cet homme fragile, quasiment détruit par des années d’enquête qui n’aboutissent à rien, l’histoire des Oubliées tient plus du récit psychanalytique que de l’enquête policière. Et tant mieux, tant la résolution de cette partie de l’intrigue est décevante ! Tous ceux pour qui le but de la série est de savoir qui est le tueur des oubliées n’y trouveront pas leur compte. Ceux qui s’intéresseront plutôt au destin de Janvier, à la manière dont son psychisme est mis en image et exploité dramaturgiquement peuvent y aller les yeux fermés. Dans le même ordre d’idée, on pourra reprocher aux Oubliées de s’abandonner un peu trop au syndrome Alias, qui consiste à balancer un énorme cliffhanger à la fin d’un épisode pour le résoudre deux secondes dans l’épisode qui suit. Au niveau de la réalisation, on ne pourra que s’étonner de la pauvreté de la prise de son des dialogues, parfois à la limite de l’inaudible, quand ils ne sont tout simplement pas doublés de manière affligeante. Mais il serait trop facile de s’attarder sur ces quelques défauts et d’oublier les innombrables qualités de la série. A commencer par un casting hors-pair (mené par Jacques Gamblin), qui soutient admirablement des dialogues finement ciselés et des personnages bien plus riche que ceux qu’on a l’habitude de voir à la télévision (tous pays confondus.) On se souviendra ainsi d’une scène, dans le dernier épisode, où Janvier mange pour la première fois chez son adjoint et lui parle de sa femme. Au-delà de la réponse, lapidaire et inattendue, de l’adjoint, c’est surtout le silence qui suit qui évoque toute la complexité du rapport de ces hommes avec leurs femmes. On peut aussi féliciter la production d’avoir investit dans une bande-son musicale magnifique et surtout dans un générique d’exception, qui ne souffre pas d’être comparés à ceux des meilleures séries américaines. Même les séquences pré-génériques, construites autour du même modèle (la présentation d’une des oubliées), sont particulièrement soignées et permettent, en même pas deux minutes, de plonger dans l’ambiance de la série. Enfin, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de la série (http://www.lesoubliees.fr/) pour vous laissez convaincre, si je n’y suis pas parvenu. Ne boudez pas ce petit bijou, vous en seriez vraiment perdant… |
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| Je vous interdit d'y toucher |
| Jeudi 14 Février 2008 à 13h00 |
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Y a pas moyen. Niet. Nada. Que dalle. Si vous l'enlevez, je vais crier au scandale. Si vous l'enlevez, je vais dire partout que l'autre série là, 30 Rock, c'est de la merde même si j'en pense pas un mot. Si vous l'enlevez, ça prouvera que la FOX a plus de cojones que vous en maintenant la série Terminator. Si vous l'enlevez, j'arrête de regarder des vraies séries et je me vautre devant les magazines de la vie de M6. Oui, monsieur NBC, si vous annulez Friday Night Lights, je prends exemple sur Dexter et je viens vous tuer pendant votre sommeil.
(enfin, en même temps, j'ai pas encore vu la saison 2, et il paraît qu'elle est pas géniale. Quelqu'un peut confirmer?) |
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| Il faut savoir terminer une grève |
| Lundi 11 Février 2008 à 09h20 |
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C'est en substance, ce qu'a expliqué Patrick Verrone aux 12 000 affiliés de la WGA. (voir en dessous) La situation n'est pas parfaite mais les auteurs auraient tort de faire la fine bouche quand on sait où voulaient en venir les studios il y a moins de six moins de cela. La bataille pour les droits internet ne fait que commencer. L'important était de montrer que ce secteur de revenus (les doits digitaux) constituait bien la pierre d'angle de la négociation notamment quand le business va voler en éclat pour devenir un gigantesque système de VOD. Nous n'en sommes pas encore là.
Letter from the President
Dear Fellow Members, I am are pleased to inform you that this morning the WGA Negotiating Committee unanimously and unconditionally recommended the terms of the proposed 2008 MBA to the WGAW Board and WGAE Council. The Board and Council then voted unanimously to recommend the contract, and to submit it to the joint membership of WGAW and WGAE for ratification. The ratification vote will take place over the next few weeks by mail ballot and at a special membership meeting. You will receive ballot materials and a notice of informational meetings during the next week. There is, however, another issue to address: whether to lift the restraining order, and end the strike, during the ratification process. We are asking the members to decide this issue. A vote will take place on Tuesday, February 12, 2008. A yes vote means you are voting to end the strike immediately; a no vote means you are voting to continue the strike during the ratification process. Ballots can be cast at the Guild Theater from 2:00 pm to 6:00 pm. If you aren't able to cast a ballot in person, proxy ballots can be downloaded at http://www.wga.org/contract_07/proxy-2008.pdf and faxed. Proxy ballots and voting instructions are at wga.org. Until the votes are counted, we are still on strike. We will announce the vote count on Tuesday night. There will be no picketing Monday or Tuesday: all pickets are suspended until the WGA membership votes to either end or continue the strike. Thank you for your solidarity and support. We are all in this together. Best, Patric M. Verrone President, WGAW |
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| HBO comprend tout |
| Mardi 05 Février 2008 à 11h49 |
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Ne cherchez pas les bonnes séries dans les barnum TV que sont Lost, Heroes et leur copies de la rentrée 2007-2008. Les bonnes séries du moment sont des séries avant tout écrites. Avec des répliques et beaucoup de répliques. Après ces années de surenchères et d'hyper-feuilletonnant, il semblerait que les séries ayant du fond et délaissant certains tic de mise en forme soient là. Que ce soit "Quarterlife", "Tell me ypu love me", "In treatment" ou même "Friday night lights", on est bien face à des séries qui n'ont pas besoin d'explosions atomiques, de super-pouvoirs ou de situation sexuellement scabreuses pour être savoureuse. Ces séries sont directement liées à la grande histoire de la série télé américaine. Elle reviennent aux sources, celles de l'écrit. Des dialogues signifiants, identifiants, des scènes d'ambiances, loin de l'efficacité forcée mais aussi de la surenchère de certaines séries du câble. Elles sont aussi une allusion à la télévision des années 80. La fameuse Quality TV dont sont issues des séries telles que "Hill street blues" ou "Clair de Lune". Ces séries s'étaient bâties avant tout sur une formidable puissance d'écriture. L'histoire n'est qu'une série de cycle. En voilà donc un nouveau.
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| Hollywood brûle-t-il ? |
| Jeudi 24 Janvier 2008 à 11h24 |
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L'immuable calendrier hollywoodien serait-il en train de vivre ses derniers instants ? Plus les semaines passent et plus on y croit d'autant que chacun y va de sa petite déclaration. Executive de studio qui ne veut plus de ce système où des dizaines de pilotes sont mis à la poubelle chaque année. Auteur qui veut se passer des chaînes de télévision. Responsable de chaîne qui trouve idiot de lancer toutes les séries à des périodes données (NdA : cela est déjà de moins en moins vrai).
Le système de développement de la télévision américaine va changer. La grêve aura au moins eu cet effet. Négatif ou positif, l'avenir nous le dira. Ce qu'on peut dire, c'est qu'en écoutant chacune des voix qui ne se retrouve pas dans le système actuel et qui voudrait en changer, on se dit qu'on va quand même casser un jouet qui n'a pas si mal fonctionné depuis 50 ans. A-t-il fait gagner autant d'argent que possible à ses bailleurs de fond ? c'est un autre question. La logique des grands groupes de communications de plus en plus avides est en marche. Au romantisme du développement des années 80, au classicisme de celui des années 50 ou au clientélisme assumé des années 70 (avec les Big three), cette période oppose la réalité des chiffres. Surtout ceux qui sont tout en bas à droite. combien avons-nous fait de profit. Toute la qualité du système US actuel c'est de risquer des développements en misant sur le méga-succès de l'un d'eux. La recherche et développement coûte cher mais la création est à ce prix.
Aujourd'hui, c'est tout le système des chaînes hertziennes qui semble s'effondrer. Trop lourd face à internet (Quarterlife), trop monolithique face aux stratégies des chaînes du câble. Les studios et leur networks veulent rationaliser encore un peu plus les coûts. Est-ce la disparition de "Pilot season" ? Certains le murmurent, d'autres le souhaitent. Les chaînes répètent à l'unisson qu'elles ne veulent plus jeter de l'argent par les fenêtres en finançant des pilotes coûteux qui ne verront pas le jour sous la forme d'une série. Provocation à destination des auteurs ? Certainement. Mais le mal est plus profond et bien avant la grêve, certaines chaînes, la FOX par exemple, s'était dressé pour modifier la manière dont se déroulait une saison. A suivre.
• Eric Vérat
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| Il n'y a pas que la grêve à Hollywood |
| Jeudi 17 Janvier 2008 à 16h36 |
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Alors que la grêve continue toujours de l'autre côté de l'Atlantique et que le moindre signe d'apaisement semble bien loin, on vous propose quelques billets venant de Hollywood. Témoin l'email de ce scénariste français parti suivre un stage de la WGA pour former les showrunners.
Je suis actuellement à Los Angeles, où j'ai l'immense chance d'assiter en auditeur au Show Runner Training Program de la WGA. ici, on est dans le 3ème mois de grève et partout dans nos salles de réunion, les pancartes s'entassent le week-end avant de repartir en semaine. La semaine prochaine, les télés n'auront plus rien de frais à se mettre à l'écran : plus de 60 séries déjà arrêtées vont livrer leur dernier épisode de la saison. la dégoulinade de la télé réalité s'apprête à submeger les networks de manière, je dois dire, assez terrifiante!
Les mays screenings, réunion mondiale lors de laquelle les télés du monde entier viennent faire leur marché n'aura pas lieu : nos écrans à nous risquent aussi d'en pâtir. (n'oublions pas que la télé US, parce qu'elle est pas chère chez nous, rapporte beaucoup de sous aux chaines et les aide à financer nos production loales) Sans elles, c'est la faillite !
Chaque semaine, on voit dans le journal de nouvelles alliances se créer, et un studio d'auteurs semble prêt à émerger et à dealer directement avec les compagnies de téléphone et d'Internet, sans plus passer par la case "major".
Le Mipcom risque d'être sérieusement désert en Avril.
Bref les temps changent et nous avons peut-être nous aussi à faire notre révolution culturelle.
Dans la salle ou nous nous réunissons, il y a des auteurs de "House", "Greys anatomy", "Les Simpsons", "CSI, les experts", "FBI portés disparus", "Cold case", "A la maison blanche", "Monk", la liste continue (rajoutez vos 25 séries préférées du moment ici). Tous ces auteurs ont en commun avec nous, les auteurs français, la passion de raconter des histoires, ils ont autour de 30 ans et sont tous sur le point (en suspens à cause de la grève) de diriger leur propre série.
Est-ce qu'ils sont plus intelligents que nous? Non. Est-ce qu'ils sont meilleurs que nous ? Probablement. Qu'est-ce qui s'est passé pour eux? Il s'est passé que, malgré ses injustices (contre lesquelles ils font tous grève) leur SYSTEME est beaucoup plus vertueux que le nôtre. Parce que son carburant est l'excellence. Ils viennent tous d'une "écurie" prestigieuse, dont le chef n'a pas dit: "Pousse-toi de là que je fasse la V2 de ton scénario, je prendrais 60% de tes droits sur la feuille bleue". Non, il a dit : "Tu vas réécrire avec l'aide de tous les autres autour de la table, parce que meilleur tu seras, mieux ce sera pour moi. Et si je le réécris, je prendrais le temps de t'expliquer pourquoi parce que je ne veux pas tout réécrire, et en plus tu toucheras l'intégralité de tes droits et tu seras seul au générique de ton épisode."
Chacun de ces showrunners le proclame: "il faut que vos auteurs deviennnent meilleurs que vous-même, parce que sinon vous ne vous en sortirez pas." Et ainsi, après l'écurie MTM, Aaron Spelling, Steven Bochco, Dick Wolf, David E. Kelley, chaque année de nouvelles écuries se forment dans laquelle l'auteur apprend à mieux raconter son histoire. On sait aujourd'hui que Michel Ange et le Titien n'étaient que des Show Runner, mais quels Show runners !!! La semaine prochaine, nous allons parler de comment choisir ses auteurs, et panacher ceux qui écrivent mal mais qui sont brillants en réunion et font avancer le groupe, les besogneux, les foudroyants, ceux qui ont une voix et influencent la série, etc. L'un d'eux a dit un truc marrant : "Tout seul, c'est impossible de siffloter une symphonie". Voilà ce que je peux dire sur un SYSTEME vertueux, qui favorise l'excellence. Bien sûr, il y a des données économiques non négligeables, mais toutes adaptables à notre échelle. C'est le PRINCIPE, qui compte. L'universalité des thèmes qui aident à la vente à l'étranger, les vraies questions sur notre société, la jubilation de partager dans notre salon l'intimité de personnages complexes et fascinants. What a wonderful world...
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| ça s'enlise |
| Mardi 11 Décembre 2007 à 09h51 |
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Hollywood. Grève des scénaristes. Les pourparlers entre les auteurs et l'association des chaînes et des studios sont plus que jamais au point mort. Les deux parties avaient de nombreux désaccords. Ils se lancent désormais dans une guerre des mots et des communiqués. Nous ne sommes pas prêts de revoir nos séries favorites. Ce qui est fou c'est que tout cela va, comme d'habitude, dépasse les questions concrètes de la grève pour atteindre les rivages des questions de pouvoir. Car après tout c'est aussi de cela dont il s'agit. C'est surtout de cela dont s'agit. La WGA ne fait pas secret de sa volonté de rallier sous sa bannière les auteurs de la télé-réalité mais aussi les plumes de l'animation. Un mouvement qui en ferait une organisation encore plus puissante. De son côté l'AMPTP, le regroupement des studios et des chaînes, des entités qui passent la totalité de leurs temps à se tirer dans les pattes, à se piquer des employés sont tous unis pour sauver une dernière parcelle de pouvoir. L'argent dépensé en campagne de pub, en note de consultants et autres spin-doctors a dépassé depuis longtemps les sommes que représentent ce que désire la WGA sur les DVD. A vrai dire, quelqu'uns des salaires astronomiques des executive hollywoodiens auraient pu aussi servir à cela. Non, décidément, il n'est pas question de stratégie, de Web 2.0 ou de survie à court terme. Il s'agit vraiment d'une question de pouvoir. Et c'est très triste d'en arriver là.
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| Et ça continue... |
| Vendredi 07 Décembre 2007 à 09h17 |
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Cinq semaines de grève et rien n'a réellement avancé. On se demande à quoi servent les rendez-vous de quatre jours que se donnent les différentes parties dans les salles de réception des divers palaces de la ville. On dirait une réunion d'écriture dans une chaîne française... A Hollywood en tout cas, les négociations semblent au point mort et l'arrêt de travail est désormais complètement effectif à l'antenne. Les chaînes sont obligés d'installer de nouvelles grilles et les audiences s'effondrent. Tout ça était programmé mais il faut croire que les chaîne et les studios avaient fait le pari de quelque chose de plus court. Autant dire que leurs représentants ne sont pas contents. Hollywood est à l'arrêt. On murmure que des propositions assez fermes vont être faites dans les jours qui viennent. La réponse pourrait encore radicaliser le mouvement. Désormais, le temps devient extrêmement précieux. Beaucoup d'analystes estiment qu'après les fêtes de noël, le mouvement des scénaristes pourrait devenir impopulaire auprès du grand public. En même temps, il apparaît aujourd'hui assez difficile aux scénaristes de reculer. Les gens qui participent aux piquets de grèves, qui produisent des films (extrêmement drôles au passage) sur le net et qui se privent de revenus plutôt sympas (pour l'instant encore) ne le comprendraient pas. Le bras de fer continue. |
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| Pourquoi faire compliqué et cher quand... |
| Mardi 11 Septembre 2007 à 10h15 |
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Avec "L'Hopital", TF1 a fait fort. Déjà, au niveau du titre, c'est limite, je ne vous raconte pas le reste... Après s'être emmerdé à racheter un concept italien pourri lui-même grossièrement copié sur le CSI de Jerry Brukheimer et après avoir carrément acheté la licence de "Law and Order : Criminal Intent", parceque Dick Wolf, c'est pas un gogol, on ne la lui fait pas... Et puis, personne n'avait copié le concept même pas le Chili ou L'Indonésie pour "Grey's Anatomy", donc restait plus qu'à innover en copiant pour la première fois une série américaine avec dix fois de budget (enfin, j'espère, ça fait au moins une excuse).. Avec "L'Hopital" donc, TF1 pompe assez maladroitement "Grey's Anatomy' et va jusqu'à reprendre la voix-off de Meredith mais sans la voix de Meredith, ni la plume qui écrit les textes, résultat : "Sous le soleil", c'est du Shakespeare à côté !!!! Bon, je vois d'ici les créateurs de la série en train de se défendre dans un bon restaurant du VIIIeme arrondissement de la capitale. "N'importe quoi, on a tout changé !!! Chez nous, il y a un mystère avec des photocopies bizarres (plus d'encre ? au départ HP devait sponsoriser la série) et des médecins qui se lancent des sous-entendus super teasant !!! C'est pas "Grey's Anatomy" ça !... (gros silence pas convaincu), Bon, on va boire un coup, Garçon, on va vous reprendre une petite bouteille de Romanée Conti 85 !!! Mettez ça sur la note de Takis !
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| L'air du foutage de gueule - Grey's Anatomy 3 |
| Jeudi 06 Septembre 2007 à 11h57 |
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Je viens de visionner le season final de la troisième saison de "Grey's Anatomy" et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne suis pas content. Je ne sais pas ce qui se passe à Hollywood mais je crois que la cocotte minute "série télé" est en train de nous pèter au nez. Entre la fin de "Heroes", le piétinement d'un certain nombre de séries cette saison, cette troisième livrée de "Grey's", pourtant l'une des perles de la télévision américaine les années passées, nous confirme qu'il y a du laisser-aller dans les séries US en ce moment. Dans le cas perso de "Grey's", il y a déjà une tendance à la soapisation du programme qui se confirme. Un soap, bien filmé avec de la bonne musique. Mais un soap quand même où les sentiments sont envisagés comme des moyens de régler des problèmes de sous-intrigues ou d'arcs d'épisodes en manque d'enjeux. Résultat, on assiste à un hallucinant va-et-vient de relations amoureuses, qui ne réussissent même plus à nous surprendre ou à nous émouvoir. Franchement, les gars, si vous êtes touchés par les relations de Meredith et Derek (n'importe quoi !), de George et Izzie (gag) ou de Sloan et Addison (pfffff), c'est que vous en avez vraiment gros sur la patate. Faudrait peut-être penser à vous faire aider psychologiquement. Le problème de cette série qui s'est transformée en sous Ally McBeal hystérique moins Barry White, c'est qu'elle a étiré le fil des relations amoureuses de ses personnages. Comment faire cinq épisodes avec quelque chose qui devrait durer deux actes !! Conséquences, les personnages sont en train se vider de leur substantifique moëlle. Quelques satisfactions quand même, la bonne tenue du personnage du Dr Bailey, de l'éclosion de Christina (avec une palette plus étendue de réactions et un personnage qui reste enfin droit dans ses bottes). La reprise en main du personnage de Meredith est aussi un bon point. Même si l'épisode de la noyade reste une farce grotesque. Au moins Meredith ne traîne pas avec ses cheveux sales et sa mine de cocker neurasthénique, maintenant, elle prend des taquets de la part de son père (je rigole, mais ça, ça marchait bien...) Bon, je viens de voir le trailer de la nouvelle saison, et je dois dire que sur ce point, "Grey's Anatomy" reste encore une série à voir. On ne passe pas du génie à la déconfiture comme ça. Reste qu'il ne faudrait pas voir à s'endormir sur ses lauriers comme ça...
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| Deux pour le prix d'un. |
| Lundi 09 Juillet 2007 à 23h37 |
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Prenez un concept. Prenez deux chaînes radicalement différentes. Vous obtenez deux séries, pas si similaire, mais pas si éloignées non plus.
Au départ, il ya l'idée d'un personnage tombé du ciel, qui semble ne rien connaître au monde qui nous entoure. Chez ABC Family, on l'appelle Kyle, et il a pour particularité de ne pas avoir de nombril. Chez HBO, on l'appelle John, et il a pour particularité d'avoir des poches dont il sort un peu ce qu'il veut.
Pourtant, de prime abord, rien ne semble pouvoir rapprocher Kyle XY et John from Cincinnati. D'un côté une pauvre série familiale sans grande ambition, de l'autre le nouveau mastodonte estampillé HBO censé faire fondre l'intelligentsia de la série. D'un côté une brochette d'acteurs inconnus (et pour cause...), de l'autre des guest savamment détourné de leurs rôles habituels (Luke Perry, le Dylan Walsh de Beverly Hills, en agent de surfeur et Ed O' Neil, le papa terrifiant de Married With Children, en ancien flic psychotique. Sans oublier Rebecca de Mornay, Bruce Greenwood et Luis Guzman... que du lourd donc.) D'un côté une réalisation crasseuse qui sert uniquement l'action, de l'autre une réalisation classe qui porte l'action à un autre niveau.
Encore une autre différence? Chez John, on rajoute le surf, mais pas le beau sport auquel on est habitué, non plutôt celui des magouilles et des soirées de junkies. Celui des retours d'acide et de la guérison par le sexe. Chez Kyle, on rajoute tous les problèmes auxquels peut être confronté un adolescent, mais on les traite comme si cet adolescent était un nouveau né. Imaginez que vous ayez votre première érection à peine quelques jours après être sorti du ventre de votre mère et vous comprendrez.
Et pourtant, il n'y a rien qui ressemble plus à Kyle que John et vice versa. Le concept n'est de toute façon pas déclinable de mille manières différentes. Et dans le fond, le mystère autour du personnage principal reste le même. L'humour reste le même. La vision à long terme de la série reste la même. Et même les personnages secondaires, d'une certaine manière, se répondent d'une série à l'autre.
On est donc vraiment en face du même produit, mais vendu par deux sociétés différentes, pour deux publics différents. Difficile de dire que l'un est meilleur que l'autre. Sans doute la plupart d'entre vous obterons facilement pour un John, mais ceux qui aiment les séries qui tentent comme elles peuvent de détourner les codes imposés par la chaîne qui les diffuse, ceux qui aiment l'originalité dans le mainstream, eux pourront se tourner avec plaisir vers Kyle.
Reste une donnée qui m'a pour le moins amusé. Oui, les personnages de John sont carrément plus barrés que ceux de Kyle, et oui le langage y est beaucoup moins fleuri. Mais dans les deux séries, le sous-texte reste la même : ce qui fait une personne, c'est avant tout sa famille. Comme quoi, même dans "l'underground télévisuel", la bonne morale arrive toujours à s'incruster...
(Le Canapé)
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| La suite de l'article d'avant! |
| Jeudi 21 Juin 2007 à 17h52 |
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Juste pour vous teaser un peu plus sur boston legal, voici comment un épisode classique se termine. Je vous laisse savourer. (Pour note, l'épisode repose sur une bourde proférée par Denis Crane, qui est pris pour un raciste. Et comme d'hab, ils parlent du futur président des Etats Unis, Denis étant républicain et Alan démocrate.)
Alan Shore Obama est contre la guerre, tu sais.
Denny Crane Moi aussi. Ca m'ennuie. Je suis prêt pour un nouveau conflit. Allons faire péter l'Iran. On a eu Saddam. Maintenant, il faut qu'on ait... Amina l'abruti. Et l'abruti de Corée du Nord. Faut avoir les deux. Mais pas parce qu'ils ne sont pas Blancs.
Alan Shore Denny, ça te gêne que le reste du monde déteste l'Amérique ?
Denny Crane Bien sûr. On ne peut pas plaire à tout le monde. Donc il faut...
Alan Shore Les faire péter.
Denny Crane Exactement. Et pas parce qu'ils ne sont pas Blancs.
Alan Shore Non.
(Le Canapé)
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| Deux hommes malhonnêtes valent mieux qu'une femme d'honneur... |
| Jeudi 21 Juin 2007 à 16h53 |
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Pour la cinquantième fois depuis le début de ce blog, je vais vous parler (rapidement) de Boston Legal.
Il y a un truc magnifique dans cette série, c'est le duo Alan Shore / Denis Crane. Quel que soit l'épisode, leur petit moment de comédie, juste tous les deux, sur la terrasse de Denis, est formidable. Un peu comme si les acteurs, les trés trés grands James Spader et William Shatner, se connaissaient sur le bout des doigts, qu'ils partageaient le même appartement depuis des années, ou qu'ils avaient la même femme depuis trente ans. Bref, je ne sais pas quel est le lien entre eux deux, et si ça se trouve, ils se détestent cordialement. C'est peut-être ce qui fait un grand acteur : savoir faire croire à tout le monde que le mec en face de vous est comme un frère.
Je sais pas vous, mais moi, j'en redemande.
(Le Canapé)
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| Il y a des posts qui se perdent... |
| Mardi 19 Juin 2007 à 13h23 |
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Je me lève ce matin avec la désagréable impression de n'avoir rien posté hier (lundi) et donc je me rue sur le site. Et là surprise : tadam mon article sur Hidden Palms, la nouvelle série de Kevin Williamson, a disparu. La série parlant de meurtre entre adolescents riches, et de comment on cache tout ça, je me demande si c'est pas les personnages qui ont hacké mon compte administrateur pour retirer mon article dans lequel je vous révélais qui est le vrai coupable...
Commençons par mettre les choses au clair. Kevin Williamson, c'est avant tout le papa de Dawson, que tout le monde connaît, et d'une petite série passée complètement inapperçue, Wasteland, qui restera dans les annales pour la critique du Hollywood Reporter : "the most attractively vacuous, self-indulgent, and pretentious group ever assembled in prime-time." Autant vous dire que pour ma part, j'étais trés trés fan. Bref, tout ça pour dire que le monsieur, qui a aussi pondu les Scream, Mrs Tingle, et autres Faculty, se place quelque part dans mon top 10 des scénaristes...
Maintenant, voilà que Williamson débarque avec une nouvelle série, pour la CW qui lui porta tant chance quand elle s'appelait la WB et qu'elle diffusait Dawson. Déjà première erreur : la série devait arriver en mid-season (vers janvier - février quoi), mais s'est fait grillée la place par la recherche de la nouvelle pussycat doll (oui, ça existe et ça passe même en France.) Deuxième erreur : au vu du succès de la diffusion du pilote, la chaine s'empresse de diffuser les derniers épisodes à coup de deux par semaine, pour liquider la série avant que l'été ne commence vraiment. Troisième erreur : la série s'appelle Hidden Palms, qui n'est pas sans rappeler Wild Palms, une série produite par Oliver Stone. Les deux séries ont en plus un arrière goût de Twin Peaks, et on pourrait toutes les deux les appeler Twin Palms.
Hidden Palms, c'est donc l'histoire de Johnny Miller, un ado de 15 ans qui voit son père se suicider sous ses yeux. Un an plus tard, Johnny vient de sortir de désintox, et sa mère et son beau-père déménagent avec lui à Palm Springs. Là, Johnny rencontre des gamins étranges, fait des fêtes sans boire d'alcool alors que tout le monde se saoule la gueule autour de lui, et découvre de nombreux mystères qui font peur le spectateur. La tagline de la série en dit long : "Scandal. Suicide. Murders. Some towns have all the fun."
Malheureusement tout n'est pas rose pour monsieur Williamson. Le plus grave serait qu'il a une certaine tendance à se lacher sur des dialogues qui n'en finisse pas, au détriment de la moindre action. Les épisodes de Hidden Palms sont intéressants, ils n'en paraissent pas moins lourd, pesant, un peu chiant quoi. Aux Etats-Unis, sur 22 reviews reprises par Metacritics (un site de critique que je vous laisse le soin de découvrir), la série atteint seulement le score de 44% de satisfaction... Et c'est pas loin d'être mon score à moi aussi ! Le show est arrive à peine à la moitié de mes espérances, j'espère juste que la fin sera à la hauteur.
Pour finir sur une pointe un poil plus heureuse, ça fait toujours plaisir de voir des séries se faire incendier par les ligues de protecion parentales. Et elles se sont bien lachées : Hidden Palms serait donc une série clichée, qui fait l'apologie de l'alcoolisme chez les mineurs, du suicide parental et même, oh mon dieu, du sexe. Si seulement c'était vrai, je suis sûr que la série aurait été bien plus appréciée...
(Le Canapé.)
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| C'est la moindre des choses (Grey's, encore!) |
| Jeudi 14 Juin 2007 à 00h07 |
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Hier, je vous disais que je ne parlerai pas de la fin de la saison de Grey's. Mais en fait je n'y tiens plus. Et comme mon vendredi est déjà pris, je profite qu'il soit trés tôt dans la journée pour vous en remettre une couche.
Il y a des scénaristes qui savent finir une saison, et d'autres qui n'y arrivent pas. La plupart d'entre vous ont vu la fin de la saison 1 de Heroes et de la saison 3 de Lost et savent de quoi je parle.
Ce qu'il y a de bien chez Grey's, c'est que les scénaristes mettront toujours le paquet pour la fin de saison. Quitte à y laisse des plumes, à perdre en crédibilité, ou à se noyer parmi la ribambelle de persos. Mais ils y vont à fond, donne tout ce qu'ils ont à donner. C'est la moindre des choses pour des scénaristes. C'est déjà ça.
Les scénaristes de Grey's s'acharnent toujours à trouver un thème central pour leur épisode, et les différents personnages permettent de l'aborder sous différents angles. C'est la moindre des choses pour une série chorale. C'est déjà ça.
Les acteurs de Grey's donneront tout leur possible (certes parfois trés limité) pour faire passer des tartines de texte et des situations sur-over-dramatisées. Ils ont en commun ce quelque chose qui passe uniquement par les yeux, par le regard, par ceux qu'ils échangent mais surtout par ceux qu'ils n'échangent pas. Peut-être sont-ils soutenus par une réalisation particulièrement attentive à ce détail. En tout cas, ils font tout pour incarner au mieux ces personnages, pour leur donner une réalité alors qu'ils n'ont rien à voir avec le réel. C'est la moindre des choses pour des acteurs payés autant. C'est déjà ça.
Il y a dans Grey's juste tous les ingrédients d'une bonne série, au "salaire" minimum. Par rapport à d'autres séries, qui mises plus sur les acteurs, sur les personnages, sur la réal, sur le réalisme, ou même sur le discours à double sens, Grey's fait figure de petite joueuse. Mais il y a un peu de tout. Aucun point qui ne pèche vraiment. Alors quand tout le monde se prend la tête pour réussir la fin de la saison, Grey's tape un peu plus haut que d'habitude et parvient, réellement, à nous émouvoir.
C'est la moindre des choses. C'est assez rare pour être souligné.
(Le Canapé)
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| Bad Day for Grey |
| Mercredi 13 Juin 2007 à 13h08 |
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Quand on a un carton comme Grey's Anatomy dans son planning, on se motive pour vite en faire une série dérivée qui pourrait être un carton elle aussi. Dans l'espoir secret de créer une licence style Law and Order pour se faire tout plein d'argent... Argggggghhhh, monde de merde!
Contrairement à la plupart des séries-maniaques qui ne regarde que des séries de haute qualité (Sopranos, Deadwood et Rome) et quelques séries du bas peuple pour s'amuser (Lost et Heroes), je me régale à me torcher une saison de Grey's Anatomy en l'espace de deux semaines. Cette année, j'ai complètement oublié de regarder les épisodes au fil de leur diffusion et je le regrette un peu : il me faut maintenant attendre au moins trois mois avant de retrouver ces personnages d'ados avec des scalpels qui me font toujours autant rêver. Cependant, ce n'est pas de la fin de cette saison trois que je veux vous parler, mais plutôt de l'immondice préparation de spin-off que les auteurs nous ont servi. Pour faire court, sachez qu'il y a deux véritables bombes à audimat dans Grey's. Meredith, l'héroïne jeune et jolie et avec deux terribles yeux verts ; et Addison, la femme qui a les jambes les plus longues de toute la télévision. (Note qui n'a rien à voir : d'ailleurs c'est curieux de voir que les femmes trippe bien sur cette série, et que les hommes n'aient toujours pas remarqué que c'est LA série pour voir des bombes en blouse blanche réalisant ainsi de bien beaux fantasmes - mention spéciale à Izzie, que j'aime.) La chaîne s'est dit que pour multiplier ses audiences, elle avait tout intérêt à sortir Addison de la série et de lui en créer une rien que pour elle. Les auteurs se sont dit que ça multiplieraient leurs chèques.
Pour ne pas choquer trop les spectateurs l'année prochaine, quelqu'un s'est dit qu'il serait sympa d'amener le spin-off dans un double épisode de Grey's. Et c'est là que je crie au scandale : si c'est ça l'épisode censé nous donner envie de regarder la série bis, il faut sérieusement songer à revoir sa copie. Personne amorphe, casting mou, principe pas motivant (une clinique à Los Angeles), bref la seule chose qu'on ne peut pas leur reprocher c'est d'avoir essayé d'innover un poil et de pas avoir rendu une copie conforme mais sous le soleil. Quoi que, pour le côté "sous le soleil", ça soit pas trop loin...
La déception est d'autant plus grandiose que ce qui fait réellement Grey's c'est son ambiance de nuit, sa pluie permanent, ce côté glauque qui colle si bien avec les shots de vodka et les pintes de bière. Dans le spin-off, le soleil éclate par la fenêtre, les gens débarque en roller ou partent faire du surf à midi, et on boit des cocktails dans des bars hypes.
Vous me direz, autant dans six mois, je serai conquis. Quand j'aurai fait le deuil d'un vrai spin-off de Grey's et que je pourrai regarder cette série comme une série à part. Pour l'instant, ce pseudo Ally Mac Beal dans une clinique privée ne me fais pas vraiment rêver. Heureusement que Kevin Williamson est revenu à la télé avec Hidden Palms pour me remonter le moral. Et là, oui, je vous promets de vous en parler vendredi. Comme ça, ça fait un peu comme si on fêtait mon retour.
(Le Canapé.)
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| Série from HBO |
| Mardi 12 Juin 2007 à 09h00 |
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"John from Cincinnati" est la nouvelle folie de David Milch. Même si le pilote ne nous a pas entièrement convaincu avec ses litanies de "fuck machin chose", force est de reconnaître que le papa de "Deadwood" signe avec le romancier Kem Nunn une série au potentiel énorme. Un zest des "seigneurs de Dogtown" (film auquel on pense immédiatement en voyant le sublime générique de la série), une pincée de "Point Break" un casting simplement royal (Rebecca De Mornay en mamie sexy et babos sur le retour fallait oser), une bande-son en bêton armé. Artistiquement, rien à redire non. "John from Cincinnati" est la marque des séries d'auteurs. très personnelles, parfois déconcertantes. Vous croyez que ça va nous arrêter ?
Le pilote est disponible au visionnage sur le site HBO. Faites-vous une idée : http://www.hbo.com/johnfromcincinnati/video/index.html
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| Du comique du vide (Blood Ties) |
| Samedi 26 Mai 2007 à 10h56 |
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J'ai eu la peur de ma vie hier soir. Franci n'étant pas là je me suis rattrapé le pilote de Blood Ties, nouvelle série adapté des romans de la canadienne Tanya Huff de chez Lifetime... Une chaîne de nanas mais bon on m'a annoncé "vampirisme et enquête policière". Pourquoi pas ! Je suis assez copshow addict et Blade (SpikeTV) m'avait plutôt agréablement surpris.
Bien calé dans le canapé (le vrai canapé hein, Franci n'est pas là je vous disais), lumières éteintes, orage dehors... le show commence. Assez bien d'ailleurs, avec même une petite blagounette référence à Ozzy Osborn, et cela malgré les clichés mais bon on laisse couler hein, on attend de voir comment ils s'en sortent...
Ben non, ils s'en sortent pas. Et j'éclate de rire... pour sursauter aussitôt. Merde, il y a quelqu'un qui rit avec moi ! Derrière, à droite... je sais pas mais j'ai bien entendu quelquechose ! Bon, relativisons : il n'est pas super tard, peut être les voisins...
Continuons, j'en suis à peine au tiers et c'est un double épisode. Pas une minute plus tard re éclat de rire... Et re un autre rire derrière ! Je flippe. Grave. Je m'écrie : "Ya quelqu'un ? Qu'un... Qu'un... Qu'un... Enfin je percute : mais bon sang ! Blood Ties c'est tellement creux que ça fait écho !
C'est même un vide abyssal ! Mais pas un comme çui de Nietzsche qui vous matte en retour. Naaaan, Blood Ties s'en fout pas mal de nous, téléspectateurs. C'est simple : ils ne justifient rien ! Vivent les clichés, les lieux communs, les deux ex-machina et autres cache-misères.
L'héroïne, Vicki Nelson, jouée par Christina Cox (rappelez-vous, FX... de la qualité quoi) est une ancienne flic à succès de la crime qui a dû arrêter le métier à cause de de ses yeux : elle souffre de retinitis pigmentosa . C'est quoi ? Ben on sait pas, c'est une idée de la romancière. A quoi ça sert ? Sait pas non plus... Ha si : dans le 2e épisode elle nous dit que moins elle voit plus elle s'ouvre à l'invisible, au paranormal... Wouaw ! Vous tenez un concept de fou les mecs !
Elle s'ouvre tellement au paranormal qu'en 5 minutes d'enquête, alors qu'elle n'a aucun passif avec la chose, elle conclut très naturellement que le type qui a été tué et vidé de son sang c'est l'oeuvre d'un vampire... Ha ben vala, on comprend mieux sa carrière élogieuse d'inspecteur !
Elle est secondée par une gothopouffe nommée Coreen Fennel (aucun lien de parenté avec le pote à Véronica, jouée par la quand même joulie Gina Holden, profitez en parce qu'elle se barre pour jouer dans la série Flash Gordon), son assistante qui n'arrive même pas à être son faire valoir. Elle arrive comment déjà, elle, dans la série ? Ha oui, début du pilote c'est la nana éplorée de la victime (enfin pas longtemps éplorée, dès l'épisode 2 elle cherche à faire un filtre d'amour pour se pécho le vampire). Fin de l'épisode elle devient l'assistante en nous brandissant sous le nez un panneau "Help wanted" qui n'a jamais été montré ou même évoqué.
Concernant le vampire, Henry Fitzroy, incarné par Kyle Schmid (qui ?)... Déjà, quand il utilise ses pouvoir pour courir super vite comme Steve Austin il fait le même bruit qu'un boomerang. A part ça je ne sais pas trop à quoi il sert. Sérieux. Avec ou sans ça change pas grand chose. Personne n'est étonné outre mesure qu'il soit vampire de toutes façons. Il s'allie avec Vicki mais on sait pas vraiment pourquoi. Il n'aide même pas spécialement dans l'enquête policière (ça ne vous fait pas encore rire mais je vous promets que enquête policière dans Blood Ties c'est juste une blague). Enfin si, j'exagère. Il est là pour dire "c'était en 1753... un malheur est arrivé à machine... je ne permettrais pas que cela se reproduise avec toi.." Niveau dramatique proche de zéro.
Comme l'intrigue principale d'ailleurs. Nulle dans le sens inexistante : une ex-policière s'allie avec un vampire pour mener ses enquêtes paranormales. C'est pas un concept c'est un axiome. Pourquoi, comment, tout ça ben heuuuuuu... pas grave regardez on vous a mis un invocateur de démon ! Comment il a eu le grimoire super rare qui a permis d'invoquer en 1800 et des patates un démon et comment il a acquis ses pouvoirs ? Heuuuuuu... Pas grave regardez on vous a mis du Voodoo ! Comment l'assistante est aussi versée en ésotérisme ? Ben heuuuuu... C'est normal c'est une goth non ? Pis c'est pas grave regardez on vous a mis aussi des pouvoir psychiques ! Quelle sont les implications d'une telle organisation secrète ? Heuuuu... Pas grave regardez à la fin c'est l'amour qui gagne !
Bref après 3 épisodes je ne sais pas si je continue. Ya encore 8 épisodes à se taper et une 2e saison dès cet automne ! Autant c'est marrant au début de s'amuser avec l'écho, autant j'ai peur à la longue d'avoir envie de me jeter dans le gouffre...
Le Colloc au Canap'
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| Quelqu'un qui a des choses à dire |
| Vendredi 25 Mai 2007 à 14h15 |
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C'est quelqu'un qu'on apprécie parce qu'il dit tout haut ce que d'autres pensent tout bas. Si vous comprenez l'anglais, allez lire l'entretien de Rob Long sur Lukeford.net
http://www.lukeford.net/profiles/profiles/rob_long.htm
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| Apprendre le macramé |
| Vendredi 25 Mai 2007 à 09h16 |
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Hier soir, TF1, diffusait de nouveaux épisodes de sa série-phare, phare parcequ' adaptée à grand bruit et à grands frais d'un concept signé Dick Wolf (Mr Law and Order aux Etats-Unis).
Tout ça pour ça... Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'aller acheter des idées aux Etats-Unis et produire des épisodes à peu près 25% plus cher que la moyenne pour accoucher de cette série ni très mauvaise mais ni très bonne non plus. C'est bien ce que je vous dis, tout ça pour ça...
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| Votre nouvel ami |
| Lundi 21 Mai 2007 à 09h10 |
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Par suite d'une indisponiblité "involontaire-mais-il-fallait-s'y-attendre" de Francis qui n'a certainement pas fini ses devoirs et qui va boucler son projet de FAI comme un épisode de "Plus belle la vie", voici un nouvel ami pour le remplacer. Lui, son truc, c'est quand ça saigne...
De l’objectivité anthropologique (Bones)Ce qu’il y a de bon dans Bones… Pardon ? Qui je suis ? Je vous demande, moi, qui vous êtes ? Non ? Alors laisser moi poursuivre.Donc… Ce qu’il y a de bon dans Bones, déjà, c’est que l’héroïne, Temperence Brennan, ressemble à une ex ; ça fait toujours plaisir (enfin, c’est l’actrice, Emily Deschanel, qui lui ressemble). Ensuite c’est qu’elle s’appelle Temperence. Rien qu’avec ça on a toute la définition de la série… Temperence, c’est Tempey en diminutif, comme dans « Tant pis si j’en crève » (1kg de barbak argentine tendre à souhait servie avec sauce au choix, je vous filerai l’adresse). Temperence c’est un très vieux prénom irlandais qui vient directement du « tempérance » français (sortez vos dico) et c’est exactement ce qu’elle est et ce qui la rend si irrésistible : la recherche de la vérité par le chemin empirique en faisant fi de toutes ce fatras qu’est la psychologie, les sentiments ou encore les relations humaines. Enfin, Tempérance c’est la XIVe lame du Tarot, entre la Mort (l’Arcane sans nom) et le Diable. Une arcane neutre et de principe féminin qui symbolise autant l’évolution, l’objectivité et la science que la folie douce.Là on se dit : fichtre, la Fox a enfin engagé des scénaristes qui font de vraies recherches et qui ne prennent pas le public pour un idiot ! Rassurez-vous ça ne vient pas d’eux. Un bref aperçu du générique vous apprendra que la série est une adaptation des bouquins de Kathy Reichs, vraie anthropologiste judiciaire et romancière a succès comparée à Patricia Cornwell.On est donc en pleine série policière CSI-esque… mais pour gonzesses. Et ué. La Temperence, elle est anthropologiste judiciaire qui bossent pour le FBI. Comme un bon CSI-like, on a des machines magico-scientifiques qu’ils utilisent seulement par séquences accompagnées d’une petite musique à la mode et notre lot de gore avec des cadavres tous morts de façons les plus fantaisistes possibles (rappelons que l’anthropologiste intervient quand le cadavre est trop dégradé pour une quelconque indentification, comme quand on plonge un corps pendant 3 jours dans un mélange de javel et de Destop©, S02E05). Mais attention, c’est une anthropologiste active, indépendante, belle, combative… Elle latte d’ailleurs dès le pilote un massif agent-sécu. Bref, elle est comme toutes les femmes modernes. Mais elle a aussi des doutes, des questionnements sur ses sentiments et sa fibre relationnelle complètement atrophiée. Parce que c’est pas facile d’être forte tout le temps, pas vrai les filles. Elle est accompagnée de l’Agent Spécial Seeley Booth (pareil, vieux prénom lourd de sens) qui n’est autre que David Boreanaz… tant qu’à faire, autant profiter du public qui a fantasmé sur l’Angel de Buffy et qui maintenant a grandi. Pas pour rien non plus que Temperence, en bonne anthropologiste, le qualifie de parfait alpha mâle pour la reproduction.Oui vous avez bien lu : parfait pour la reproduction On touche a exactement ce qui est bon dans Bones : son objectivité anthropoligique. Tempey quand on la traîne en boite pour qu’elle décompresse, elle kiffe parce qu’elle voit les codes tribaux dans les danses du paon et le beat de la musique. Elle ne comprend pas comment un rite aussi éculé que le mariage puisse encore exister. D’ailleurs l’amour en soit n’est qu’une éruption de d’hormones et le sexe pour le sexe est totalement naturel puisqu’il est la base de l’évolution de l’espèce. Il faut bien évacuer sa sérotonine et sentir le rush d’endorphine. Elle a d’ailleurs deutrois ex amants qu’elle appelle quand l’envie se fait sentir. Au temps pour ceux qui pensaient à une relation longue et ambiguë entre le couple héros.Tout ce blabla pour en venir au cul vous me dites ? Ben ué.Le Colloc au Canapé. |
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| Un cri du coeur. |
| Lundi 14 Mai 2007 à 14h36 |
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Ca fait un moment que je n'ai pas posté et ça ne va pas s'arranger aujourd'hui. Parce qu'en fait, je n'ai qu'une chose à dire : purée, c'est vraiment trop bon boston legal. Bon sauf quand il surfe un peu trop sur la nostalgie ally mac beal, mais sinon c'est toujours un plaisir de voir Alan Shore défendre la veuve qui tue des orphelins ou Denis Crane se faire tacler par une naine qui se venge parce qu'il couche avec sa mère au lieu d'avec elle. Vous ne comprenez rien à ce que je raconte? Alors une seule solution, faîtes vous une cure de Boston Legal. Vous ne le regretterez pas. En plus, ça change de Lost et Heroes.
(Le Canapé)
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| Chérie, arrête de donner des cookies à mes scénaristes. |
| Mercredi 02 Mai 2007 à 14h24 |
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Alors que le cinéma s'enfonce de plus en plus dans des scénarios qui ne méritent même pas ce nom (je pense à Très bien, merci), la télévision s'amuse avec elle-même, avec le grand écran et avec les spectateurs. Voici trois preuves qu'un scénariste sous magic cookie, ça peut faire des choses très bien.
Il y a d'abord l'épisode 18 de la saison 2 de Supernatural. Une espéce de formidable délire autour des studios de tournage, avec en guest un McG (producteur de la série, producteur de The O.C., réalisateur de Drôles de Dames 1 et 2) dans son propre rôle, et un personnage de scénariste survolté qui fait appel à des fantômes pour se venger de la prod qui a détruit son histoire. Ca casse dans tous les sens, c'est à mourrir de rire, et c'est naturellement écrit par un ancien de l'écurie de Josh Whedon (le papa de Buffy pour les ignares.)
Chez les CSI NY on prend tout le monde à rebours en traitant d'un sujet grave dans une série qui est là juste pour le fun : le SIDA. Ou comment faire basculer un feuilletonnant amusant mais pas indispensable (avec des méchants sérial killer qui reviennent encore et encore) à un feuilletonnant perturbant, dérangeant et forcément indispensable. CSI NY était déjà le meilleur CSI, n'en déplaise aux fans de Las Vegas, c'est maintenant résolument la meilleure série policière (style copshow avec enquête) du moment.
Enfin, sur la FOX, des scénaristes complètement fous nous refont du lost mais sur un terrain énorme : les Etats-Unis! Mélanger avec une pointe de Fous du volant (et pas du tout de Fast and Furious comme on pouvait s'y attendre), cette histoire de personnes embarqués dans une course illégale dépasse toutes les espérances : normal, on en avait aucune. C'est fou, c'est n'importe quoi, et ça c'est explosé en vol au bout de quatre épisodes. Pour ma part, j'attend de trouver les neufs derniers n'importe où...
Voili voilou, la nouveauté ça paie pas toujours, les expériences fofolles non plus, mais ça nous change d'un cinéma encroûté et vomissant... Vive la télé!
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| J'suis dégouté... |
| Lundi 23 Avril 2007 à 12h24 |
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J'suis dégouté par tout plein de trucs en ce moment...
The O.C. c'est fini, ils avaient pas le droit.
Lost redevient bien, alors va falloir que je recommence à en dire du mal.
J'suis amoureux d'Amanda Peet (Studio 60), mais elle existe pas en vrai (c'est un hologramme.)
Le nouveau programme ado de france 2 (qui diffuse The O.C.) commence aujourd'hui, et il va augmenter le taux de suicide des jeunes de 120%
Josh Wedon himself écrit la saison 8 de Buffy en comics... c'est trop bien... pourquoi c'est pas en série?
Le spin-off de Battlestar Galactica prend trop de retard pour qu'on croit un jour à sa sortie.
Tout le monde ne jure que par Heroes alors qu'une vraie adaptation de comics est sortie (Painkiller Jane.) Je sais pas pour la série, mais le comics, c'était vraiment de la merde.
Mais le pire qu'il me le dégoute, c'est le deuxième tour de la Nouvelle Star. Comment le public a pu sauver des gens aussi nazes et en laisser partir des aussi bons? J'veux dire, je défend même pas ma crémerie parce que je l'aime la petite canelle... mais quand même y a pas photo avec Michel ou Martine... Comprenne qui pourra, m'excuseront ceux qui ne comprennent pas pourquoi je parle de ça alors que ça ne concerne pas du tout les séries télé. Mais que voulez vous, quand la boule dans votre ventre est trop grosse, faut bien la vomir et tout cracher. Public, je vous hais.
(Le Canapé.)
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| Lost a retwouvé son chemin... |
| Mardi 17 Avril 2007 à 03h16 |
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Avis à la population : la série Lost, que beaucoup ont pourfendu ces derniers temps, se refait une jeunesse. Et si vous en avez marre des How I Met Your Mother et autre The War at Home, si 30 rocks ou 20 good years ne vous ont pas fait rire, alors retourner vous jeter sur Jack et tous les autres...
Car oui, non seulement certains épisodes sont déjà hilarants en eux-même (je pense tout particulièrement à celui où Hurley trouve un vieux van de hippie et boit de la bière), mais en plus maintenant, il y a un spin off tout à fait non officiel qui se nomme Lost Cweole. L'idée est simple mais diablement efficace : rendez vous sur votre site de sous-titre préféré, téléchargez le sous-titre version Cweole et découvrirez une traduction qui diffère légèrement de l'originale. Ainsi vous pourrez suivre des aventures dans lesquelles Hurley est un ex-voleur obsédé par le poulet, où le petit anglais a peur de se faire virer parce qu'il sert à rien et où Kate veut regarder Prison Break. Et je vous donne qu'un apperçu du joyeux délire...
Tout ça pour dire qu'il y a vraiment des gens qui ont rien à faire s'ils peuvent non seulement passer du temps à sous-titrer des séries mais en plus à faire des sous-titres parodiques. Et bordel qu'est-ce qu'on vous aime les mecs!
(Le Canapé)
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| Celle là, on l'avait pas vu venir... |
| Samedi 14 Avril 2007 à 13h49 |
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Vous le savez peut-être pas, mais généralement les séries pour adolescents sont à prendre à double sens. Il y a quasiment toujours une première lecture (easy) pour les ados et les plus jeunes du style intel sort avec intel pendant que l'autre découvre qu'il est gay. Et une deuxième lecture qui fait fantasmer les analystes. Ainsi, Buffy s'est avérée être LA série sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte...
Même si la comparaison va m'attirer les foudres des plus téméraires d'entre vous, j'en viens à Smallville. Alors oui, les aventures de Superman ado ont bien du mal à rivaliser avec la chasseuse de vampire, toujours est-il que le sous-texte est diablement aussi intéressant. Je m'en suis rendu compte quand mon coloc m'a dit : mais c'est normal qu'il soit en colère, c'est parce que Lana a choisi Lex. Pour ceussent qui ne comprenne pas, Lana est la petite promise de Superman, sa doudou d'amour, sa chérie future. Et Lex est son ancien meilleur ami, devenu un méchant homme d'affaire redoutable qui ne recule devant rien pour percer les mystères du monde... Et là, bam, Lana finit dans les bras de Lex, qu'elle épouse (petit spoil, désolé, mais bon) tandis que Clark - Superman reste comme un con tout seul.
Je reviens à mon coloc. "Il est en colère parce que Lana a choisi Lex." Quelque chose dans cette phrase me trouble, me perturbe. Quelques secondes passent (le temps de mettre en marche mon cerveau) et là je réalise le problème : clark est en colère parce que Lex a choisi Lana et pas l'inverse! Il ne regrette pas d'avoir perdu cette petite métisse asiatique chiante comme la pluie et au mauvais goût affligeant, il regrette son meilleur ami. Il est affligé de voir que l'homme qu'il a sauvé lui vole son ex. Ce n'est pas Lana qui lui manque, mais bel et bien Lex.
Moralité : si Buffy était une série sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte, Smallville est clairement une série sur la découverte de la sexualité et plus particulièrement de l'homosexualité. La preuve? Pendant des années Lex et Clark vont se foutrent sur la gueule, sans jamais arriver à être heureux avec une femme. Qui a dit : et Loîs Lane? Parce que tu sors, et tu viens pas niquer mes posts comme ça.
(Le Canapé)
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| La course à la mort... |
| Mercredi 04 Avril 2007 à 15h41 |
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J'entame enfin cette foutue saison 4 de The O.C. Après leur coup d'éclat de fin de saison 3, les auteurs peuvent-ils vraiment continuer sur leur lancée?
Le pilote met les choses au clair. Cinq mois se sont écoulés depuis les tragiques événements. Et la moindre des choses que l'on puisse dire c'est que The O.C. n'a jamais aussi peu ressembler à The O.C. Exit le perso charismatique, exit le gentil ryan, exit la superficielle Summer. Exit les décors peint à la main, les voitures de sport et les scènes de roucoulades sous la couette. Et surtout, bienvenue à une nouvelle mega-bitch qui aura tôt fait d'exciter les plus jeunes...
Entre une musique plus glauque, des éclairages plus crus et des dialogues plus explicites, la série prend un tournant dangereux. Mais ce qu'elle perd en identité, elle le gagne en originalité. On ne peut que rester bouche bée face à la violence de la fin de ce pilote. On ne peut qu'être surpris par la distance qu'on nous impose avec des personnages qu'on a souvent aimé. Et comment réagir face au silence, qui semble imprégner tout l'épisode et qui creuse, encore plus, le décalage entre tous ces personnages sérieusement meurtris par la vie. S'il n'y avait le générique, délicieusement un poil plus sobre, on pourrait avoir un doute sur la série qu'on regarde.
The O.C. court vers sa mort, veut revendiquer sa fin en beauté, veut s'achever dans le fracas. 15 épisodes plus tard, c'est tout ce que je leur souhaite.
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| Cette sensation insupportable... |
| Mardi 03 Avril 2007 à 16h41 |
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Je parle bien sûr, de ce moment où vous voyez une nouvelle actrice (ou un nouvel acteur) débarquer dans une série. Vous savez que vous l'avez déjà vu quelque part, mais argh... impossible de remettre la main dessus. Et dans ce cas, vous avez deux solutions.
Soit vous allez franco sur tv.com ou imdb et vous traquer les noms, les cv, tout ça, jusqu'à trouver l'info concernée et vous vous dîtes : ah ouais.
Soit, et c'est beaucoup plus jouissif, vous vous laissez triturez les méninges, vous passez les épisodes jusqu'à ne plus en pouvoir, jusqu'à vous lever devant votre télé et hurler : mais p**ain tu es qui espèce de sa**pe? (oui, vous vous mettez un peu en colère quand même.) Et quand vous retrouvez enfin, vous êtes soulagé et heureux et vous pleurez dans votre coussin peoples.
Si j'en parle maintenant c'est que je viens de mettre la main sur cette énervante clean teen de One Tree Hill. Ce n'est autre que l'héroïne de Point Pleasant! Alors forcément, quand on lui dit de ne pas jouer avec un air cochon perpétuellement coincé aux lèvres, elle est méconnaissable. Mais j'ai mis la main dessus!
Wouhou!
(alors oui, j'avoue, en ce moment, je deviens fou.)
(Le canapé.)
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| On écrit pas toujours ce qu'on veut... |
| Lundi 26 Mars 2007 à 16h11 |
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En ce moment c'est difficile d'arriver à écrire sur ce que je regarde. Et là le coup de grace vient de tomber...
J'aurai pu vous parler de Battlestar, de Supernatural, de Heroes ou (encore) de Lost. Mais ce matin, un an après les événements, je regarde enfin le dernier épisode de la saison 3 de The O.C. Et, oh mon dieu, ils l'ont fait. Je ne spoilerai pas pour ceux qui ne l'ont pas vu, les autres me comprendront.
Cette année, une autre série ado, One Tree Hill pour ne pas la citer, fait tout pour surprendre ses spectateurs quite à tomber dans l'outrance outrancièrement outrancière (j'espère que j'en ai bien rajouté là.) Les auteurs se permettent tout et n'importe quoi. Et je les soupçonne d'avoir vu la fin de The O.C. et de s'être dit : ah ben nous aussi on va le faire vu qu'ils le font bien eux.
Le problème, c'est que The O.C. s'est arrêté au terme de sa saison 4. Faut-il y voir un signe de l'extinction de One Tree Hill? J'espère que non. Ils m'ont tué une de mes séries ados préférées, alors s'ils tuent les deux je sais pas ce que je vais regarder l'année prochaine. Parce que je sais pas si vous avez vu, mais dans les projets pour l'année prochaine, y a pas grand chose ado à se mettre sous la dent : une pauvre adaptation (Gossip Girl, bien les pires bouquins pour ado qui puissent exister), une idée vaseuse (une famille américaine déménage en afrique du sud) et de la copie de Véronica. Mais où sont passés les successeurs à The O.C. et One Tree Hill? Où sont passés les séries au concept super élaboré : la vie de jeune dans une ville où il n'y a que des riches, la vie de jeunes dans une petite ville de la californie du sud, et même la vie de jeune dont un veut devenir réalisateur (ah, Dawson, tu nous manques encore!) ?
Et voilà, je voulais juste dire que les mecs de The O.C. m'ont troué le cul par leur courage, et je me retrouve à annoncer la mort de la série pour ado dans la grande tradition du genre. J'en ai marre, pour bouder je vais mater la saison 6 de Smallville. Si ça c'est pas de la revendication.
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| Lost, c'est comme le monstre du Loch Ness... |
| Mardi 13 Mars 2007 à 16h20 |
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Il faut d'abord y croire pour le voir (ah ouais, là je fais des références à des vieux films pourris qui mériterait le statut de nanard culte dans une dizaine d'années.)
En me remettant à Lost hier soir (les six premiers épisodes de la saison 3), je fus saisi d'une étrange réflexion : pourquoi diable mes amis se moquent-ils éperdument de cette série, pourquoi les critiques la trainent-ils dans la boue, pourquoi certains sites internet se font-ils un plaisir de parodier tous les épisodes et pourquoi moi, j'ai passé un franchement bon moment?
Puis j'ai vu Locke qui doit croire en l'île et monsieur Eko qui doit croire en sa foi, j'ai vu comment ils ont amorcé le personnage du prophète et comment Hurley semblait être fasciné par cet homme. Bon, ok j'ai aussi vu Kate en petite robe et surtout ma chérie d'amour de Claire, mais bon. Et là j'ai compris. Lost, c'est une véritable profession de foi. Il faut d'abord y croire pour le voir. Il faut d'abord avoir envie de Lost pour que ça ne parraisse pas ridicule. C'est une série pour ceux qui ont gardé leur âme de disparu sur une île déserte, ceux qui se disent que ouais, quand même, y a pas grand chose d'autre comme ça à la télé (française ou américaine.) Moi, je crois en Lost, j'aime cette série malgré toutes ces incohérences, j'aime ses surprises à deux balles, et j'aime qu'on ait redonné un rôle à Jack.
Donc, je vais continuer à regarder la saison trois.
(Le Canapé)
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| geek or not geek ? |
| Mardi 06 Mars 2007 à 13h35 |
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Dave Goetsch a écrit quelques hilarants scripts de la sitcom "Troisième planète après le soleil", on l' rencontré sur le mixage de "Game Over", la première comédie de 26 minutes en images de synthèses, l'histoire plutôt bien vue d'une famille américaine dont le père et la mère gagnent leurs vies en tant que personnage de jeu vidéo. Dave est petit avec des lunettes et une barbe. On l'imagine assez bien président du club d'échec au lycée rêvant des kilos de nanas qu'il se ferait un jour quand il serait expert-comptable. La vie en a voulu autrement. Dave est devenu très cool. Normal, il bosse à Hollywood. Pour les nanas, on ne lui a pas demandé... Il nous a envoyé ce lien qui représente un pilote tourné pour la chaîne Discovery Channel, mélange de reportage et de chronique tout ce qu'il y a d'écrite. C'est étrange mais ça se laisse plutôt bien regarder. C'est cadeau.
http://www.youtube.com/watch?v=3qZsoVLOeW4
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| Ma mère est un monstre |
| Lundi 05 Mars 2007 à 21h30 |
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A force de diffuser des séries n'importe comment, à n'importe quelle heure, M6 a créé un monstre... Bon, je savais que ça arriverait un jour ! Et ben voilà, ça y est, c'est fait !!! Pas plus tard qu'aujourd'hui, ma mère, sorte de présidente honoraire du fan club de Rick Hunter et Lorenzo Lamas réunis (je sais c'est horrible) me téléphone pour me donner un tuyau sur une nouvelle petite série qu'elle regarde tous les soirs (elle les enregistre sur son disque dur intégré !!!! pour le regarder en repassant). A ce moment-là, je me dis que TV Breizh a enfin repris la diffusion de "Hooker" mais en fait, pas du tout. Ma sexagénaire et demi de mère me conseille de regarder "Veronica Mars" !!! Il paraît que "c'est super !" Non, mais sans déconner, est-ce que je lui conseille "Les deux de l'amour" moi ?!! y'a un problème dans ce pays ! Il peut un truc pour moi Bayrou ?
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| La nouvelle Théorie du Perroquet. |
| Mardi 27 Février 2007 à 12h29 |
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Des études scientifiques internationales très poussées ont démontré que la Théorie du Perroquet selon Bonbon Sucré ne permet en rien à la ménagère de regarder sa série depuis sa cuisine alors que sa télé est dans son salon. Tout au plus la Théorie du Perroquet selon Bonbon Sucré permet-elle aux vieux de mieux comprendre l'épisode en leur répétant la même chose. Un ingénieur franco-asiatico-espagnol a donc mis en place la Théorie du Perroquet selon Mon Coloc.
Cette nouvelle théorie possède elle aussi un seul désavantage : elle nécessite l'acquisition d'un colocataire fan de série, soit une sorte de box type freebox, neufbox ou noos (ah ah ah, je me moque) mais qui ne permet pas d'avoir internet, juste de trier les cop shows.
Cette théorie fonctionne ainsi : disons que vous regardez CSI : NY. Mais vous devez aller chercher de l'eau ou faire réchauffer vos pates ou, si vous êtes la fameuse ménagère, faire la vaisselle. Activez dés votre départ pour la cuisine votre Colocataire. Ainsi celui-ci criera régulièrment des phrases du genre : Mac fait le tour de la salle. Mac dit que c'est forcément un meurtre au vu de la trajectoire. Mac dit que ça teste pas positif à la protéïne animal. Mac vient de trouver du nylon hypodéshydrocarbonisé dans le tissu à fibre à constante invariable qui était coincé sous l'ongle du pied gauche de la victime. Dépèches toi de venir, Mac mate les fesses de Bonasera.
Ainsi, inutile d'être devant son téléviseur. Votre coloc vous rapporte tous les faits et gestes les plus importants de l'épisode, en temps réel. Voilà donc une petite révolution qui pourrait bien faire faire un bon de dix ans à la télévision française. En attendant, restez sur CSI.
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| La théorie du perroquet. |
| Mercredi 21 Février 2007 à 11h43 |
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Alors que depuis des années la télévision française cherche comment faire une série qui serait regardable depuis sa cuisine quand on fait la vaisselle (alors que la télé est dans le salon), les américains - plus fort que jamais - viennent de trouver LA solution. Ca s'appelle la théorie du perroquet, et c'est mon bonbon sucré qui l'a apporté.
Dans Ghost Whisperers, Bonbon Sucré parlent aux morts. Elle les voit et les entend. Mais c'est la seule. Les morts, eux, ils voient et ils entendent tout le monde. Et les vivants, ben ils voient pas les morts, ils les entendent pas, mais ils peuvent leur parler. Tout ça est vraiment très intéresant vous allez me dire, mais ça a son importance. Si, si.
La théorie du perroquet nécessite donc d'avoir un concept qui permet une situation triangulaire comme décrite ci-dessus (c'est bien la son seul défaut.) Situation de trois émetteurs - récepeteurs, dont seulement un fonctionne complètement, et les deux autres fonctionne à moitié (l'un ne peut pas être entendu, l'autre ne peut pas entendre.) Il serait fort amusant de donner à des scénaristes en herbe, dans une magnifique école, un exercice leur demandant de trouver la meilleure situation qui convienne à ce triangle.
Mais revenons en à l'utilité de la théorie du perroquet. Le vivant parle au mort : le mort comprend tout. Le mort parle au vivant : il ne se passe rien. C'est là qu'intervient Bonbon Sucré. Elle répète (et je dis bien REPETE) ce que le mort vient de dire. Ce qui donne des dialogues aussi magnifique que : Je l'ai toujours aimé. Elle dit qu'elle vous a toujours aimé. Mais il faut qu'il se réconcilie avec son père. Elle dit qu'il faut que vous vous réconciliez avec votre père. Il a une photo de moi dans sa bible. Elle dit que vous avez une photo d'elle dans sa bible. S'il m'aime vraiment, il se réconciliera avec son père, parce que c'est ce que dieu le père a toujours voulu et que je l'aime toujours. Elle dit que... pff... je vais changer de boulot.
Bon ok, la dernière phrase est de moi mais je me demande comment ça se fait que Bonbon Sucré n'ait pas encore eut envie de la dire. Bref. La théorie du perroquet permet donc, en répétant constamment deux fois chaque réplique, en répétant constamment deux fois chaque réplique, de bien se faire comprendre par la ménagère, de bien se faire comprendre par la ménagère. (Oh mon dieu, help, docteur, mon show runner m'a refilé sa maladie!)
Plutôt que de copier les concepts de séries italiennes qui copient les concepts de séries américaines, tf1 (pour ne pas les citer) ferait bien de copier les bonnes inovations de cette année. Soit : la théorie du perroquet pour se faire comprendre en toute circonstance, le secouage de poitrine pour attirer le jeune, et surtout le joli générique d'intro. M**de c'est le seul point sur lequel je plaisante pas, ça va foutre en l'air mon post.
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| Help Docteur, mon show runner est malade! |
| Mardi 20 Février 2007 à 03h21 |
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C'est l'hiver et la dépression touche les plus forts d'entre nous. Ou alors c'est la menace des grèves des scénaristes. Ou c'est les sous rapportés par internet qui vont pas dans la poche des auteurs. Ou c'est sa femme qui est partie avec le mari de bonbon sucré. J'sais pas, mais j'ai besoin d'aide. Docteur, mon show runner est dépressif.
L'année dernière, Supernatural c'était la série fantastique du moment. Un parce que c'était la seule, deux parce qu'elle était à la fois trés réussie dans les moments sérieux, et exceptionnellement drôle dans les moments... ben drôles. Entre deux vanes sur X-Files et une référence à un groupe de rock inconnu (sauf par mon coloc et tout ceux qui sont nés dans les années 70), la série mettant en scène les deux frères Winchester était comme la clope du trajet jusqu'au métro : pas indispensable, mais tellement agréable.
Cette année, la série a définitivement pris son envol en devenant plus mature, plus feuilletonnante, et résolument plus sombre. Et c'est bien là que se pose le problème : avant, quand on avait regardé un épisode, on avait envie de partir à la chasse au Casper ou de se mater l'intégrale de Ghostbuster. Maintenant on vérifie qu'on a bien fermé la porte à clé et on se cale le DVD de The Kingdom (LA série de Lars le danois, bande d'incultes.) Parfois, on a presque envie de "suicider" son colocataire, puis de se tirer une balle dans la tête pour pas devenir un monstre qui va tuer tout le monde (non, je ne spoile pas monsieur, je tease!) Ou parfois encore, on réfléchit à "et si tout ça était une parabole sur le métier d'auteur, une auto-critique profonde de la série, une mise en abime encore plus existentielle que la saison 6 de Buffy?" (comme quoi, oui, la télé rend fou.)
Conclusion : si vous passez aux states et que vous rencontrez le show runner de Supernatural (McG, Eric Kripke, quelqu'un d'autre? si vous savez qui c'est, passez moi carrément un coup de fil!), soyez gentil, offrez lui du xanax et une bonne thérapie. Il en a besoin.
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| Le monsieur qui dirige est plus méchant que bonbon sucré. |
| Samedi 17 Février 2007 à 14h49 |
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En effet, le soit disant grand maître m'envoie des mails calomnieux dans lesquels il reproche à ce si doux canapé de ne pas écrire alors que c'est lui même qui lui a dit qu'il ne fallait pas écrire pendant la refonte du site qui n'a pas eu lieu (j'attend toujours mon panda.) Pour calmer ses nerfs, le grand maître ferait bien de ne pas se défouler sur moi. Car j'ai la solution, oui mesdames et messieurs, j'ai la solution à cette grande maladie du millénaire, le stress. Cette solution, c'est Jennifer Love Hewitt, aka bonbon sucré.
Bonbon sucré est formidable. Après avoir aidé sans relâche une famille sans parents à traverser de terrifiantes crises (sida, alcoolisme, femme battue, et j'en passe), après s'être souvenue et re-souvenue de ce qu'elle avait fait l'été dernier, après avoir été plongée dans le vide sidérale des ex-stars de la télé qui n'ont jamais réussi au cinéma, Jennifer nous revient pour aider les morts à "franchir le portail."
Deux choses me viennent immédiatement en tête : est-ce que les morts ont la clé pour ouvrir le portail? Et est-ce que bonbon sucré est bien sûr que le portail mène à une maison dont le mort est l'actuel propriètaire? N'est-elle pas en train de participer à une immense manipulation pour exproprier les terres légitimes de certaines personnes, sûrement encore en vie?
Heureusement, bonbon sucré et ses "murmures de fantôme" (quel joli titre, quelle moche série) ne se pose jamais ce genre de question. Bonbon sucré veut savoir si tout le monde va bien, si elle peut pas rendre service, elle va même jusqu'à traverser la moitié des Etats Unis pour permettre à un ancien tueur de parler avec la famille de ses victimes, parce que bon, comme tout le monde, il mérite le pardon.
Bonbon sucré aime bien pleurer quand elle a réussi sa mission et que le mort il franchit le portail (portail qu'on voit jamais d'ailleurs... trop cher à réaliser?) Bonbon sucré aime pleurer quand sa copine de travail l'aide pour quelque chose (genre payer les impôts.) Bonbon sucré aime pleurer quand son mari la prend dans ses bras et lui dit qu'il l'aime. Bref, Bonbon sucré aime bien pleurer et nous ça nous fait rire parce que ça secoue son opulente poitrine, de plus en plus découverte au fil des épisodes.
Alors oui, Ghost Whisperers n'est pas une bonne série, loin trés loin de là, mais c'est tout mignon, tout gentil, ça colle un peu entre les dents mais ça laisse un bon goût dans la bouche. Entre quatre et cinq heures du mat, en temps d'insomnie, ça fait carrément du bien. Allez hop, je vais voir si elle va réussir à aider la vieille dame qui s'en veut parce qu'elle a laissé son chat chez sa fille avant de mourir, alors qu'elle savait qu'elle était allergique...
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| Ils nous ont encore en**lé. |
| Samedi 10 Février 2007 à 21h16 |
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J'en ai marre, mon coloc en a marre et ma mère n'y comprend rien (mieux vaut pour elle.) De quoi je parle? De ces saloperies de scénaristes américains et surtout de ces saloperies de dirigeants de chaines américaines. Ils font rien qu'à nous avoir.
D'habitude je le prend plutôt bien, mais là... J'm'explique. L'année dernière, y avait une série qui s'appelait Treshold (mon coloc fait généralement une blague du style dis donc l'actrice de cette série elle couche avec n'impore qui, elle est treshold... alors oui, maintenant vous comprenez pourquoi il aime les cop shows), et cette belle série s'était vue annulée. Qu'à cela ne tienne, je récupère les derniers épisodes non diffusé, je les mate, et forcément y a pas de fin. L'année dernière aussi, je regardais Surface, qui passe en ce moment sur cette chaîne si admirable qu'elle nous abreuve d'épisodes des experts dés qu'elle le peut. Surface y avait une demi fin : ouais c'est la fin du monde, et les persos se retrouvent enfin. Bref, ça s'arrête là où ça aurait du vraiment démarrer. Rah y a aussi Invasion qui termine pas vraiment, mais bon c'est moins grave. Quant à The Evidence, ça me fait chier : je saurai jamais qui a tué la femme du héros. Et des comme ça, y en a plein d'autres...
Mais là aujourd'hui, ils ont dépassé les bornes. Ils ont tout fait pour nous teaser : déjà la série passait sur une grosse chaîne de bourrin qui aime les grosses voitures qui se rentrent dedans et les matchs de catch. En plus y avait eu trois films de qualité disons curieuse pour nous préparer au pire. Et pis y avait l'acteur principal, pauvre inconnu au faciès aussi expressif qu'une culotte de Britney Spears. Bref, y avait tout pour que la série BLADE soit une grosse merde. C'était un trés grand moment de fun télévisé. C'était beau (enfin surtout l'actrice principale), c'était plutôt bien éclairé, parfois mal réalisé mais on pardonnait à cause du budget qui devait frôle celui d'un intermittent sans les heures pour son statu. J'y croyais à mort. Et là bam, au dernier épisode, la série est annulée. On sait qu'on ne saura jamais tout. Bien l'impression de m'être fait avoir une fois de plus.
Je sais ce que vous allez me dire : t'as qu'à regarder des vrais séries que tout le monde regarde, comme ça tu seras sûr que y aura une prochaine saison. Ok, mail il est où le fun là dedans? J'vais pas me taper du jack bauer juste pour le plaisir de le revoir (d'autant que moi, passé un épisode, jack il commence à sérieusement me faire chier.) Donc voilà, je l'ai bien profond, vu que de toute façon mes séries à moi d'amour finiront sans doute jamais.
Et là, je sais pas comment finir ce post.
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| Tout ce que j'aurai pu vous dire, je le garde pour moi. |
| Mardi 06 Février 2007 à 17h40 |
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J'aurai pu vous parler pendant des heures de la femme avec qui j'étais pendant mes mois de disparition. J'aurai pu vous raconter comment mon colocataire a craqué nerveusement, ne pouvant plus se substanter de ses séries tant aimées (COOOOP SHOOOOOOW.) J'aurai pu vous dire comment un certain grand maître s'est retrouvé à imiter les plus grands auteurs d'amérique du sud dans la conception d'une admirable telenovelas à la française (ça veut dire qu'on va appeler ça nouvelle de la télé ?) Mais j'ai préféré vous faire part d'une simple et insignifiante remarque.
Sur http://www.abandonware-france.org, on peut trouver des vieux jeux vidéo abandonnés par leurs éditeurs et donc maintenant en libre téléchargement LEGAL. Est-ce à dire qu'on pourrait imaginer un site sur lequel on pourrait se goinfrer d'épisodes de Goal, Seconde B et autre C'est cool! ? Allez vite la france, dépèche toi avant que ce ne soit les canadiens qui réagissent en premier et propose l'intégrale de Degrassi, ou les australiens avec leur Heartbreak High...
(Note pour les incultes : déjà vous feriez mieux de vous mettre au courant de ce genre de truc si important dans la vie, mais bon je vais vous aider quand même : Degrassi, c'est Les Années collège. Et Heartbreak High, c'est Hartley, coeur à vif. Ah oui, maintenant vous comprenez... Bande de salopiauds.)
Francis / ex canapé.
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| Previously in FRANCIS IS LOST |
| Mardi 06 Février 2007 à 15h53 |
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Bruit sourd comme quand on referme un vide-ordure...
"Salut, je m'appelle Francis et ces événements ne se passent pas en temps réel...." "Tu sais ce que c'est trop de scénar à écrire, trop de Pepito chocolat blanc..." (jeux de regards) Coloc de Francis "Mais qui êtes-vous ?" "Je suis l'autre Francis"....
Fondu au noir + début d'une musique réalisé avec un orgue bontempi XD 442 (un vert pisse)
FRANCIS IS LOST
D'après le blog "My life is a couch, thanks The O.C"
Supervising Producer Francis Huster
Co-producteur executif Mzelle La vie
Producteurs exécutifs Mr Francis et Le Maître
Une série créee par Mr Francis et le Maître
Des raviolis pas frais
Francis est toujours perdu dans une autre dimension. Pendant ce temps, l'autre Francis, créature de gaz qui a revêtu l'apparence du beau récipendiaire du FAI, se joue de tous ses amis. Un seul n'a pas été dupe. Son coloc. Sa carcasse pend dans le local à Freebox du Duplex ultra-moderne de Francis (ah, non, je m'ai trompé, ça c'est Largo Winch)... Un autre test attend l'autre Francis, rencontrer la fille avec une queue de cheval...
BREAK PUB
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| Francis anatomy (La bande-annonce) |
| Samedi 03 Février 2007 à 09h43 |
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Gros bruit sourd (comme quand on referme le vide-ordure)
Dans l'appart rangé de Francis et son coloc. - "Putain, elles sont prêtes quand les pâtes,? on a encore huit épisodes de RIS à voir !!!!!" - "T'inquiètes, en vitesse 128, l'épisode ne dure que 1,24 minutes". (une musique flippante commence). - "Une minute 24, (plus gros plan sur Francis) tu as bien dit une minute 24 ? (très gros plan sur Francis) vingt- quatre ?" Musique encore plus flippante. - "Euh... mouais, mais j'aurais pu dire deux minutes douze...ça m'est venu comme ça" (rire bête). - (Francis sourit). "Je suis désolé vieux, je suis surmené en ce moment, un projet à rendre sur des surfers terroristes, trop de documentations, trop de Pepito chocolat blanc..." Sur ce dernier mot, les deux hommes se regardent. Jeux de gros plans. Petite musique stressante. Francis continue. Ses tempes sont brillantes. "Je veux dire chocolat noir..." Le coloc se lève doucement et commence à reculer. - "Francis, réponds à ma question, combien y-a-t-il d'épisodes dans The O.C ?" - "Pourquoi tu me demandes ça ? C'est con comme question, n'importe qui peut répondre..." - "Réponds à ma putain de question !!!!!" - "... je comprends pas, je te parle de mon boulot, mes soucis, et toi..." - (hurlant) "Combien ?!!" - (voix très froide de Francis) "Tu me déçois...." - "Qui... qui êtes-vous ?" Francis se met à rire à gorge déployée. Il en recrache un ou deux de ses raviolis. - "Je suis l'autre Francis..."
Gros bruit sourd (comme quand on referme le vide-ordure)
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| J'suis un "Hiro" |
| Vendredi 02 Février 2007 à 17h48 |
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Nom de dieu de nom de dieu. Si je ne l'avais pas vu à la télé, je n'aurai pas cru que ça m'était arrivé. Mais je suis comme Hiro, le Héros de Heroes.
On est le 24 décembre. Tranquillement, je rentre chez moi pour me tapre une grosse bouffe avec toute ma famille. J'suis pas enchanté, pour sûr, mais qui le serait? Mais ce jour là n'est pas tout à fait comme les autres. Ca fait un petit moment que je sais que l'on me suit. Mes recherches concernant l'aptitude de certains humains à utiliser complètement leur cerveau (les connaisseurs auront compris que mes recherches consistent à lire des comics de super héros) ont éveillé l'attention de plus d'un homme d'affaire scabreux. Faut dire que Jim Profit est passé par là et raconte à tout le monde que je suis son frère même si je ne peux pas voler. Si vous ne comprenez rien de ce que je raconte ou si vous vous dîtes que j'ai pris trop de drogue et que c'est pour ça que je n'ai rien écrit depuis un mois et demi, c'est que vous ne regardez pas la série que tout le monde regarde... Par contre, si vous la regardez, alors vous devriez avoir compris ce qui m'est arrivé.
Oui, j'ai fait un saut dans le temps. Pour moi, on est le 25 décembre. Pour vous on est le 02 février. Qui me rendra mes mois perdus?
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| Francis est LOST |
| Vendredi 02 Février 2007 à 16h40 |
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Vivement le flashback...
Pendant cette pause publicitaire de... un mois et demi, voici quelques répliques (ça ne mange pas de pain) :
« Comme disait mon vieil entraîneur de Skleenball, trouve ce que tu ne sais pas faire et ne le fais pas ». Alf in Alf
Maurice : « Tu connais la devise de l’Alaska, joel ? » Joel (sarcastique) : « Ne répares rien ? » Maurice : « Non, le Nord pour avenir. C’est aussi ma devise. La boussole pointant vers l’avenir . » Joel (sarcastique) : « Un caribou dans chaque marmite, une motoneige dans chaque garage, c’est ça ? » Joel Fleishman et Maurice Minnifield in Northern Exposure
« Bon, vers quel type de relation nous dirigeons-nous considérant que tu as ton pied si haut sur ma jambe que tu pourrais compter la petite monnaie que j’ai dans la poche ? » Chandler in Friends
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| Alice pas Florence ! |
| Jeudi 01 Février 2007 à 17h33 |
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La dépêche vient de tomber. On me dit que ce n'était pas Florence Aubenas mais Alice Delalande. Et c'était devant un KFC - il y avait une 2eme démarque sur un stock de poulet frit.
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| Blog cherche une âme |
| Jeudi 01 Février 2007 à 17h30 |
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Nous cherchons un mec, si possible qui s'appelle Francis, ce qui nous éviterait de changer de nom, pour animer ce blog. Connaissances en séries exigées, en même temps, Francis n'était bon que sur "The O.C"... donc ne vous cassez pas, on vous formera sur le tas. Jeune fille, proposition fortement étudiée (surtout si queue de cheval)...
La grêve du Francis dure maintenant depuis 29 jours. Nous n'avons aucune nouvelle de Francis qui, la dernière fois qu'il a été vu, était en compagnie de Florence Aubenas du côté du Mc Do des Halles.
Récompense prévue.
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| Un nouveau héros est en ville |
| Mardi 30 Janvier 2007 à 09h05 |
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Une grêve d'une certaine partie de Francis (le lobe gauche vraisemblablement) nous oblige à remplir ce blog avec des rediffusions hilarantes. Désolé, les épisodes de RIS sont déjà réservés, les droits sont pris par Jean-Marie Bigard. Voici donc la bande-annonce de "Francis, la série". Rien que pour votre oeil.
« Je m'appelle Francis et les événements qui vont suivre ne se passent pas en temps réels ».
"Il y a longtemps j'étais jeune et beau. L'univers me tendait les bras. J'aurais pu terminer major de promo à Princeton ou au CAP fraiseur de Livry-Gargan, devenir plombier ou maître du monde. Et puis je suis tombé sur la chose la plus bouleversante de ma vie. Un épisode de K2000. Rien que d’y penser j’en ai la chair de poule. Souvenez-vous Tatatatatata ! Un générique de feu et d’acier. Un justicier sans peur et sans reproche : le chevalier des temps modernes… David Hasselhof n’a jamais rien fait de mieux. Depuis, j’ère sans but précis dans les couloirs de mon studio loggia de Juvisy-sur-orge où je traque les nouveaux épisodes de « Veronica Mars », « Dr House » ou « Lost » comme un léopard guette l’antilope. On ne sait jamais David Hasselhof peut récupérer un rôle à l’occasion d’une grève d’acteurs… Mais attention, je ne suis pas le pécor moyen qui regarde « les Experts : Miami » en attendant la dernière merde de Bataille et Fontaine, non, je télécharge au mépris des lois. J’ai été l’un des précurseurs du phénomène. Une sorte de Robin des Bois du net. J’ai mis trois semaines à télécharger le pilote de K2000 sur un Commodore 64 survitaminé (256 Ko de mémoire vive). Au final, il manquait les sept dernières minutes. Le plus exceptionnel c’est que je ne m’en suis aperçu que très récemment quand j’ai eu l’occasion de revoir l'intégrale de la série sur Al-Jazeera. Tout ça pour vous dire comme c’est bien foutu K2000 ! On n’a même pas besoin de la fin des épisodes…
Bienvenue sur le canapé de Francis et comme dirait ce sacré Kit « Mickaël, Fais attention on est suivi ! », je le fais trop bien, non ?"
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| Francis a la tourista |
| Lundi 29 Janvier 2007 à 23h30 |
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C'est comme ça, on n'y peut rien. Francis a voulu célèbrer la triste fin de "The O.C", la série la plus originale de l'histoire de la télévision après "Degrassi" selon lui. "The O.C" a été brutalement débarquée par le network FOX et ça Francis ne l'a pas digéré. Alors, il se cache le jour (normal plus rien ne l'attend pas même un coup de téléphone et il a fait un héritage de sa tante Alice, alors...) et sort dans les bars interlopes la nuit. Il paraît même qu'on l'a vu traîner au VIP dans une soirée du magazine "Sériefan". Un mec lui a dit, c'est cool ton costume de Chubakka mais c'est une soirée série ce soir, mec... Tout ça pour dire que Francis n'est pas là. Je sais je meuble mais bon, avouez, qu'au moins j'y mets du coeur... non ?
OK. c'est un bide, allez-y envoyez les répliques !
« Vivre vite, mourir jeune. Partir avec des sous-vêtements propres » David Addison in Clair de Lune.
« Dieu ne fait jamais d’erreur, c’est comme cela qu’il est devenu Dieu » Archie Bunker in All in the family
« Un bon chat est un chat frit » Alf in Alf
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| Francis, reviens ! |
| Dimanche 28 Janvier 2007 à 21h13 |
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Eh, non, malgré mon cri dans la nuit, Francis, l'homme qui a réussi à voir l'intégrale des épisodes de The O.C (ils sont trois au monde) ne se décide pas à faire son comeback. Le succès lui est-il monté à la tête ? Le FBI (Free Bureau of Investigation) lui a-t-il mis la main dessus pour dowloadage excessif ? Et un enlèvement extra-terrestre ça vous paraît plausible ? Francis est parti rejoindre les héros de "Heroes", il est persuadé qu'il peut déplacer des boîtes de Ricorée par la seule volonté de sa pensée... Vous imaginez la couche ?
Bon, du coup, vous voilà avec la dose minimale.
Les meilleurs répliques des séries US. C'est parti !
Ross : « Monica a raison, nous allons en discuter ici. Nous ne devrions pas nous précipiter » Rachel (excédée) : « Oh, mais qu’est-ce que t’en sais toi, tu a réussi à épouser une lesbienne ! ». Rachel et Ross in Friends
« Qu’attends-tu d’une femme qui pense que l’allergie au chocolat l’autorise à se garer sur les places réservées aux personnes handicapées ? » Frasier à propos des 112 contraventions de sa belle-sœur Marisa in Frasier
George : « Ils veulent faire une série télé ? » Jerry : « Eh bien, ils veulent que je vienne avec une idée et je n’ai aucune idée » George : « Alleeeez, ça ne doit pas être si dur que ça ? Regarde toutes les merdes qu’ils passent à la Télé ». George and Jerry, in Seinfeld
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| Interruption des programmes |
| Vendredi 26 Janvier 2007 à 15h44 |
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Des manifestants surmotivés réclamant de nouveaux tapis de souris occupant les locaux du blog, nous sommes dans l'impossibilité de vous fournir la pensée illustrissime de Francis 1er. Veuillez accepter en échange ce modeste programme de compensation.
Les meilleurs répliques de l'histoire de la télévision. (nous ne pouvons pas nous servir des dialogues de RIS qui vont servir à un site entier sur le rire dans la Police scientifique).
Répliques du jour :
« C’est comme un sauna ici » Kramer assis dans un sauna in Seinfeld
« Je sais qu’il y a des tribus en Indonésie, tu gardes ton manteau dans leur maison, ils te déclarent la guerre. » Jerry Seinfeld in Seinfeld
« Ma vie entière est un mariage lesbien » Chandler in Friends
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| The office en vrai |
| Jeudi 25 Janvier 2007 à 20h30 |
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Suite à l'arrêt de travail d'une certaine catégorie de Francis, le blog est momentanément en grêve. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. Un formulaire de remboursement vous sera distribué à la sortie du site.
La direction du site.
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| Bam dans ta face (The Tudors) |
| Lundi 25 Décembre 2006 à 21h07 |
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Si vous aviez besoin d'une raison pour dire à vos amis pourquoi HBO n'est plus votre chaine préférée...
... montrez leur simplement ce trailer de la nouvelle série de Showtime... Et dîtes leur bien que oui oui, c'est une série. (Bon ok, les séries HBO ont de la gueule, mais là, y a un putain de sujet... c'est pas du "western crade" ou du "un homme marié avec trois femmes"... si vous voyez ce que je veux dire.)
http://www.youtube.com/watch?v=-t9q8K4_F3Q |
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| Noyeau de Joel (ptit best of) |
| Dimanche 24 Décembre 2006 à 15h20 |
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Pas de post en ce moment parce que c'est les vacances. Et pis parce que j'ai une conjonctivite et que l'écran du PC me fait mal aux yeux. Et pis parce que j'ai vu Eragon, m'en suis toujours pas remis. Sur ce, un ptit best of de ces anciennes séries que vous ne regardez pas mais que vous devriez en fait.
5) South Of Nowhere / Sugar Rush : un même sujet (la quête de sa sexualité à l'adolescence), deux manières de le traiter, deux cultures différentes. Deux bijoux adolescents qui se matent trop vite : les épisodes ne durent que 26 minutes.
4) Rescue Me : tout simplement parce qu'on a jamais aussi bien filmé New York. Pour le reste, attention à la déprime, surtout en ces fêtes de fin d'année.
3) One Tree Hill : parce qu'il faut bien mettre une bonne série populaire, et que ces derniers temps les scénaristes font absolument n'importe quoi pour nous surprendre. C'était une série pour les ados, c'est devenu une série pour les fans d'humour absurde inexplicable. Pas sûr que tout le monde adhère, pour moi ça reste la série qui me fait super plaisir à regarder.
2) Boston Legal : si One Tree Hill déconne à plein tube dans le fond (les histoires proprement dites), Boston Legal part joliment dans le délire dans la forme. En vrac : de l'auto référence tout le temps, des naines qui couchent avec leur père (ou presque) et des déguisement de flamands roses tout simplement sublimes.
1) Sleeper Cell : pas encore vu la saison 2, selon une source sûre, elle serait trop courte pour être vraiment bien. Pas grave, (re)taper vous la saison 1, un chef d'oeuvre, quoi qu'en dise les quelques relous qui pensent qu'on a déjà tout dit sur le terrorisme. Pleurons ensemble sur le dernier plan, dont la musique résonne encore à mes oreilles.
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| Sautez au dessus de l'océan (One Tree Hill... Qui a dit encore?) |
| Mercredi 13 Décembre 2006 à 19h24 |
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J'adore One Tree Hill. Vous le savez, je le sais, bref, presque tout le monde le sait. C'est la série ado qui tente le plus de choses à l'heure actuelle. Mais au moment où les auteurs devraient le plus se méfier du saut au-dessus du requin (et si vous savez pas ce que c'est, je vais me faire un plaisir de ne pas vous l'expliquer), ils décident de carrément sauter au dessus de l'océan atlantique.
Soit une Peyton histérique qu'on attrape par les cheveux, qu'on traine par la jambe, qu'on fracasse contre les murs et les portes. Soit un Chad Michael en colère, qui donne des bourres-pifs, qui se fait électrocuter, qui se jette sur son ennemi. Soit un faux frère vrai psychopathe qui fait peur, qui fait vraiment peur, qui collectionne les photos imprimées (ah, l'ère du numérique...), et qui a un gros tatouage dans le dos.
Ambiance trés screamesque, avec un final entre l'indigeste et le chef d'oeuvre, l'épisode 5 de cette quatrième saison de One Tree Hill, c'est tout simplement n'importe quoi. Je me souviens d'un ami qui regarde l'épisode et me dit : putain, mais ils ont pris vraiment trop trop de drogue les auteurs ; sur quoi je réponds : mais non, fait confiance à Mark Schwahn (le prod exe), il a dit que c'était la meilleure saison ; et mon pote de rempiler sur : ah ça, c'est sur, y a pas de ventre mou dans l'épisode. (Blague de scénariste?)
Bref, c'est incongru, c'est stupide et à la fois très intelligent, c'est tout simplement du jamais vu à la télé ado américaine, entre le suicide, le sabotage et l'idée tout simplement géniale. Parce que finalement, on a beau se dire que cette fois, ils ont vraiment fait n'importe quoi, on a vraiment envie d'y revenir. Ah ouais, s'ils sont capables de faire ça, moi je veux voir ce qu'ils peuvent faire par la suite. |
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| Changement et remplacement (comment j'en suis venu à parler de One Tree Hill) |
| Vendredi 08 Décembre 2006 à 16h15 |
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Pour tout vous avouer, depuis mercredi soir, j'ai envie de comparer une série française et une série américaine que je trouve fort bien toutes les deux. Il s'agit de séries fantastiques et j'avais même prévu un titre du style : Fantastique série américaine et série française fantastique. Je devais y parler de Night Stalker (produit par Frank Spotnitz, un ancien de X-Files) et de David Nollande (avec l'innénarrable Frédéric Diefentahl.) D'ailleurs je viens de constater que la série française a très bien marché (8 et 7 millions pour les deux épisodes), elle a même battu le foot, autant dire qu'il faudra que je fasse un article dessus. Bref, il est temps de finir cette trop longue accroche et de vous dire qu'entre temps je me suis mis à la quatrième saison (en cours aux Etats Unis) de One Tree Hill. Et là, autant vous le dire tout de suite, j'ai eu qu'une envie : vous en parler.
One Tree Hill, série ado qui a démarré sur la WiiBe (et hop, un peu de pub pour nintendo pour ceux qui connaissent) et qui passe maintenant sur la CW, a connu des débuts un peu difficile. Faut dire que lancer une série dont le concept est : deux frères se battent pour avoir une place dans l'équipe de basket, c'est pas franchement follichon. En plus, y avait ce petit gars, ce Chad Michael, avec ses fausses allures de Dawson et son envie de devenir journaliste ou écrivain... Des citations à ne peut plus savoir quoi en faire, des persos bien archétypaux (la bonne copine moche mais en fait attendez un peu vous verrez qu'elle est super jolie, la petite pétasse brune, la desesperate fille toute seule chez elle, le méchant frère, le méchant papa, la gentille maman, le gentil tonton), et surtout des scènes de basket dont on a strictement rien à faire. Début poussif, difficile donc, mais qui laissait déjà entrevoir quelques belles possibilités, la première d'entre elle étant le couple fondateur de la série, qui n'a rien à voir avec celui qu'on imaginait (et oui, le héros sort avec la petite pétasse et pas avec la blonde désespérée...)
Les années passent et la série vous choppe aux tripes, impossible de décrocher de ces multiples histoires d'adultère, de meurtre, de savoir qui on est, de parents absents qui reviennent, et de mort absurdes et glauques. Scotcher à une série comme ça, on appelle ça le syndrôme Dawson. Vous avez beau savoir que c'est pas extraordinaires, qu'il y a beaucoup de choses à critiquer et qu'il y a sûrement mieux ailleurs (ne serait-ce qu'un peu de Sopranos), vous n'arrivez pas à arrêter. Et vous êtes capable de vous bouffer les épisodes en VO pure, puis de les revoir avec les soust-titre, et même de vous taper une troisième diff en français sur TF1 avec la petite soeur d'un de vos amis.
La troisième saison avait marqué un certain cap avec quelques épisodes particulièrement durs (pour une série ado, hein) et décalés : la mort de la mère de Peyton est un grand moment de "froid dans le dos", qui minimise à fond la dramaturgie et qu marche pourtant à plein régime (elle meurt seule dans son lit.) L'épisode "Columbine" marquait lui aussi la volonté des auteurs de surprendre et d'être à fond dans un contexte contemporain. Le plus dur n'était pas tant la prise d'otage que la découverte par les personnages qu'ils sont exactement ceux qu'on aime détester dans les autres séries ados : le groupe populaire qui nie presque l'existence de tous les autres. Un gros cliffhanger bien énorme terminait la saison, et les auteurs, ne sachant pas si leur show allait continuer l'année d'après, avaient même changé le titre de l'épisode à la dernière minute en un allarmant : the show must go on.
Autant dire que cette nouvelle saison devait démarrer fort, et elle ne déçoit pas. Outre le mystère du test de grossesse résolu, les auteurs mettent le paquet en transformant complètement la donne des personnages. Ainsi l'affreux papa méchant devient un être pris entre sa culpabilité et ses violents accès de colère, une maman redevient une junkie un peu dégénérée, les amitiés se déchirent et de nouvelles (inattendues) se crééent... Ok, ok, c'est un peu la règle de toutes les séries ados, mais là ils arrivent à tout caler en seulement trois épisodes, tout en gardant une unité, une identité, que peu de séries peuvent se targuer d'avoir.
Ce début de nouvelle saison nous prouve une fois de plus que One Tree Hill se prend (très) au sérieux, et cette volonté se ressent partout : les acteurs sont (pour la plupart) bons, ou du moins on leur laisse le temps d'incarner leurs personnages ; les scénarios cherchent toujours à surprendre et obéissent à une écriture stricte et efficace ; et la réalisation utilise une sorte de charte qui assure l'unité et l'identité dont je parlais avant. One Tree Hill est donc une de ses séries qui ne laisse pas indifférent, que vous détestiez ou que vous soyez chopé par le syndrôme Dawson. Pour ma part, je peux vous dire que seul à la maison à deux heures du mat, je n'ai jamais été si heureux de retourner à Tree Hill. |
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| Non, je ne suis pas mort (Beyond the break et Falcon Beach) |
| Lundi 04 Décembre 2006 à 19h13 |
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Ca fait un petit bout de temps que je n'ai pas écrit, sans doute parce que je n'ai pas vu grand chose de remarquable...
Et pourtant, je me suis enfilé la fin de Beyond the Break et Falcon Beach, deux séries pour ados qui parlent respectivement de surf et de wakeboard. Même si j'aime bien les deux shows, on peut pas dire que j'ai été particulièrement enthousiaste face à leur season finale. Il faut dire que devant le succès de ces deux séries, la chaîne (The N) a préféré interrompre les saisons pour commander plus d'épisodes pour la saison prochaine. Quand on a un poisson qui marche bien, on ne le donne pas à dévorer tout de suite... enfin je me comprends.
Mais la vraie raison pour laquelle je n'ai pas écrit une ligne depuis une dizaine de jours, c'est que je suis crevé. Ouais, je sais, c'est pas une excuse et un peu moins de bières réglerait sans doute mon problème. Et bien dîtes ça à mon dentiste, célèbre pour cette trés jolie phrase : "si la dent vous fait mal, et elle vous fera mal, prenez les médicaments habituels... ou bourrez vous la gueule, ça marche bien aussi."
La prochaine fois, on reste sur le sujet série, promis.
(Le Canapé) |
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| Le sud comme vous ne l'avez jamais vu (South of Nowhere) |
| Mardi 21 Novembre 2006 à 17h41 |
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Y a pas à dire, le monde de la fiction ado est en train de vivre une petite révolution. Avec l'émergence de Global et de The N, deux chaînes canadiennes qui vendent beaucoup de leurs produits aux Etats-Unis, on a ainsi pu voir se bousculer au portique des nouveautés des choses aussi étranges et variées que Falcon Beach et son obsession de la cocaïne, ou Beyond the Break et son obession du montage survolté. Mais rien n'avait autant bouleversé ce petit monde que la série anglaise Sugar Rush (dont nous avons déjà parlé) et son homologue américain, la trés surprenante South of Nowhere...
Et les ressemblances entre Sugar Rush et South of Nowhere, il y en a quelques unes. D'abord, visuellement, un aspect vidéo je-m'en-foutiste plutôt agréable. Peu importe que telle partie de l'image soit cramée ou que certains plans soit sous-exposés, l'important c'est d'avoir un cadre vivant, au coeur de l'action et qui suivent les personnages comme si leurs actions n'étaient pas planifiées à l'avance. D'où l'impression d'un certain réalisme, d'une constante improvisation (bien évidemment purement factice), mais aussi parfois un certain sentiment de mal de mer... Mais que l'on ne s'y trompe pas : cette réalisation est loin d'être purement improvisée et sait parfaitement ce qu'elle veut montrer ou cacher, et prouve que l'on peut à la fois être innovant et réfléchir à sa réalisation même quand on fait une série 26 minutes pour ados...
L'autre grande ressemblance entre Sugar Rush et South of Nowhere, c'est le sujet de leur première saison : les troubles d'une adolescente qui ne sait pas si elle est lesbienne ou hétéro. Si Sugar Rush traite le sujet avec beaucoup d'humour et de dérision, South of Nowhere prend le principe inverse et s'acharne à montrer la gravité d'une situation qui devrait, à notre époque, être tout à fait banal. Fille d'une famille catho, élève dans une institution où les gosses cherchent n'importe quelle bonne raison de se cracher à la gueule, petite mignonne qui attire les garçons autant que les filles, Spencer, l'héroïne de South of Nowhere en prend plein la gueule dés qu'elle émet un doute sur sa sexualité. Sexualité dont elle n'est elle-même pas du tout sûr, ce qui ne fait que renforcer son mal-être. Mais là où la réflexion de South of Nowhere se montre la plus pertinente, c'est dans l'exemple que Sugar Rush se révèle la plus complète, et surtout la moins timide. Pas d'hésitation chez les anglais : dés le premier épisode on a droit à une scène de masturbation à la brosse à dent électrique. Comment se passe la sexualité de Spencer, dans les faits, ça on en saura surement jamais rien...
Les deux séries se plaisent aussi à montrer un couple de parents en pleine crise. Les parents de Kim, qu'ils s'insultent ou qu'ils tentent l'échangisme et les partouses avec leurs voisins, nous font hurler de rire. La relation trés tendue entre les parents de Spencer est beaucoup moins drôle, mais aussi beaucoup moins factice oui simpliste. Il ne s'agit pas ici d'une trahison dans les actes (aucun des parents n'a trompé l'autre), mais dans les envies et les pensées. L'effet de ce mal-être des parents sur les enfants est particulièrement bien traité avec des réactions variées (le grand frère comprend la douleur du père, la petite soeur refuse d'ouvir les yeux sur la gravité de la situation) et parfois innatendues (comme le rappel de ses origines pour le frère adopté...)
Il y aurait encore de nombreuses choses à dire sur les qualités et les défauts de ces deux séries, mais ce n'est sans doute pas le plus important. Ce que l'on doit retenir de South of Nowhere et Sugar Rush, vu leurs succés, c'est qu'il ne faut pas avoir peur de choquer les ados avec des termes ou des situations un peu crues, les seules personnes que nous pourrions choquer ce sont les parents de ces mêmes ados. Il ne faut pas non plus les prendre pour des crétins, et ils sont parfaitement capable d'apprécier une série qui s'éloigne des poncifs, qui se permet des temps de réflexions et qui n'assène pas de grandes morales.
Ce n'est jamais trés facile de défendre des séries pour ados, surtout pour moi qui suit bien connu pour aimer beaucoup de merde. Mais là, vous pouvez me croire, voici deux séries qui n'ont pas à rougir de la comparaison avec des séries considérées comme plus classes ou plus intelligentes. Pour tout vous dire, j'ai avalé deux saisons de Sugar Rush en une dizaine de jours et l'intégrale de la saison 1 de South of Nowhere en deux jours (et pourtant, je bosse!) Je n'ai pas été autant surpris en positif par une série depuis trés, trés longtemps. Alors pensez donc, par deux!
Et là, j'ai envie de vous dire, j'ai pas de conclusion.
(Le Canapé) |
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| Gagner du temps (Angela's Eyes) |
| Vendredi 17 Novembre 2006 à 17h51 |
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Une news express pour ceux qui n'ont pas de temps à perdre à lire des trucs sur le net. Non mais dit.
Vous entendez partout parler de séries télé, vos potes matent quatre saisons par semaines et rattrapent leur retard en s'achetant les dvd de Cheers. Ils parlent des derniers épisodes en date, des dernières séries en date, et même parfois d'épisode pilote pas encore diffusé mais que eux ont déjà vu. Vous en êtes à la saison 5 d'Alias quand eux ils en sont à l'épisode 8 de Heroes. Et quand vous arrivez, triomphal, avec une série que vous pensez inédite (oh putain les gars, j'ai découvert un truc de ouf ça s'appelle Vanished), ils vous regardent de haut parce qu'ils ont déjà vu mieux depuis (bah, Vanished c'est ni plus ni moins que Kidnapped version Fox, tu sais...) Bref, vous êtes dans la merde parce que contrairement à eux, vous, vous avez une vie sociale, un vrai travail et surtout vous passez tellement de temps au bar que vous avez du mal à vous coller une série lorsque vous rentrez à une heure du mat pendant la semaine. Mais ne vous inquiétez pas, Lifetime, une toute petite chaîne américaine, l'équivalent de notre Teva nationale, a pensé à vous.
Soit disant Angela's eyes serait l'histoire d'une agent du FBI qui aurait un don : celui de savoir si les gens mentent ou disent la vérité. Déjà, bam, dans le concept on a un peu de CSI et un peu de Smallville (bon ok, un peu de cop-show et un peu de surnatural-for-teenager-show.) Mais rajoutez à cela qu'elle a un papa agent secret qui a trahi le gouvernement et là hop, vous avez un peu de Alias. Mais il ne faut pas oublier qu'Angela a des histoires amoureuses tristounettes et là on met une pincée de n'importe quelle série romantique (bon allez on va dire Related parce que j'adorai l'année dernière.) Ca m'étonnerait pas que des flash back fassent leur apparition (Lost) et que le split screen viennent renforcer les scènes d'action (24), ou pourquoi pas qu'Angela cherchent à faire évader son père de prison (Prison Break.)
Si vous ne connaissez quasiment aucune des séries que j'ai cité, alors jetez vous sur Angela's Eyes, une bonne manière de rattraper votre retard. En un épisode vous en aurez vu en fait cinq ou six soit un gain de temps de 220 à 252 minutes autant dire quasiment quatre heures.
Non, non, ne me remerciez pas, remerciez Lifetime, une chaîne qui pense à vous les femmes. Quoi vous n'êtes pas une femme? Mais putain fallait arrêter de lire quand j'ai parlé de Téva! Raaahhhhh vous alors...
(Le Canapé) |
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| Mettez un peu de sucre dans votre vie (Sugar Rush) |
| Lundi 13 Novembre 2006 à 20h22 |
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S'il y a bien deux choses que je déteste, ce sont l'accent anglais qui rend certains acteurs incompréhensibles (ah, et dire qu'il y a encore dix ans on parlait d'accent américain...) et les séries en 26 minutes. Enfin pas toute, hein, loin de là, mais faut dire que la plupart des 26 qu'on nous a servi ces dernières années étaient passablement pourries (qui se souvient de Four Kings, de Committed et autres looseries sans noms?) Et pourtant, une petite série anglaise a tout foutu le bordel dans ma tête. Vous me direz, c'est une série pour ado... enfin avec des ados... parce que pour ados... ça demanderait franchement confirmation.
Sugar Rush, c'est l'incroyable histoire d'un tout petit show anglais, tout de même adapté du best seller anglais du même nom, et qui a fait son trou sur channel 4, au point de se voir commander une troisième saison. OK, comme ça, seulement trois saisons ça peut paraître dérisoire, mais en fait pas du tout. Et ce, pour plusieurs raisons.
Premièrement, Sugar Rush se présente comme une série pour ados. Les héroïnes ont seize ans, et ont des problèmes d'ados de seize ans (sic! si j'avais eu leurs problèmes, je sais pas si je serai encore là pour en parler!) Et les séries pour ados, qu'elles soient anglaises ou françaises, ont tendance à durer un été puis disparaître dans les tréfons de l'oubli. Bon, ok les pursites me diront que et alors? (as if en VO) a bien duré ses quatre saisons et c'est même vu attribué un remake américain, et je répondrai que vous me saouler à toujours me contredire. Bref, retenez juste que j'ai pas d'exemple en tête, mais que les séries ados pas américaines durent rarement plus d'une saison.
Deuxièmement, Sugar Rush est tout sauf une série pour ados classique. Imaginez quand même que dans la première saison nous avons : la mère qui se fait prendre en levrette sur la table de la cuisine, des scènes de masturbations avec une brosse à dent, un enfant qui tue son cochon d'inde dans de la peinture bleue, un langage à la limite de l'ordurier et moult discussion sur toutes les pratiques sexuelles avouables. Dans l'ordre et le désordre. Bref, que des choses qui feraient hurler nos directeur de programme français, que des choses que connaissent les ados d'aujourd'hui et qui leurs plaisent. Là encore, as if avait déjà ouvert pas mal de portes, mais Sugar Rush les garde grandes ouvertes.
Troisièmement, Sugar Rush est une série drôle, mais pas du tout second degrés, comme peut l'être un The OC. Impossible de regarder la série à travers le prisme de la dérision, comme on peut le faire même avec une série aussi bonne que One Tree Hill ou Dawson (ah, moi et mes goûts qui font peur à tout le monde...) Sugar Rush aborde de multiples sujets trés... tendancieux... et les traite vraiment, de manière abrupte et particulièrement réfléchie. On n'avait pas vu de série aussi intelligente depuis Les Sopranos, Sleeper Cell et Battlestar Gallactica, c'est dire...
Pour ces trois raisons, qui sont les raisons pour lesquelles les séries françaises pour ados ont bien du mal à percer (regarder les coprods qu'on fait, style 15a, une série gerbante sur le milieu du tennis), et les raisons pour lesquelles une série comme Sugar Rush peut faire la nique aux grandes séries américaines sur le même public. Cet été, Coeur Océan, diffusé tous les jours sur France 2, a ouvert une légère brèche en amenant feuilletonnant, thèmes autour du sexe et discussions un peu osée dans une fiction ado française ronronnante et gonflante. Mais il nous manque encore la réalisation furieuse, les acteurs bons et surtout l'envie des chaines de faire plaisir aux ados sans avoir peur de les choquer. Croisons donc les doigts pour l'avenir.
Bien entendu, vous ne devriez pas regarder Sugar Rush juste parce que c'est une meilleure série que les fictions françaises pour ado. Vous devriez la regarder parce que, malgré quelques situations un peu too much, c'est un bijou comme on en fait rarement, une claque à la fois visuelle et sonore (aaaahhhh cette BO magnifique!), une oeuvre complète, bref un chef d'oeuvre qui n'a à rougir face à personne. Courez donc prendre votre fix de sucre.
(Le Canapé) |
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| Ceci n'est pas un mea culpa (House MD) |
| Mardi 07 Novembre 2006 à 18h52 |
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Le bon docteur House est en train de me guérir. A deux épisodes de la fin de la saison deux, il est temps de faire un bilan. En attendant le final, que l'on pourra enfin comparer à tout ce que vous voulez (cf un ancien article qui a fait trembler les fondations de ce site internet!)
Un premier constat s'impose à mes yeux, et va me valoir les critiques incessantes de mes contemporains. House est une série à formule, qui continue d'enrichir mais surtout de stigmatiser encore plus les différents points de cette formule. Ce qui lui vaut ce petit air de CSI, l'autre série à revendiquer autant sa formule. J'entends déjà vos esprits qui s'échauffent, alors j'enchaîne vite sur un autre point.
LA différence avec la plupart des séries franchisées CSI ou Bruckheimer (les FBI, les Close to home et compagnie), c'est bien entendu le personnage de House. Absolument détestable, on adore tous justement le détester. Haut en couleur, voici enfin un personnage impertinent dans la ligne droite des Simpsons ou de Family Guy... diffusés justement par la même chaine. C'est à croire que la Fox cherche à se différencier autant en repoussant les limites du foutage de gueule (via The O.C. sans doute l'une des séries les plus incomprises du siècle), que par l'impertinence caustique. Dans un sens, House comme les séries cités ci-dessus permettent à la chaine de se créer une véritable identité, loin du marasme et du clonage du trio ABC-CBS-NBC.
Un point négatif (enfin, selon la plupart d'entre vous, car qui a dit qu'être une série à forume était un défaut?) et un point positif, il faut donc que je retombe sur mes pattes avec une autre critique négative. Le début de cette saison est long, pénible et particulièrement faible. Pas attractif pour deux sous, les trois premiers épisodes en deviennent même plombant et peuvent décourager le plus fidèle d'entre les fidèles de la série. Bref, on se la coule douce au pays de "je suis la meilleure série de l'année dernière" et on risque gros. Heureusement, rapidement les scénaristes reprennent du poil de la bête et relance ces intrigues à demi feuilletonnante qui donnent de l'épaisseur à des personnages qui n'en avaient pas (et là je parle bien entendu de tout le personnel qui entoure House.) La série retrouve par deux moment un trés bon rythme de croisière : lorsque House tente de renouer avec son ancienne copine (formidable Sela Ward, déjà magnifique dans Once and again) et lors de l'affrontement Cameron contre Foreman.
Pour faire une conclusion un peu "choquante" comme les aime tant certains de mes amis (qui vont encore m'accuser de faire du tf1), House n'est pas si différent d'une des trés bonnes séries de la franchise Bruckheimer, en l'occurence CSI New York. En écho au personnage de House se trouve le personnage de Mac, et à l'impertinence répond un humour noir tout autant jouissif. Là où la série des flics se révèlent meilleur que celle des docteurs, c'est bien entendu sur les intrigues policières, souvent mieux ficelées mais surtout beaucoup plus accessibles que les sempiternelles "si ce n'est pas une attaque virale, c'est une bactérie de type A. Ou la maladie de William Shatner. Non, il a été testé négatif aux ansiotopiques biphasiques." Mais House met clairement la pâté à CSI NY sur la crédibilité des personnages, la qualité des intrigues feuilletonnantes et l'intelligence rare des propos tenus.
Et puis surtout House est une série fun, fun comme on en a pas vu depuis longtemps, une série devant laquelle on a envie de se caler, non pas pour savoir ce qui va se passer ensuite, mais juste parcequ'on l'apprécie. Et ça c'est encore plutôt rare pour pouvoir le signaler.
(Le Canapé) |
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| Melting Pot, deuxième (encore Lost) |
| Jeudi 02 Novembre 2006 à 17h56 |
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Il y a des gens qui sont capable d'une réfléxion hallucinante en ce qui concerne des séries qu'ils détestent. Ainsi le cas de la charmante jeune fille citée dans le précédent article. Avec sa jolie petite frimousse et ses grands yeux noirs, on pourrait la prendre pour une de ces petites brunettes qui officient dans Laguna Beach. Une crétine donc. Il n'en est rien. La demoiselle n'est ni plus ni moins que la découvreuse (ça se dit ça?) d'une théorie sur Lost dont voici la seconde partie. Accrochez vous...
Nous l'avons déjà vu, Lost est à la fois une série de métaphore du melting pot de la population américaine, et une métaphore sur la diversité télévisuelle qui règne dans le pays de l'oncle Sam. Mais les faits ne s'arrêtent pas là.
Par le biais de ses différents personnages tour à tour mis en avant, Lost reprend le principe même du spin-off. Pour ceusse qui l'ignorent, un spin-off est une série dérivée d'une première série dont un personnage secondaire devient le personnage principal. Plus clairement, Angel est un spin off de Buffy. Vous suivez? Et bien Lost génére ses propres spin off au sein de ses épisodes. Ainsi le vile Sayid, méchant pas si méchant dans le pilote, devient par la suite le héros de sa propre série dans un (voir plusieurs) des épisodes.
Mais Lost va encore plus loin en mélangeant parfois les différents spin-off auto-généré. Et vous savez ce que c'est ça? Et oui, c'est un cross-over (alors pour ceux qui l'ignorent... bah disons CSI Miami qui rencontre CSI New York, ça vous va?) Et oui, souvenez vous cette scéne à l'aéroport où tous les personnages se croisent... BINGO!
Si Lost mèle à la fois ses spin-off et ses cross-over, si elle réprésente aussi tous les genres de la télé américaine, alors il n'en faut pas plus pour dire que LOST EST UNE META-SERIE, soit une série qui reprend, génére et fait perdurer tous les systèmes inhérents au mode de fabrication de son propre support (raaaaahhhhh, j'adore faire ce genre de phrase qui ne veut sans doute pas dire grand chose, mais bon c'est à vous de comprendre mon mode de pensées.)
Bref, Lost est une oeuvre d'art contemporain.
Et cette fois, c'est vous qui allez recommander un demi.
(Le Canapé) |
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| Melting Pot ou Pot Pourri? (Lost) |
| Lundi 30 Octobre 2006 à 16h01 |
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Il y a des soirs comme ça, où vous allez au cinéma pour voir un film, et vous vous retrouvez à discuter autour d'une bière en attendant un autre film. Finalement vous allez voir un autre film (qui n'a rien d'un film, mais bon passons) et vous vous dîtes que si ce n'était pour la charmante jeune fille qui vous accompagnait, vous auriez peut-être pu rester chez vous à regarder une pauvre série inconnue (tiens, pourquoi pas Angela's Eyes.) Ouais, mais dans ce cas, vous auriez manqué une conversation sur Lost qui pourra, peut-être, changer la face du monde...
Lost repose avant tout sur une équipe de personnages divers et variés, qui n'ont, apparemment, aucun liens entre eux. Première erreur. En effet, cette variété de personnages n'est pas sans rappeler le panel des spectateurs de l'émission de Morandini sur Direct 8, soit un panel autant représentatif de la France que mes fesses sont représentatives des fantasmes féminins (sur les fesses justement.) Les persos de Lost forment un ensemble extrêmement cohérent qui n'est rien d'autre qu'une pauvre métaphore du melting pot américain, même quand ces personnages viennent d'un autre pays. Ainis, on a autant de riches que de pauvres, de gros que de maigrichonnes, de blondes abruties que de brunes aguicheuses. Sans oublier un noir noir-américain, un noir plutôt français, une portoricaine, un gentil / méchant (ça dépend du temps qu'il fait) arabe et même un couple d'asiatiques dont seule la femme parle anglais car il est bien connu que les hommes aux yeux bridés refusent d'apprendre la langue du pays dans lequel ils sont et se contentent de faire des nems ou de tabasser les gentils naméricains. Lost brasse donc large, fière de représenter une amérique à l'immense diversité ethnique, sociale et religieuse.
Vous me direz, c'est pas si grave, et même, en un sens, c'est pas plus mal. Même si, bon, y a pas encore eu de nains, mais ça ne saurait tarder. En plus des centaines de séries ont déjà fait ça. Alors il est où petit malin ton gros truc du début? Tu serais pas une fois de plus en voiture de nous mener en avion (oui, alors là c'est pour tous ceux qui regardent les pubs pour voyages sncf*, qui sont fabuleuses.)
Que nenni, non! Aprés avoir pointé du doigt la partie émergée de l'iceberg, je vais vous parler maintenant de ses profondeurs. Souvenez vous : les intrigues de Lost sont toujours partagées selon deux époques. Il a l'actuelle, celle où se déroulent les faits sur l'île, et il y a l'autre, celle du passé, des back-stories, du temps des regrets et des confitures de mirabelles. La transition se faisant par un gros bruit sourd qui n'est pas sans nous rappeler le principe de la madeleine de monsieur Senna**.
Et ce sont ces back-stories qui, justement, nous interpellent autour de notre bière (ah oui faut suivre.) Car selon le personnage auxquelles elles se rattachent, ces back-stories changent de genre et peuvent parfois même faire des références directes à d'autres séries. Ainsi, Anna Lucia permettait aux auteurs de caler un peu de NYPD Blues ; Sayid permet de refaire Over There ; le couple d'asiatiques rappellent les films de Ang Lee (ouais, pas Hulk ou le cassage de dos de la montagne) ; notre bon docteur Jack est tout droit sorti de Urgence (ou de Grey's Anatomy, selon qu'il pleure sur son papa ou qu'il sauve la vie de sa femme) ; Kate n'est rien de plus qu'un Jack Bauer mixé à du Fugitif au féminin ; Locke est un Mac Gyver des temps modernes ; Claire nous rappelle notre erreur de jeunesse (Roswell) ; et même Boone nous rappelait les meilleures heures de Queer as folk.
Lost est donc une double métaphore de l'amérique. Métaphore du melting pot humain qui la compose, et métaphore du melting pot télévisuel qui fait des jaloux en france.
Je sais qu'en fait toute cette réflexion ne sert absolument à rien, mais que voulez vous, nous ne sommes pas de grands philosophes quand nous attendons au bar. Sur ce, j'vais reprendre une pinte.***
(Le Canapé)
* Purée, mais qu'est-ce que je fais comme pub moi dans ce post! ** Senna, Prost, Proust... j'suis déjà fatigué et on n'est que lundi! *** Et un merci tout particulier à mamzelle la vie, sans qui cet article n'aurait jamais vu le jour. |
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| La meilleure série de l'année dernière (Sleeper Cell) |
| Samedi 28 Octobre 2006 à 16h33 |
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En fouillant mes séries de l'année dernière...
Je me suis dit que je pouvais bien faire un post rapide. Ben ouais, parce que je suis retombé sur Sleeper Cell, et sur sa fin, et que je me suis demandé si j'avais vu depuis une autre série aussi bien. La réponse est non. Malgré quelques petites erreurs, Sleeper Cell reste l'une des plus belles réussites de ces dernières années, et je vous parle même pas de la musique qui déchire tout et qui aurait du sortir en CD de la même manière que celle de Battlestar. Tiens c'est curieux, mes deux séries préférées parlent beaucoup de politique. Ca veut dire que je grandis docteur?
(Le Canapé)
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| Femmes de pouvoir. (Commander in chief, L'Etat de Grace, The Queen) |
| Jeudi 19 Octobre 2006 à 16h34 |
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Alors oui, autant le dire tout de suite, je parle aussi d'un film (The Queen, pour ceux qui n'auraient pas compris), mais c'est exceptionnel. Puisque nous, les garçons, nous sommes, dans la plupart des cas, fascinés par les femmes, il était de bon augure de se pencher sur le cas de ces femmes de pouvoir qui envahissent nos fictions, que ce soit au grand ou au petit écran, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou en Angleterre.
Pour ce faire, je voudrais que vous vous imaginiez dans une salle de classe, avec les bons, les mauvais et les inconstants élèves. Vous y êtes ? On peut commencer.
Parlons en premier de Commander in chief. La série nous présente une certaine Mackenzie Allen qui, part un coup du sort, prend quasiment le pouvoir et devient la première femme présidente des états-unis. Dés le premier épisode, les scénaristes se motnrente plutôt courageux : Mac n'est pas élue, c'est juste une vice-présidente guignolesque, qui profite de la mort du vrai président pour prendre la place de chef d'état. Pas une personne particulièrement recommandable, me direz-vous, et pourtant... Mac ne fait partie d'aucun parti (justement) et est bien décidée à faire bouger les choses. La série se concentre surtout sur le politique, pas vraiment les coulisses du pouvoir, mais bel et bien son utilisation : Mac essaie de faire passer des lois, Mac doit gérer des crises internationales, Mac doit déjà penser à sa réélection. Le pan familial passe un peu à la trappe et on ne va pas s'en plaindre. Le peu qui est développé est déjà à la limite du supportable (oh mamie, on peut organiser une fête dans la Maison Blanche? Mais bien sûr les enfants, tenez achetez ce que vous voulez.) Bref, dans l'ensemble, ce n'était pas une grande réussite, mais une série plutôt convaincante, sympathique, qui devait bien faire partie de mon top 15 à l'époque de sa diffusion...
En France, on nous a servi trois mercredi d'affilé L'Etat de Grace. Autant vous l'avouer tout de suite, je n'ai vu que deux épisodes, le 3 et le 4. Pouf pouf pouf. Pas trés motivante cette histoire de femme présidente de la france, élue, elle, par le peuple français. Une autre différence avec Mac, c'est que Grace se préoccupe plus de ses petits problèmes personnels que de la politique à mettre en place. Le principal ressort des épisodes que j'ai vu était : va-t-elle garder son bébé ou rester à la présidence? Alors que Mac, pendant ce temps, négociait avec la Corée du Nord pour récupérer des soldats américains en mission d'espionnage tout en essayant d'éviter une guerre nucléaire. Ouais, pour le coup, y a un gouffre. Faut dire aussi qu'en France, on n'est pas trés doué pour parler politique, surtout à la télé. L'Etat de Grace manque donc complètement son sujet. Cependant, on ne peut pas lui reprocher sa forme. Malgré quelques mauvaises idées (commes les sempiternels visions ou cauchemard censés reprendre des expressions au pied de la lettre - ah Ally Mac Beal, tu nous auras fait beaucoup de mal - ou la superficialité honteuse des split-screens), L'Etat de Grace tente de méler trois niveaux d'intrigue dans une cinquantaine de minutes. Les séquences sont courtes, essaient d'aller droit au but, et la réalisation est plutôt soignée. Bref, quelques petits pas vers les séries américaines. Un coup d'essai loupé, certes, mais un coup d'essaie quand même.
Enfin, sur le GRAND écran si majestueux, voila un GRAND film d'un GRAND réalisateur, Stephen Frears, sur une GRANDE dame : the queen d'angleterre. Encore une fois, une femme au pouvoir qui ne se revendique d'aucun parti (alors quoi, les femmes n'ont pas d'opinion tranchée, c'est ça?) Plongée au coeur de la tourmente post mort de la Princesse de Galle, la Queen fait tout de travers et choque son pays. Là aussi, rien sur le pouvoir, mais bel et bien tout et n'importe quoi (enfin surtout n'importe quoi) sur l'image, le paraître, qui sied si bien à nos femmes politiques. Une heure quarante de blabla plus tard, je n'en aurai retenu qu'un bien triste constat : je dors mieux dans mon canapé que dans la grande salle de l'UGC des Halles.
Mais revenons un peu dans la salle de classe dont je vous parlai au début. Il y a le bon élève, ici Stephen Frears, qui nous pond un devoir bien documenté mais finalement complètement à chier. Que fait-on? On le gronde un peu et on lui dit de se reprendre. Il y a l'élève inconstant, capable du pire comme du meilleur. En commettant Commander in chief, il nous a un peu surpris, mais autant en positif qu'en négatif. Nous lui dirons que continuer sur cette voie, mais d'être plus exigeant envers lui-même : il a les capacités pour réussir. Et puis il y a le bon dernier de la classe, la série française. En découvrant l'Etat de Grace, il est clair que ce n'est pas un bon devoir. Certes, mais il y a un effort, une envie de faire mieux, et on sent que notre élève pourrait en tirer quelque chose. Que fait-on? Personellement, je l'encouragerai.
Mais voilà, nous sommes en France, où la logique de la hache est encore pire qu'aux etats-unis (logique de la hache? si un bras ne te convient pas, prend une hache et coupe le.) On chie dessus. Et on en vient à cette phrase d'un dirigeant de France 4 : vous savez, les gens vont vite se lasser des séries.
Plus de dix ans de retard, et voilà qu'on tente de prendre trente ans d'avance. Pinaise, si seulement une femme dirigeait TF1!
(Le Canapé) |
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| Dieu a tué Kirk, heu Mike (Full House et Growing Pains) |
| Lundi 09 Octobre 2006 à 11h08 |
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A la lecture du titre, vous vous êtes peut-être dit que ça y est vous alliez découvrir deux nouvelles séries inconnues et que ça allait être trop de la balle et que pour une fois ce site servirait à autre chose qu'à provoquer des polémiques futiles sur House...
Et bien vous auriez tort! En fait vous connaissez déjà ces deux séries, et si vous avez à peu près mon âge ou un peu plus ou un peu moins (comme ça, je touche large), vous en avez probablement été fan. Full House est plus connue chez nous sous le titre La Fête à la maison, tandis que Growing Pains s'est subitement transformé en Quoi de neuf, docteur?
Ca y est, vous avez soufflé, vous avez repris vos esprits, vous vous êtes remis du choc des souvenirs provoqués en vous par l'évocation de ces programmes qui ont très souvent accompagnés nos longues après midi après l'école (mon dieu que cette phrase est mal formulée mais que voulez vous, moi aussi je suis sous le choc.) Reste que vous vous demandez toujours : mais diantre! quelle peut-être le rapport entre ces deux séries?
Le lien se fait tout simplement par la famille Cameron. Candace incarnait TJ, l'adolescente boulote à face de cochon si souvent copiée par la suite, et Kirk, son frère, était le rebelle je m'en foutiste et glandeur, grand frère de la famille Seavers*. Candace m'a toujours insupporté et il faut bien avouer que je suis heureux de ne pas l'avoir revu à la télé depuis. Mais si vous faîtes un tour sur ce site, vous pourrez constater qu'elle ressemble quand même moins au cochon de sa jeunesse qu'à une américaine tout ce qu'il y a de plus classique (faut qu'elle se fasse refaire le nez quand même ) : http://www.candacecameronbure.net/news.php
Par contre, Mike était mon idole. J'avais envie de lui ressembler, j'avais envie de l'avoir comme grand frère, j'avais envie qu'il reste toujours dans mon petit écran, mais la série n'a duré que sept ans alors voilà, zou, plus de Mike, enfin de Kirk de son vrai nom. Mike c'est quand même celui qui m'a inculqué toute ma philosophie de vie : fais en le moins possible, et si tu peux fais en encore moins.
Alors je ne peux que vous dire ma douleur quand j'ai découvert que le jeune homme est devenu ça : http://www.wayofthemaster.com/ Ouais, un demi-animateur de show religieux, un acteur qui revendique un retour à la morale de Hollywood, un mec qui fait son plan de carrière en fonction de l'église. RAAAAHHHHHH! Je remet pas en cause sa religion, le mec il fait ce qu'il veut avec son cerveau, mais quand il assène qu'il peut prouver en trois minutes, sans référence à la foi ou à la bible, que la théorie de l'évolution est une fumisterie, ça me fait hurler. Putain, mais t'étais le mec qui incarnait la paresse, qui revendiquait l'égocentrisme, et qui sortait avec un maximum de filles simultanément!
Tristesse et découragement, ce matin, dans des locaux sombres. Dehors, il fait gris. Un bruit de moto qui passe dans la rue d'en bas.
Dans ma tête, il n'y a plus qu'un rêve d'enfance brisé.
(Le Canapé)
*Oui, alors si vous n'avez jamais regardé l'une ou l'autre série, et si vous ne comprenez rien à ce que je dis, ben allez vous choper des dvd et rattraper votre retard. Je peux pas vous aider, là, moi. |
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| Self Inflicted (Battlestar Galactica) |
| Vendredi 06 Octobre 2006 à 12h05 |
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Et ben voilà, je suis au taf, et j'ai fait une connerie.
Bon d'abord je suis allé sur le site de l'eurovision pour voir qui on avait présenté en 2006. L'histoire est un peu plus compliqué que ça, en fait on cherchait le nom du boy's band qui chantait OumaOumaYé OumaOumaOumaYé (si t'as la réponse, envoie moi un mail.) Donc, la personne qu'on a envoyé c'est... Virginie Pouchain (qui chante sur des paroles de Corneille.) Bon, ça c'est pas drôle (quoi que...) mais après hop je zappe sur qui représente Monaco. Surprise : c'est Séverine Ferrer! Mais si, la petite qui présentait Fan de. Bref, elle chante la Coco Dance et comme sur le site y a les clips, je me prend un bon fou rire. Un truc qui peut pas vous sortir de la tête, je vous jure.
Aucun rapport avec les séries? Ben justement si. Parce qu'après je me met à traquer les vidéos sur le net, et comme youtube marche pas sur cet ordi, je vais voir des trucs ailleurs... comme sur tv.com. Et là bam, voilà t'y pas que je me colle la pub de la saison 3 de Battlestar Galactica (si vous avez toujours pas vu les deux premières, allez vous pendre.) Bon autant vous dire que là maintenant tout de suite je veux rentrer chez moi, me coller face à ma télé et attendre le double épisode de ce soir.
Voilà je vais pas tenir et là j'ai hého coco dance dans la tête.
(Le Canapé, déjà ça va mieux.) |
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| Et si Gigi n'avait pas besoin de concept ? (What about Brian) |
| Vendredi 06 Octobre 2006 à 10h55 |
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Ca fait un moment que je me demande ce qui va se passer quand Gigi (comprenez par là J.J. Abrhams), le créateur de Lost, Alias et Six Degrees, n'aura plus d'idée de concept. Parce que finalement, le monsieur sait bien nous vendre des trucs où on en prend plein la gueule pendant les douze premiers épisodes, mais après ça ramouille. Souvenez vous de Alias et le mystère du SD6, de Lost et de son île, de Reunion et son tueur qui est là glissé sous nos yeux mais on ne le voit pas. Alors s'il n'a plus d'idée de concepts forts, il fait quoi? Il va pas venir nous vendre une série genre : alors c'est des potes et... voilà.
Ben en fait si, et il l'a même déjà fait. Pour tout vous dire, y a une série de lui qu'on oublie souvent, sans doute en raison de son impopularité en France, Félicity. On y voyait déjà la passion de Gigi pour les persos un peu torturé mais crédible (bien entendu, je ne parle pas de la fin de la série, quand Félicity voyageait dans le temps - si, si je vous jure.) Et là, Gigi revient avec une série zéro concept, markettinguement peu viable, une espèce de truc impossible à vendre, qui n'est ni un vrai serialized show, ni une série formule, juste un truc un peu bâtard entre les deux, qui fait un peu penser aux séries ados, mais pas vraiment en fait.
Ce truc, ça s'appelle donc What about Brian. Et c'est plutôt bien foutu finalement. Les persos sont sympathiques et complexes ; les intrigues, nombreuses, résonnent toutes les unes avec les autres ; les épisodes sont denses (un peu trop même, mais pour une fois qu'on a un truc à se mettre sous la dent dans une série, on va pas s'en plaindre...)
Bref, y a pas grand chose à en dire, juste que c'est sympa. Ah si, le pitch quand même (enfin si on peut appeler ça un pitch) : seul célibataire dans un groupe de trentenaires, Brian... heu... putain mais qu'est-ce qu'il fout Brian?
Regardez au moins la première saison, elle ne fait que cinq épisodes, et pis je suis sûr que certains d'entre vous vont se prendre au jeu et attendre avec une certaine impatience, comme moi, la saison 2.
Le Canapé... pas très en forme. |
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| MedShow vs MedShow (House MD vs Grey's Anatomy) |
| Jeudi 28 Septembre 2006 à 11h33 |
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Hier, match au plus haut de la compétition des medical show sur ma télévision. Le début de la saison deux de House affronte la fin de la saison deux de Grey's Anatomy.
Le premier épisode de House se pose tranquillement avec son histoire de condamné à mort. Ca fait toujours plaisir de retrouver tous les personnages, la petite mignonne là qui veut se taper le vieux docteur, et pis le ptit anglais prêt à tout pour réussir, moi je les aime bien. Bien sûr le caractère irrascible de House fait toujours aussi sourire et il prend même une ampleur phénoménal lors du second épisode quand il se moque du courage d'une petite cancéreuse. Mais y a toujours quelques ralentits insupportables, une musique à chier et des faux moments touchants qui font comme des grosses boules indigestes au sein d'une des meilleures séries du moment. Dommage.
Grey's enchaîne trois épisodes secouants, et malgré le coup du intel va-t-il mourir, on est plutôt surpris. Scène hautement angoissante dans la chambre de Dennis, le malade qui n'en fini pas de mourir, scène hautement humoristique lorsque le chef impose à tout le monde de se rendre au bal de promo, scène crispante de Meredith qui hésite entre deux hommes (mais je suis là moi, je suis là!) Les scénaristes ont trouvé un moyen astucieux pour faire parler les personnages de leurs problèmes sans recourir au traditionnel psy, les intrigues secondaires explosent, et le cliffhanger (le premier, pas le deuxième) de fin de saison est phénoménal. La thématique de l'enfulte est au coeur du propos, exploitée à son maximum dans la scène avec Doc (le chien), et dérivée sur tous les niveaux de lecture. Bref, je m'enflamme et je peux pas dire grand chose à moins de vous spoiler.
Moralité : victoire par KO pour Grey's Anatomy. Reste que House m'a souvent surpris, et j'attend beaucoup de cette saison deux que j'ai en retard. Quant à Grey's, je vais attendre un peu avant de me lancer dans la saison trois, le temps de profiter un peu, de l'angoisse dans laquelle peut nous laisser un trés bon dernier épisode de saison!
Le Canapé.
Quote : la nouvelle série 52 de France 2, L'Etat de Grace, vient de se vautrer. Ultra KO par mise à mort subite. J'ai pas vu, mais je trouve ça dommage quand même. Allez, lachons un peu nos belles séries US pour voir ce que nous réserve les français. Pour la peine, vendredi, je me mate Homicice. |
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| Petite annonce n°2 - envoyez vos dons |
| Mardi 26 Septembre 2006 à 18h05 |
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Bonjour, nous sommes de jeunes auteurs français en quête de producteurs. Le problème, c'est qu'eux ne sont pas en quête de nous. Il faut dire que Mademoiselle Navarro, nous on fait pas. C'est pour cette raison que nous lançons le Syndicat des Jeunes Auteurs Qui ne Veulent Pas écrire pour RIS. On cherche à placer des projets de 150 épisodes en ultra-feuilletonnant à 3 intringues avec back-story à mouvement aléatoire et enjeu flottant. Le dernier producteur a qui on en a parlé s'est immolé devant nous avec son briquet Dupont. Du coup, on imagine tous les scénarios (scénarios ! auteurs ! trop fort...), créer notre propre chaîne qui diffuserait nos séries sans se préoccuper du public (on nous a dit que ça existait déjà, ça s'appelle T.. comment ça s'appelle déjà TF1 ! oui, c'est ça TF1 !) ou bien jouer nos séries en public ce qui s'apparenterait assez à du théâtre il est vrai. Bon, envoyez vos dons au SJAQVPERIS.
Stéphane Bochecaud, Jean-Jerome Habrame et David Chaise (Le grand maître)
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| Je reste avec elle (Grey's Anatomy) |
| Mardi 26 Septembre 2006 à 12h28 |
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Si en ce moment je ne poste pas trop, il y a une raison. Bon une raison en plus du fait que j'ai un vrai travail et que ça prend du temps tout ça. La raison ou plutôt la cause de mon manque de sujet à poster, c'est que je ne regarde plus qu'une seule série, Grey's Anatomy.
En fait c'est pas tout à fait vrai (oui, vous constatez que je commence sérieusement à contredire tout ce que je dis.) Je regarde aussi un peu de Desperate Housewives, mais j'avoue que je trouve pas grand chose à en dire.
Alors que Meredith, elle, berce mes nuits. Je m'endors tranquillement aprés avoir regardé un ou deux ou trois épisodes, et je pense à son petit sourire en coin, à ses yeux pétillants, à sa voix cassée, à sa queue de cheval (pour ceusse qui l'ignorent, je suis un très grand fan de la queue de cheval, il n'y a aucune métaphore à voir dans cette phrase, laissez moi en paix et aimer certaines coupes de cheveux bordel!) Suis-je amoureux de Meredith? Ah, je pourrai difficilement le nier. Est-ce la seule raison pour laquelle je regarde cette série? Non, non et non.
Ce que j'aime chez Grey's Anatomy, c'est que c'est la première série pour ado qui se déroule dans un hôpital et pas l'inverse (ben oui, souvenez vous de Docteur Doogie, ou Doogie Howser MD, putain je me la pète.) Les personnages sont tous des enfultes (je préfère ce terme à adulescents qui me fait penser à des bulles de savon, allez savoir pourquoi), qui refusent éternellement de grandir mais y sont bel et bien contraints. Ben moi, ça me convient très bien, parce que je suis typiquement dans cette phase. Et voir une série qui me dit hey, c'est pas grave de refuser de grandir, de refuser d'être un adulte et d'apprécier des trucs à la con style manger du fromage de chèvre trempé dans du chololat chaud même si ça se fait pas, forcément, ça me rend heureux.
Je sais que vous êtes plein à critiquer le manque de réalisme de l'hôpital, les intrigues sentimentales pas toujours exceptionnelles (quoi que, franchement j'aimerai bien savoir qui avait prévu ce qu'il allait se passer entre George et Meredith) et une réalisation très très traditionnelle. J'ai envie de vous dire que je ne veux pas de réalisme, que je veux pas d'une série super bien réalisée, que je ne veux pas me prendre la tête sur cette intrigue là, elle est pas crédible, il est clair que Meredith ne réagirait jamais comme ça si elle était réelle. Ce que je veux, c'est une série qui me mette dans un petit cocon, qui me berce tranquillement pour aller dormir et qui me fasse rêver.
Meredith me fait rêver. La série aussi. Que demander de plus?
Alors, au risque de faire de la peine à Vic Mackey, je reste avec elle. Je reste avec Meredith.
(Le Canapé)
Update : Grey's saison 3 fait la nique à CSI! Rah, je savais bien qu'il y avait un dieu de l'audimat! |
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| Scène culte pour série crade (Lucky Louie) |
| Mercredi 20 Septembre 2006 à 19h00 |
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Si vous ne l'avez pas encore fait, jetez vous sur la première scène du premier épisode de Lucky Louie, la sitcom tournée en public de HBO. Vous pouvez même trouver une vidéo de ce magnifique WHY? sur youtube, mais je veux pas leur faire de la pub, alors vous direz pas que c'est moi qui vous l'ai dit.
Ce qui est dommage quand même, c'est que cette première scène soit autant anthologique, alors que le reste de la série, ben... bof quoi. Les personnages sont repoussants, l'humour est plus souvent méchant que caustique et les situations un peu trop particulières. Mais reste que c'est une des séries les plus courageuses du moment, et c'est à chacun de se faire son petit avis sur le truc. ¨ Pour ma part, je me jeterai plutôt sur les coffrets dvd de Married with Children, mais bon.
(Le Canapé) |
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| Y avait quelque chose de pas bon dans son manger (Beyond the break) |
| Lundi 18 Septembre 2006 à 18h42 |
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Hier soir, scotchage complet devant une oeuvre proprement hallucinante. Beyond the Break, le chouchou de l'été de la chaîne N, qui se présente comme un nighttime network for teenagers (comprenne qui pourra), m'a litéralement cloué sur mon canapé. Ce n'est pas l'histoire de ces quatre nanas qui font du surf qui m'a convaincu (quoi que, on pourrait facilement se laisser convaincre par ces filles...) mais bel et bien le fou furieux qui est au commande de ce show hautement expérimental.
Déjà, il s'appelle Sean Mc Namara, ça ne s'invente pas. A savoir si ce sont les créateurs de Nip/Tuck qui ont voulu lui rendre hommage en donnant son nom à un des principaux personnages de leur série, ou si c'est un pur hasard, je n'en ai aucune idée. Ce dont je suis sûr, par contre, c'est que la boite de prod qui fait Under The Break a du le nourir aux hormones animales et aux protéïnes. Un mec qui s'est secoué la tête en tombant sur son logiciel de montage numérique et qui s'est décidé à tout tester et à tout mettre dans son premier épisode.
Un nombre inconsidérable de plans par minute, et des effets de montage sans cesse. La fille sort de la voiture? Bam, on vous cale un ralenti pour la voiture qui arrive, un gros zoom accéléré pour aller sur la porte, trois plans calés sur le rythme de la musique pour montrer la fille qui sort. Tu aimes le split-screen? Tiens et voilà que je t'en remets une couche même dans les moments les plus innatendus, comme lorsque les filles sont en train de... préparer leur petit déjeuner. Le summum est atteint dans une scène hautement psychopathe, qui voit se succéder en moins d'une minute ralenti, zoom, split-screen, incrustations, jump cut, images saccadées, arrêt sur image, et je suis sûr que j'en oublie.
Bref, au bout de 42 minutes de ce train d'enfer, j'étais fatigué, j'avais le cerveau en bouilli, mais qu'une seule envie : la suite, vite vite! Tant mieux, le show semble avoir trouvé son public et est déjà renouvelé pour une seconde saison.
(Beyond the Break, c'est comme un jeu sur une console nouvelle génération : y a pas un brin d'originalité, mais t'en prend plein la gueule et c'est tout ce que tu demandes.)
(Le Canapé) |
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| What the fuck is she doing? (Grey's Anatomy) |
| Lundi 11 Septembre 2006 à 23h12 |
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J'aime bien Grey's Anatomy. Non, en fait j'adore cette série. Plus ça avance et plus il y a de scènes absolument débiles (mention spéciale au concours de mangeage de hot dog), et donc plus ça me fait rire.
Mais il y a quand même un truc qui me perturbe. La série s'appelle Grey's Anatomy, donc le perso principal devrait être Meredith Grey, non? Alors est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi c'est la seule qui ne fout absolument rien? Elle se promène tranquillement dans les couloirs, tape la discute avec deux ou trois chirurgiens, bon parfois elle se fait un peu engueuler, mais ça va pas plus loin. Je me demande si c'est pendant ses promenades qu'elle écrit ses petits speech qu'elle nous sort en début et en fin d'épisode.
Bref, Meredith ne fout rien et passe son temps à picoler et à gérer sa gueule de bois. Pas que je sois contre, bien au contraire, avec son physique et son passe temps il est clair que c'est la femme de ma vie. Mais bon, pour une série je trouve ça un peu léger. George, de son côté, il en chie grave. Alors moi je propose qu'on appelle ça George's Anatomy. C'est pas trés glamour, mais au moins ça serait plus de la publicité mensongère.
(Le Canapé) |
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| C'est la rentrée (Falcon Beach) |
| Jeudi 07 Septembre 2006 à 22h58 |
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Bon, c'est la rentrée et j'ai tout plein de choses à vous annoncer. Comment je vous ai menti par le passé, les nouveautés sur ce blog, et même des nouveaux petits dessins si on arrive à les faire transiter par ce formidable médium qu'est monsieur le net. Mais avant tout ça, je me suis dit qu'il fallait y allait en douceur et vous rassurer. C'est pourquoi je veux vous parler aujourd'hui de la dernière bombe culte de ABC Family, proposée auparavant au Canada sur Global (une autre chaîne formidable) : Falcon Beach.
Déjà hop, vous faites un tour sur http://www.falconbeach.ca/
Falcon Beach a plein de choses pour vous rassurer. Déjà, un héros autant charismatique que la barbe des petites vieilles que vous croisez au supermarché, celle qui passe toujours devant vous au dernier moment, mais je m'égare là. Non mais regardez sa tête à ce héros, l'est-il pas tout formidable? En plus il a des vrais buts dans sa vie comme... heu... ah si, faire du jetski, et surtout participer à la grande compétition de l'été. Ses problèmes sont encore plus affligeants que les votres : il a cassé son bateau, il faut qu'il construise un tremplin, il s'est faché avec son ami qui pilote le bateau, et pis les gens qui sont riches ils font rien qu'à le prendre pour un pauvre et à avoir de la peine pour lui et à lui faire la charité et ça c'est pas cool.
Pour les filles, deux choses rassurantes : soit vous êtes brune et vous avez pas de seins et la série vous démontrera que c'est pas grave, ça vous empêche pas d'aller faire du mannequinat en europe (à croire que y a que nous qui voulons des filles sans poitrine.) Si vous êtes blonde et que donc, forcément, vous avez des seins, vous découvrirez que vous n'êtes pas forcément une idiote puéril comme cherche à le montrer canal, mais que vous pouvez être une redoutable femme d'affaire. Enfin fille d'affaire. J'sais pas comment on dit. Bref, vous êtes intelligente quoi.
Si tu es un garçon qui hésite à se couper les cheveux, surtout ne le fait pas : tu pourras te taper une surveillante de plage l'année prochaine et elle va montrer ses seins à tout le monde. Ouais, y a une petite fixation sur les seins dans cette série.
Peut-être que tout ça vous dépasse. Vous, les séries ados, vous n'en avez rien à foutre. Ce qui vous plairait à vous, c'est de voir de belles images de canabis (ouais, ben c'est pas sérieux, vous devriez être sur le forum officiel de Weeds.) Ben même ça vous l'aurez : une caravane toute pleine de plans qui n'attendent que d'être vendu. Vous croyez que c'est un rêve? Falcon Beach le met à la disponibilité de chacun.
Il y aurait sans doute encore plein de choses à dire pour vous rassurer, des choses qui sont prouvées par a+b dans la série. Mais Falcon Beach, ce n'est pas une série qu'on raconte, c'est une série qu'on regarde. Et ça, pour y arriver, faut vraiment avoir l'amour des ados, et ne plus avoir en stock de One Tree Hill ou de The O.C.
Vous l'aurez compris, Falcon Beach, c'est mon coup de coeur de l'été.
(Le Canapé) |
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| Définition inutile n°2 (Prison Break) |
| Mercredi 06 Septembre 2006 à 15h55 |
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Prisonbreaker : verbe du 1er groupe utilisé à l'occasion d’ un accident impliquant la perte éventuelle de doigts de pieds. « Je m’ai Prisonbreaker les pieds » [Marc Levy]. Par extension, ce verbe signifie aussi en prendre plein la gueule pour pas un rond. « Par rapport à Jacques Chirac, on m’a vachement Prisonbreaker dans cette affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris » [Alain Juppé].
(Le Grand Maître) |
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| Réplique culte (Lost) |
| Mercredi 30 Août 2006 à 13h35 |
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- "Prrrrrrrrrrrrrrrrrout !" - "Putain, Hurley, Faut vraiment que t'arrêtes les fayots de chez Dharma Initiative !!!! " Sawyer catapulté de son fauteuil les lunettes de travers.
(Le Grand Maître) |
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| Petite annonce n°1 (Lost) |
| Mardi 29 Août 2006 à 16h50 |
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Cherche la personne ayant compris la fin de Lost saison 2 (et saison 1 d'ailleurs) et pouvant me l'expliquer en moins de deux tomes des pages jaunes. Offre en échange l'unique DVD de "Plus belle la vie" acheté dans le commerce à ce jour (ne vous inquiétez pas c'est mon oncle, il avait besoin d'un truc pour caler une commode qu'il n'a finalement pas acheté). Ecrire au site.
(Le Grand Maître) |
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| Teasing et Frustration (The Nine) |
| Jeudi 24 Août 2006 à 09h02 |
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Grosse discussion hier soir avec mon fidèle serviteur. On parle des pilotes qu’on a pu voir. Et plus particulièrement de The Nine. Je dois avouer que j’avais par avance un petit faible pour cette série depuis que j’avais vu la bande annonce. J’attendais un bon gros truc bien balaise, j’ai pas été déçu. Mon coloc, lui, il a finalement pas trop aimé. Parce que selon lui, The Nine frustre mais ne tease pas. « Il se passe rien. » « Y a des bons persos mais y a que ça. » « Finalement on a aucune idée de quoi ça va parler après. » Bref, pour mon coloc c’est frustrant. Teasant ça aurait été s’il avait vraiment voulu savoir ce qui se passe après. Pour moi, c’était teasant et frustrant. Parce que pour moi on peut pas être teasant sans être un peu frustrant. De fil en aiguille on en est venu à la conclusion que le dernier très bon pilote qu’on avait vu, c’était celui de Prison Break. Cette année, y a bien celui de Studio 60 qui calme, mais la série est tout ce qu’il y a de plus classique. Enfin, tout ça pour dire que j’ai toujours pas compris c’est quoi frustrant (à part la fin de la saison 1 de Lost, qu’était à chier) et c’est quoi vraiment teasant. Apporter vos réponses persos dans les commentaires, au meilleur je paie un resto. (Le Canapé)
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| Une terrible nouvelle (Toutes ses saloperies de séries qui font rien qu'à...) |
| Lundi 21 Août 2006 à 19h22 |
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Aujourd’hui, en plein après-midi, un homme d’une quarantaine d’années défonce la barrière d’entrée de la Société des Productions de Séries, puis lance son véhicule contre les bureaux situés au rez-de-chaussée. Bilan : six morts et treize blessés. Arrêté peu de temps après, l’homme sera jugé pour son crime dans les prochains mois. Son nom ne vous est pas inconnu, il s’agit de monsieur Générique.
Monsieur Générique est père de quatre enfants, mari aimant et voisin apprécié. Un travail stable qui lui a rapporté beaucoup d’argent, notamment lorsqu’il travaillait sur des séries comme Six Feet Under ou Desperate Housewives. Rien ne pouvait laisser présager de son terrible geste.
Et pourtant, il y a deux ans à peine, des signes avant-coureurs auraient dus mettre la puce à l’oreille de toute la profession audiovisuelle. Sous la pression du consortium des Economiseur de Fond Pour une Meilleure Production des Produits Audiovisuels (ndlr : association chargée de diminuer par toutes sortes de moyen les coûts de plus en plus extravagants des séries), la Société des Productions des Séries fait une coupe drastique dans le budget réservé aux génériques. Ainsi le générique de Lost (un chef d’œuvre d’animation gréco-turque) se voit sabré au montage pour finir dans les poubelles de la production. Viendront ensuite Surface, Invasion, Treshold… Pour les adaptations de séries au cinéma, c’est la même politique qui est instaurée : Mission Impossible 3 ou plus récemment Miami Vice se voient privés de générique digne de ce nom.
La coupe est pleine pour Monsieur Générique lorsqu’il apprend samedi soir, alors qu’il dîne avec sa famille dans une chaîne de restaurant bien connue pour sa viande à la qualité douteuse, que le projet de générique de Heroes (la nouvelle série à sensation à venir sur la chaîne NBC) vient d’être refusé. A la place, un carton minable, un déroulé pour expliquer l’histoire, bien loin en terme de qualité (et de coût) du projet pharaonique développé par Monsieur Générique.
Cette coupure budgétaire drastique l’oblige à fermer ses sites de fabrication de générique en Allemagne, en Chine, au Japon, aux Etats-Unis, mais aussi et surtout en France où il avait pourtant conquis la nation avec le générique haut en couleurs de RIS. Les voisins nous apprendront par la suite, qu’effondré, Monsieur Générique passa son dimanche à boire de la bière chinoise frelatée.
Ce matin, Monsieur Générique s’enferme dans une profonde dépression paranoïaque. Mais les coupures budgétaires qui touchent aujourd’hui le Fond d’Aide au Personnel Malade de l’Audiovisuel l’obligent à accélérer sa maladie. Il pète donc les plombs vers quatorze heures, moment auquel il met son plan au point. C’est à 16h07 qu’il lance sa voiture contre les bureaux encore occupés par ses anciens collègues de travail.
Certes, le système a eu raison de la raison d’un homme, mais ce n’est pas une raison pour s’en prendre au système. Aujourd’hui plus que jamais, il est de notre devoir à tous de savoir se contrôler face aux vicissitudes de la vie contemporaine en entreprise audiovisuelle. Ainsi, il vous est fortement recommandé de ne pas vous en prendre aux scénaristes des différentes séries françaises que vous pourriez être amené à voir dans les prochaines années.
Qui sait… vous pourriez vous en prendre à un de mes potes.
(Le Canapé) |
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| J'suis qu'une merde. (mes connaissances sur les shows pour adolescents) |
| Samedi 05 Août 2006 à 19h25 |
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Vous ne le savez pas mais en ce moment je galère grave pour voir des séries. Alors quand je découvre que ABC Family est devenue une vraie chaine avec des vraies nouvelles séries, je me dis que je suis une merde. Fichtre trois nouvelles séries dont je n'ai même pas vu un épisode! Et pourtant, c'était bien la chaine qui avait commis Wildfire que finalement j'avais adoré. Alors dés que je peux je regarde et je vous parle de Falcon Beach, Kyle XY, et Three Moons over Milford. Sur ce, je ne vous laisse pas méditer sur ce poste, aske ça sert à rien.
(Le Canapé) |
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| Aux frontières du réel (Séries Françaises... ou pas?) |
| Lundi 31 Juillet 2006 à 15h01 |
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Un soir comme un autre, Patrick Le Lay, PDG de TF1, la plus grosse chaîne télé d’Europe, est vautré dans son canapé Cinna à douze mille. Il mange un bol de Chocapic en tricot de peau devant les programmes de sa chaîne. C’est important pour lui de savoir ce que diffuse sa chaîne pour conserver des parts de marchés proche de la première (et unique) chaîne des îles Galapagos. C’est également très important de savoir, si le niveau des émissions de Bataille et fontaine, Carole Rousseau et Julien Courbet est à la hauteur des espérances de ses annonceurs, question de temps de cerveau disponible oblige ! Tout à coup, Patrick sursaute. Sa chaîne passe une série qui met en scène un groupe de flics accroupis pensivement devant un cadavre qui a la tête coincée dans un lave-vaisselle, Gil Grissom doute que ce soit un suicide, la pastille 4 en 1 analysée au microscope électronique à balayage séquentiel le confirmera. Patrick le L. note quelques trucs sur un pack de Buckler qu’il s'est promis de finir avant la rentrée 2006 (satanée Champions League, quelle idée de se faire payer en nature aussi !) Le lendemain matin. Réunion de crise. - Putain, c’est quoi cette série ricaine qui repompe notre RIS ? tonne Pat Le L. - Euh, en fait, RIS, c’est un concept qu’on a acheté à des italiens parce qu’on avait pas les couilles de l’acheter à ces fameux ricains dont on passe la série, boss… tempère le responsable des achats - Vous voulez dire qu’on diffuse la série qu’on a pompé mais c’est débile ! - Euh, en fait, déjà techniquement ce n’est pas une mais trois série et pis ça fait 35% de PDM quand même et Royal Canin veut nous acheter des slots de pub jusqu’en 2008 grâce à ça… - Ah ouais… quand même… Mais vous êtes sûrs que notre RIS, on l’a pas commencé avant…. - Bin oui… ça se saurait si on avait des bonnes idées. Un peu comme Temptation Island - Ah… donc RIS n’est pas le renouveau de la série française…Et si on demandait à Alain Carrazé de dire le contraire chez Morandini ? - Impossible boss, c’est un pur, et puis il nous a déjà rendu service en disant que « Le Maître du zodiaque » et « Lost » sont de bonnes séries… - Ah, ouais, c’est chiant ça… On passe quand même pour des cons dans cette histoire. C’est comme si on produisait le remake de Law and Order : Special Victim Unit alors qu’on le diffuse ! ça aurait l’air de quoi, vous pouvez me le dire ? - Alors justement… Boss…on voulait vous dire…
Et pendant ce temps, des dizaines d’auteurs sont toujours retenus captifs dans les géôles de « Plus belle la vie »… Putain de monde !
(Le Grand Maître) |
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| Depuis plus d'un an, on avait perdu quelque chose... (Le miel et les abeilles, si si, je vous jure) |
| Jeudi 27 Juillet 2006 à 00h58 |
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... mais on savait pas c'est quoi.
Au cours d'un repas midi sur de l'herbe que les fourmis elles font peur tellement elles sont nombreuses dessus (enfin juste pour certaines personnes), nous évoquons un sujet qui commence à me mettre sur la piste. Nous parlons de ce petit homme coloré qui égailla de nombreuses aprés midi de notre enfance, avec sa prononciation si particulière et ses formes trés, presque trop, généreuses. Je parle bien entendu de Désiré Bastareaud, le célèbre acteur de "La nymphomane perverse", "Les gourmandes de sexe" ou encore le formidable "Le nain assoiffé de perversité." J'avoue que vous le connaissez peut-être pour son rôle le plus célèbre : le petit ramoneur.
C'est là que vous vous dites : mais de quoi il nous parle? Ca n'a aucun rapport avec la série, si? Et bien si. Car Désiré Bastareaud n'est autre que le trés trés grand (et je mesure mes mots, ah ah ah) acteur qui incarnait Giant Coocoo dans "Le Miel et les abeilles", sans doute l'une des plus connues séries françaises. Pour mieux le découvrir, je ne peux que vous poussez à aller voir sa fausse interview ici : http://www.ougl.net/article/desir-dans-la-peau
Mais enfin, me direz-vous (et soit dit en passant vous commencez à être un peu lourd), pourquoi diable un titre comme ça et un article sur Désiré? Et bien c'est parce que c'est lui qui nous manque depuis plus d'un an. Désiré Bastareaud est mort dans un accident de voiture en février 2005 (et non, ce n'est pas une blague, contrairement au faux spoiler sur la fin d'alias, pour ce qui n'auraient pas encore compris.)
Alors permettez moi de reprendre la fin de l'article de ougl.net, qui évoque tout ce que je pense de la manière la plus poétique qui soit (et merci arthur pour ta participation, si tu lis ce site un jour préviens moi me fait pas un procés) : Repose en paix, petit homme. Depuis février 2005, en effet, nous sommes tous Désir-less.
Comme chaque soir où j'écris un article, je vous laisse méditer et pleurer là dessus.
(Le Canapé) |
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| Le retour. (Nip/Tuck, enfin pour la blague) |
| Jeudi 20 Juillet 2006 à 02h40 |
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Enfin internet est revenu de par chez moi. Ca fait plaisir. Et ça me fait penser à cette phrase de mon coloc ou de moi je ne sais plus (mais bon vous le verrez ça n'a aucun rapport) : Nip/Tuck, c'est rigolo pourquoi on le regarde. En fait c'est des gens qui ont tellement une vie de merde que ça nous fait plaisir d'avoir la notre.
Et là, hop je vous laisse méditer jusqu'à demain.
(Le Canapé) |
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| J'ai pas grand chose à dire... (Cathouse) |
| Mercredi 12 Juillet 2006 à 01h15 |
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... si ce n'est que je regarde en ce moment une charmante série documentaire HBO. Non, n'insistez pas, elle ne redore pas le blason de la petite chaine qui descend qui descend (ouais, j'suis pas en forme), parce qu'elle date déjà d'il y a quelques années. Est-ce que je peux vraiment vous parler du concept? Je ne sais pas si on me laissera mon post inchangé si je le fais, alors je ne préfère pas. Et puis ce serait trop dommage de vous gacher la surprise. Procurez vous donc, comme vous le faites d'habitude (et je veux pas savoir comment, puisque, je le rappelle, le téléchargement illégal c'est pas bien), cette petite série nommée Cathouse.
En tout cas, mon esclave l'a essayée et il l'a tout de suite adoptée.
(Le Canapé) |
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| Les Noumiliations. (Emmy Awards) |
| Samedi 08 Juillet 2006 à 15h03 |
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Noumiliations : entre nomination (pour un prix) et houmiliation (se dit quand quelqu'un fait quelque chose de méchant contre vous devant tout le monde. Ex : "tu as voulu m'HOUMILIER devant tous mes amis?")
Cette année, les Emmy c'est la noumiliation. Bon, ok pour ne pas noumilier lost et desperate dans les catégories reines (bien fait pour leur gueule, ils avaient qu'à bosser), mais putain si c'est pour laisser la place à West Wing ou, et là je crie au scandale, 24, c'est vraiment pas la peine. Quand on voit que en plus les Sopranos sont encore et toujours noumiliés, c'est à croire que votants des emmys ont pas allumé leur télé de l'année. Je dis pas que les Sopranos c'est pas bien, mais je suis sûr qu'ils ont pas besoin d'un prix de plus et qu'on aurait pu mettre un peu de lumière sur d'autres séries absolument géniale, et là, oui, je parle de Battlestar Galactica, qui n'a rien à voir avec la vie de l'entreprise qui fabrique du chocolat blanc. Bref, je suis un peu véner et dégoûté et je m'en vais vomir sur un autre épisode de Big Love
Et pis, de toute façon, en terme de noumiliation et de prix, y a pire, y a les forom awards. Allez deux petits points positifs malgré tout : aucune noumiliation pour la merde HBOesque que je viens de citer, et quand même une noumiliation (meilleure mini série) pour Sleeper Cell, la série que vous n'avez pas vu et que c'est bien dommage.
(Le Canapé) |
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| How I met How I met your Mother (part one) |
| Jeudi 06 Juillet 2006 à 10h58 |
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Ce que vous devez savoir c'est que Francis n'est pas tout seul. Nous sommes tous des Francis. Bon, OK, on n'a pas tous cette propension à boire de la bière par tonneaux entiers et porter des sweat de 1989, il faut laisser ça à l'original. C'est un peu pour ça qu'on l'aime notre Francis. Si on l'aime, c'est aussi parce qu'entre deux visonnages de séries pour pré-pubère californien, Francis a le don de nous dégoter la perle. Et quand, il veut vraiment nous convaincre, Francis met le paquet. Aussi subtil que l'andouille conservatrice de Bill O'Reilly sur Fox News, Francis déclenche sa Tempête du désert personnelle en nous racontant moult morceaux de bravoures des épisodes de la série qu'il veut nous vendre ce qui nous laisse avec une série dont nous connaissons à peu près tous les climax. Merci Francis... Il n'y a pas si longtemps que ça, Francis est venu vers moi et m'a tendu une petite enveloppe, je lui ai dit que j'avais arrêté mais il a tenu à ce que je prenne le colis en m'assurant que c'était de la bonne. Un arrivage de Californie. Que c'était "cadeau"... (Francis sait bien qu'on n'arrête jamais totalement). Mains tremblantes, je restai de longues journées avec l'encombrant cadeau posé sur mon bureau. J'avais juré de ne plus jamais recommencer. La dernière fois que j'en avais pris un chat était mort, un minou innocent qui avait vérifié les principes de Newton sur l'attraction terrestre. Tout ça à cause d'une série... (je vous expliquerai un autre jour). Finalement, je craque. Je déchire l'enveloppe et j'enfourne le disque dans mon ordinateur. Je lance la série, Je regarde le générique défiler. Une musique entrainante, des têtes qui me sont déja familière. Vingt secondes et je ne suis déjà plus là. Les yeux vitreux, un sourire niais me barrant le visage. Putain, qu'est-ce que c'est bon... Merci Francis.
(Le Grand Maître) |
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| Elles sont parties... (Related) |
| Mardi 04 Juillet 2006 à 00h33 |
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Aprés avoir vu l'intégralité de Related, je ne peux que vous enjoindre à regarder au moins un bout de cette série. Ni trés innovante, ni trés provocatrice, elle nous emmène juste dans le quotidien de quatres soeurs à New York. Entre histoires d'amours et drames familiaux, on a un peu l'impression de voir toujours la même chose... Sauf qu'il y a des dialogues parfois exemplaires, des personnages vraiment bien trouvé et incarné, et un sens de la vie quotidienne proprement hallucinant. Bref, ce n'est pas la série du siècle, mais elle peut aisément occuper vos soirées pendant quelques semaines (une nuit si vous vous appelez Milia, mais ça on en parlera un autre jour!)
Donc, good bye Rose, Ginnie et Anne, mais surtout, et ça me déchire le coeur, good bye Marjee, l'un des meilleurs personnages que j'ai vu dans une série familiale et good bye Lizzy Caplan la beautifull actrice qui l'incarne.
(Le Canapé) |
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| CBS doesn't score at all. (Nouvelles séries 2006-2007 NBC) |
| Lundi 03 Juillet 2006 à 15h14 |
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Allez pour finir aujourd'hui, j'ai fait un petit tour sur le site de CBS. Seulement trois nouvelles séries présentées, c'est peu, d'autant plus qu'à mon avis aucune ne va s'inscrire durablement sur la chaine...
Jericho, l'histoire d'une petite ville isolée suite à un accident nucléaire (?), pourrait être une série sympatoche. Mais trop proche dans l'idée de Surface et Invasion, vu le succès plus que mitigé de ces deux shows, je ne donne pas cher non plus de la peau de Jericho...
Shark, c'est encore une série judiciaire. Une de plus, une de trop? Celle-ci sera peut-être sauvée par son personnage un chtouille original (le meilleur avocat de la défense qui devient procureur), et par son interpréation par James Wood. Mais bon, même si c'est un succès je doute que ce soit inoubliable.
Enfin, Smith, m'a tout l'air d'avoir misé sur la fausse bonne idée. Un homme en apparence trés banal s'avère être un super braqueur avec une équipe de fous. Ils font un dernier casse qui apparemment tourne mal dans la bande annonce. Bref, le genre de série qui peut créer la surprise mais qui a de grandes chances d'être arrêtée au bout de trois épisodes.
Voili voilou, un bilan pas trés positif, donc espérons pour ces messieurs que je me trompe. En même temps s'ils n'ont vraiment que trois nouvelles séries à présenter, c'est qu'ils sont déjà bien tranquille avec les autres. C'est bizarre parce que je me souviens pas regarder beaucoup de série CBS moi...
(Le Canapé) |
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| ABC doesn't score that much... (Nouvelles séries 2006-2007 ABC) |
| Lundi 03 Juillet 2006 à 14h42 |
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Je continue tranquillement mon petit tour d'horizon des sites internet des grandes chaines de télévisions américaines pour voir à quelle sauce nous allons être mangé l'année prochaine. Aujourd'hui, ABC, déjà heureuse propriétaire de Lost, Desperate Housewives, ou encore de Grey's Anatomy. Autant vous dire que les previously de cette année ne m'ont pas vraiment convaincu...
Un gros stock de comédie qui n'ont pas l'air franchement drôle. Notes from the Underbelly, Betty the Ugly, Men in trees, In case of emergency, ne m'ont pas vraiment convaincu. A croire qu'une bande annonce bien rythmée signifie pour les ricains que ce sera drôle... La seule qui s'en sort vraiment et qui pourrait être bien sympa est Let's Rob... avec un guest de luxe. Une bande de tocard décide en effet de cambrioler... ah non, je vous laisse la surprise, allez voir la bande annonce sur le site. Reste le psy de Help me Help you qui pourrait peut-être être amusant, mais ça sent vraiment la série qui tiendra pas trois épisodes à la rentrée!
(Le Canapé) Pour les autres séries, on peut voir un JJ de moins en moins inspiré (6°, sa nouvelle série fait un peu mix de ses précédentes séries comme Reunion et What about Brian), le retour de Calista Flockhart (Ally mac Beal) dans une autre série familiale (Brothers and sisters) pas trés inspirée, Big Day présente une saison complète sur le jour du mariage d'un couple : pas trés surprenant surtout vu la qualité de la mini série anglaise The Worst Day of your life. Day break, le mix entre Un jour sans fin et Prison Break (non, c'est pas juste pour la blague, je vous jure que c'est vrai!) pourrait s'avérait surprenant si la série tient la route et ne s'avère pas être un nouveau Tru Calling.
Finalement seuls Traveler, une série sur deux potes qui se font piégés par leur ancien meilleur ami ; et The Nine, sur neuf personnes dont la vie change suite à une prise d'otages, semblent assez originales et bien pensées pour tenir la route au moins toute une saison.
Bref, pas trés convaincu par les nouveautés de ABC, j'espère que la chaine va mettre le paquet pour améliorer la qualité de ses anciennes stars Lost et Desperate. Allez pour finir et les rassurer si les patrons de la chaine nous lise, une chose est sûre, ils font de meilleures bande annonces que NBC.
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| NBC scores! (Nouvelles séries 2006-2007 NBC) |
| Dimanche 02 Juillet 2006 à 17h00 |
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Petit tour sur le site de NBC pour voir des previews de leurs prochaines séries, et je dois bien avouer que ça m'a tout l'air de bien défoncer tout ça! Entre Heroes qui sera peut-être un 4400 vraiment réussi, Kidnapped qui a tout du nouveau Prison Break, Friday Nights Lights qui pourrait relancer la série ado-familiale comme je l'aime, et pis surtout Studio 60 on the Sunset Strip qui avait vraiment l'air pourri et qui a l'air absolument génial, je sais pas comment je vais faire pour tout voir!
Ah, si en fait, comme cette année. J'aurai pas de vie sociale.
(Le Canapé) |
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| Entendu dans Related. (Oui, alors là si vous savez pas de quelle série on parle...) |
| Dimanche 02 Juillet 2006 à 16h20 |
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Une des raisons pour lesquelles j'aime bien Related, c'est pour les petites scènes trés cruelles ou les soeurs parlent entre elles. Extrait.
(Rose, la plus jeune, vient de se rendre compte qu'elle est amoureuse de Joel, son ancien meilleur ami à qui elle a mis un vent y a de ça dix épisodes.)
ROSE I love Joel. But Joel has a girlfriend. What do i do?
ANNE Wanna take that one Marjee?
(alors là il faut savoir que Marjee, c'est la plus franche et donc la plus cassante.)
MARJEE Gladly. (à Rose) You suffer.
ROSE I don't want to suffer.
GINNIE Rose, he has a girlfriend. There's nothing else you can do.
ANNE Yeah, you have to act like you don't care, you know? Act like it doesn't hurt everytime you see him, and then eventually you start to believe it.
GINNIE The best thing to do is just stay away from him completly, Rose.
ROSE But it seems so hard.
MARJEE Yeah. That's how you suffer.
Comme dirait un ami à moi : BAM! Go go go marjee, tu déchires.
(Le Canapé) |
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| Cet homme devrait retenir votre attention... (Related) |
| Dimanche 02 Juillet 2006 à 16h13 |
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(... cette série aussi !)
Il a 28 ans, il est anglais, et il avait déjà fait ses preuves en incarnant Mason dans Dead like Me. Un petit tour dans un épisode de Grey's Anatomy (bon ok, pour savoir ça j'ai du faire moi même un petit tour sur imdb...) et le voilà qui se jette à corps perdu dans la peau de Bob. De qui je parle? Callum Blue (hop, les filles vous pouvez faire des recherches de photos sur internet), le seul garçon crédité au générique de Related.
Coincé au milieu de quatre folles hystériques, Bob apporte joie et réconfort au garçon que je suis. C'est pour tous une leçon qui montre que, oui, on peut échapper aux griffes des femmes qui nous entoure. Enfin, vous me direz, ouais, d'accord, mais c'est de la fiction, là. Je vous répond que le plus important est qu'il donne de l'espoir. Alors hommes de tous les bords et tous les horizons, levons nos poings et envahissons ensemble les studios télé pour qu'enfin on donne de vrais rôles aux hommes dans les séries. Les femmes n'ont pas la dictature du coeur!
Enfin, bref, vous l'avez compris, lendemain de victoire de l'équipe de France sur le Brésil, j'ai pas grand chose à raconter.
(Le Canapé) |
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| Par respect pour les bleus (Rien) |
| Samedi 01 Juillet 2006 à 20h21 |
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Je vous avais dit il y a quelques jours que je vous expliquerai pourquoi je n'ai pas pu écrire pendant un temps. Mais en fait, là, par respect pour l'équipe de france qui joue un match important ce soir, je ne veux plus poster. Pour la simple et bonne raison que je veux que votre esprit soit sur le match et par sur une des mes blagues compliquées.
Que tous ceux qui pensent que je me fous de leur gueule lève le doigt.
(Le Canapé) |
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| Définition inutile n°1 (Lost) |
| Mercredi 28 Juin 2006 à 10h21 |
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"Faire son scénariste de Lost" - expression de langue vulgaire apparue au milieu des années 2000. S'emploie à propos d'invidus qui vendent des concepts qu'ils ne peuvent pas tenir. L'arbuste qui cache la forêt tropicale, le dinosaure, la carcasse de 737 et les 20 pages de la fin du scénario qu'il faut rafistoler dix minutes avant le tournage, en somme. L'expression est péjorative mais peut s'employer dans un sens admiratif, si le truc à faire gober est vraiment gros. Exemple : François Hollande à Dominique de Villepin : "Mr Le Premier Ministre, je me demande si vous n'êtes pas en train de faire votre scénariste de Lost". Antonyme : "Ne fais pas ton scénariste de Navarro (voir Nietzche).
(Le Grand Maître) |
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| Réflexion stupide entendue aujourd'hui. (The Shield) |
| Mardi 27 Juin 2006 à 20h28 |
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Si Alexandre Aja est le fils d'Alexandre Arcady, est-ce que ça veut dire que Shawn Cassidy (le créateur d'Invasion) est le fils de Shawn Ryan (le créateur de The Shield) ?
Je vous laisse méditer là dessus...
(Le Canapé) |
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| Faisez des commentaires (Boston Legal, mais un tout petit peu) |
| Mardi 27 Juin 2006 à 13h49 |
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Ou comment faire un article qui n'a pas vraiment de rapport avec les séries.
Je sais que je n'écris pas depuis longtemps. Je sais que je ne vous intéresse pas forcément. Je sais que de toute façon un jour je serai maître du monde, mais bon ça c'est un autre sujet.
J'ai envie de me plaindre de vous, amis lecteurs. Vous êtes déjà plusieurs à m'avoir dit que vous aviez lu quelques articles (et là je demande des preuves, oui monsieur des preuves! OJECTION! Vous ne pouvez pas plaider en costume de canard! *) et pourtant que diable vois-je? Aucun commentaire. Alors je sais, ils ne sont pas facile d'accès et on ne les voit pas tout de suite, mais promis moi je les check tous les jours et je répondrai à chacun d'entre eux. Et puis, on essaiera de les rendre visibles plus facilement. Alors dieux du ciel, poster des commentaires!
Je tiens donc à remercier specialk, qui doit être la seule personne en france à savoir que la blonde de Boston Legal s'appelle Lori. Et surtout c'est la seule personne au monde à se souvenir que, je cite : Dans party of five, Matthew fox chopait la maladie de Hotchkin. Ben moi, là, je dis chapeau.
Alors pour la peine je lance un concours. Citez moi trois séries dans lesquelles on peut trouver Luke Perry avec un rôle important (pas la peine de me dire qu'il a fait les voix des souris bikers... même si c'est vrai.)
Sur ce, je vous souhaite malgré tout une bonne journée (ce bonne journée n'est valable que pour le 27.06.2006, de 10h00 à minuit.)
Demain je vous explique pourquoi j'ai pas pu écrire du 20 au 26 (ouh là là j'en frémis d'avance...)
* Que tous ceux qui croient que j'ai grave pété un plomb en rédigeant cet article se rassurent. J'ai pété un plomb il y a bien plus longtemps. Mais cette charmante phrase m'a permis de faire référence à Boston Legal. Et là, bam, je vous ai bien eu, j'ai quand même réussi à caler une série.
(Le Canapé) |
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| Super pas natural (Supernatural, pff) |
| Mardi 27 Juin 2006 à 13h33 |
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Il y a des gens, comme ça, qui se permettent de faire des sous titre pour des séries. Autant vous dire que je trouve ça tout simplement honteux, bien entendu. Mais le pire, c'est que parfois ils arrêtent de faire ces mêmes sous titres. Et là, que faire?
Je m'explique. Vous le savez tous, je suis un expert en américain, et je n'ai jamais besoin qu'on m'aide à comprendre ce que les personnages disent, même dans un épisode de The Shield, de Oz, ou encore de The Wire (rah, sa race comme ça fout la tête à l'envers the wire en vo.) Mais moi j'ai un petit serviteur chez moi, oh, tout à fait honorable, mais qui ne comprend pas tout ce que disent les américains. Et là, bam! on matait du Supernatural, on arrive à l'épisode douze et plus de sous titre. Alors forcément, mon serviteur, il se met à pleurer. Des cris toute la nuit, les voisins qui appellent les flics, et me voilà obligé d'appeler mon amie qui bosse dans une grosse boite de prod sur l'une des séries les plus regardées en France (ouais ouais je me la pète) pour qu'elle vienne me chercher en prison. Forcément, elle est en colère, elle m'engueule, elle traverse sans regarder et elle se fait chopper par une bagnole. Là, elle revient un an plus tard en esprit vengeur, s'en prend à mon serviteur et à l'ensemble de mes voisins qui meurent dans d'atroces souffrances. Moi, j'utilise un rituel druidique qu'un de mes potes qui sillonne l'europe de l'est m'a appris (autour d'une bouteille de voka distillée par des paysans ukrainien.) Le rituel renvoit la miss parmi les morts, mais juste avant elle a le temps de me pardonner ce que j'ai fait. Me reste plus qu'à rejoindre ma soeur à Montpellier, à prendre la voiture et à sillonner les routes avec elle pour tuer tous les méchants spectres qui tentent peu à peu d'envahir le monde. Et ouais, tout ça à cause des gens qui s'arrêtent de faire des sous titre. D'ailleurs, c'est eux que je devrais aller tuer.
Le pire, c'est qu'ils ont tout sous titré aprés, de l'épisode 14 jusqu'à la fin. Je suis en train de me dire qu'ils se foutent vraiment de ma gueule...
(Le Canapé)
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| A la recherche du nouveau comique. (Heist, HIMYM, War at home, EHC, Battlestar Galactica) |
| Lundi 19 Juin 2006 à 16h27 |
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Cette année a eu son lot de moments intenses, tragiques, bouleversants. Nous avons pleuré, hurlé, serré les poings. On ne nous a rien épargné. Heureusement, il existe encore des scénaristes qui pensent à notre bonheur. Et moi aussi je pense à votre bonheur. Alors voici mon top 5 personnel de ce qu’il y a eu de plus drôle cette année. 1) HEIST. NBC a tué la série la plus drôle de ces cinq dernières années. Un concept à la Prison Break (un groupe de voleur organise un braquage qui va occuper toute la saison, depuis la préparation jusqu’au passage à l’acte), mais des scénaristes que ça semble ne pas intéresser le moins du monde. Eux, ils s’amusent à enchaîner les scènes inutiles (comme la fameuse discussion sur les prostituées de l’épisode 4), qui prennent le pas sur tout le reste. C’est l’apologie de l’inutile au dépend de tout le reste, et c’est tout simplement génial. 2) HOW I MET YOUR MOTHER. Enfin une sitcom où des jeunes d’une vingtaine d’années font ce que les jeunes d’une vingtaine d’années font dans la vraie vie : aller au bar. 3) THE WAR AT HOME. Le retour de la méchanceté en famille. Mais au lieu de s’en prendre aux pauvres, comme dans Married with Children, cette sitcom attaque la middle class bien pensante. Les apartés du père de famille méritent à elles seules le détour. (« Quand j’ai eu mon premier ordinateur, ça semblait si compliqué que j’ai cru que je n’arriverai jamais à le faire marcher. Puis j’ai appris qu’il y avait de la pornographie gratuite. J’ai réussi à le faire marcher. ») 4) EVERYBODY HATES CHRIS. Parce que c’est toujours rigolo de voir quelqu’un s’en prendre plein la gueule à chaque épisode. 5) BATTLESTAR GALACTICA. Pas la série (elle est pas vraiment comique la série…) mais la moustache du commandant Adama dans le dernier épisode de la saison 2. Juste la moustache. Sans conteste le moment le plus comique de ces dix dernières années. (Tu crois qu’on peut mettre une photo d’Adama pour montrer combien c’est drôle ???)
(Le Canapé) |
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| La Conspiration Californienne (Lost, Threshold, Invasion, Surface) |
| Jeudi 15 Juin 2006 à 16h16 |
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Je sais que je vais mourir. Ils vont arriver dans pas longtemps, défoncer ma porte, et m’embarquer chez eux, là bas dans ce grand pays par delà l’Atlantique. Ils m’enfermeront dans une prison insalubre, me priveront de sommeil et de nourriture, et me laisseront lentement mourir. Parce que je sais. Parce que j’ai compris. Mais je ne partirai pas sans dire au monde ce que j’ai découvert.
Quel est le point commun entre Threshold, Invasion, Surface et Lost ? Non, ce n’est pas la qualité de leurs génériques… Dans Threshold, un bateau est attaqué par une sorte de gros cristal qui fait du bruit et qui semblait attendre depuis un moment dans l’océan. Océan qui est au cœur des préoccupations de Surface, puisque les héros de cette série sont confrontés à la naissance d’une nouvelle race de mammifères bien décidés à prendre la place des humains. Les méchants de InvasionLost, la mer est le barrage à la quête de liberté des naufragés. Enfin un truc comme ça. Vous avez compris où je veux en venir ?
Oui, les américains veulent que nous prenions peur de l’eau. Ils veulent que nous la considérions comme notre ennemie, notre nemesis, notre Ben Laden à nous. Renoncez à l’eau, semblent-ils répéter semaine après semaine, s’insinuant dans notre esprit… Depuis combien de temps n’avez-vous pas touché une bouteille d’eau en regardant une série ? Regardez les cadavres qui jonchent votre table basse : de la bière, du coca et surtout… du vin californien.
Sans savoir pourquoi, vous vous êtes mis à acheter du vin pour regarder vos séries préférées. Mais rapidement vous vous êtes rendus compte que cette bouteille là était moins chère. Vous n’avez jamais regardé l’étiquette, trop impatient de rentrer pour découvrir si Jack allait avoir plus d’une réplique dans cet épisode de Lost. Insidieusement, vous vous êtes faits manipuler par la fiction…
JJ Abrams, David S. Goyer, Shaun Cassidy, Josh Pate (les producteurs et créateurs de ces séries) possèdent tous un grand nombre de vignes californiennes. Hasard ? Je ne crois pas. Je crois plutôt que je viens de mettre à jour l’une des plus grandes conspirations actuelles. Les intérêts économiques en jeu sont tels qu’ils ne peuvent pas me laisser continuer à fouiner. Ils vont venir. Bientôt. Et il vont me noyer dans la baignoire.
(Le Canapé) |
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| Le syndrome Jack de Lost. (Ben, Lost et d'autres séries) |
| Lundi 12 Juin 2006 à 16h06 |
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Il y a des maladies étranges qui touchent les personnages de fiction. Celle qui aura fait le plus de mal cette année est sans conteste l’absentius presencium, plus communément appelée syndrome Jack de Lost, du nom de sa première victime. Rappel des faits : Jack, héros incontesté et incontestable de la première saison de la série de JJ Abrams, médecin surdoué, homme honnête et intègre, leader né, disparaît peu à peu au fil des épisodes de la saison 2. Est-il mort, blessé, disparu ? Non, il est toujours là, bien dans sa peau, à sillonner la plage de l’île à la recherche de… de… d’un truc sûrement.
Jusqu’à ce matin où Jack s’est rendu compte qu’il n’était quasiment plus dans la série. Fou de rage, il se rend chez JJ (qui habite à deux pâtés de maison de l’île, juste à côté de chez Sydney Bristow), et lui demande des explications. Bordel, pourquoi Kate est-elle tout le temps fourrée avec Sawyer ? Pourquoi monsieur Eko, qui ne dit quasiment rien, se retrouve sur au moins un plan sur deux ? Pourquoi cette espèce de nain du Seigneur des Anneaux est-il le sujet de tant d’épisodes alors que c’est rien qu’un sale drogué ? C’est quand même lui le héros de la série ! Il était dans Party of Five avant, oui monsieur, Party of Five. Non, mais dit !
JJ appelle tout de suite ses scripts doctors, sorte de médecin à la Urgence, mais spécialisés dans le traitement des personnages de fiction. Consternation générale : Jack souffre d’une maladie jusqu’alors inconnue et auquel on donne le nom de absentius presencium. Les symptômes sont clairs : le malade n’intéresse plus personne et, dés lors, ses apparitions télévisuelles se font de plus en plus rares.
L’affaire ne s’arrête pas là. De nombreux personnages découvrent qu’ils sont malades. Et bien sûr, impossible d’arrêter la propagation du syndrome Jack de Lost. Ainsi vont tomber Tom de Alias (regardez-le lever le doigt pour dire moi ! moi ! quand Jack Bristow propose une nouvelle mission), Dee de Battlestar (elle en a marre de servir d’excuse à Adama pour cacher son homosexualité), ou, pire, la blonde de Boston Legal dont on a même oublié le prénom… (d’ailleurs le mobilier de son bureau est en vente sur un fameux site de vente aux enchères pour ceux que ça intéresse…) Tous ces gens qui ont cru être un moment des héros aimés du public qui tombent dans l’oubli, la déchéance et parfois même la haine.
Alors scénaristes de tout bord, aidez-nous dés maintenant à lutter contre le syndrome Jack de Lost. Vous pouvez nous envoyer vos dons à : Association pour la lutte contre le syndrome Jack de Lost, Canapé de Francis, 93230 Romainville. Vous pouvez aussi vous préoccuper de vos personnages et essayer de leur donner à tous des choses à faire plutôt que les multiplier inutilement (je sais, c’est plus facile à dire, mais si tout le monde y met du sien, la maladie reculera.)
Je vous quitte, on vient de m’informer que Chloé se demande ce qu’elle fout encore dans Smallville.
(Le Canapé) |
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| « Avant nous, le sous-titre était en danger » |
| Vendredi 05 Mai 2006 à 10h22 |
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| Oscar28 est le vice-Président Délégué de la F.E.S.S.E (Fédération Européenne de Soustitrages Etrangés), il nous explique comment son organisation planifie et organise le sous-titrage des séries downloadées dans le monde entier. En raison de l’accord sur les 35 heures, et parce qu’il ne faut pas pousser non plus, le secrétariat de rédaction a refusé de corriger cette interview. Pourriez-vous nous raconter comment vous en êtes arrivé là ? J’ai toujour été un grand fan de série. Donc, il était normal qu’un jour je devienne un traducteure. Integré la FESSE a été pour moi un accomplissement car s’est mon travail qui se trouve récompensé. J’en n’avais marre de me coltiner les épisodes de « 24 » avec traductions simultanées à ma copine qui était une brêle en englais. J’ai donc déssider de lui traduirre à l’avance. Cela dit, elle ne comprenait pas mieus… donc j’ai fini par en fer profiter les autres… « Etait » une brêle en nanglais ? Oui, finalement, j’ai changé de copine. Maintenant je vis avec Souristar qui fait aussi parti de la FESSE (branche française) ? On s’est rencontré à une soiré projo de RIS, chez TF1, c’était telement chiant qu’on est sortis ensembe. Une branche française ? Ça arrive donc ? Des étrangers downloadent des séries françaises ? On nous envie Navarro au Chili et à Singapour ? Non, en fait c’est pour les sourds et les malentendants… Je me disais aussi… Revenons à vous, pardonnez-moi cette question mais étant donné que vous n’êtes pas traducteur de métier n’êtes-vous pas à la merci d’une erreur de traduction ? OK, c’est vrai, je ne suis pas neurochirurgien, ni même flique dans les rues, donc j’ai parfois des problèmes en matière de termes techniques ! Mais en même temps si on part de ce principe, Star Trek et Battlestar Galactica n’auraient jamais été traduites !!! Un point pour vous. Et en plus, vu qu’on ne paye pas les épisodes, on peut pardonner quelques imperfections. Cela dit, ce n’est pas une vue de l’esprit de dire que vous êtes fâchés avec l’orthographe… S’est ridicule ! ceci est un procès d’intension. C’est simplement que dormir au guichet de ma trésorerie générale ne remplace pas une bonne nuit de sommeil. Le problaime c’est que la nuit on traduit du Lost, du House M,D… Et quand vous êtes crevé et bin oui, vous fête parfois quelques fautes !!! On va pas en fer un fromage !!!! OK, si vous le dites… Et votre pseudo, d’où vient-il ? Je ne comprends pas la question… Allez vous pouvez nous le dire ! Oscar c’est pour Oscar Goldman de « L’homme qui valait trois milliards », vous êtes un fan ? Mais pas du toud, c’est mon vrai nom !!!??!! Donc vos collègues, comme Souristar, Troudair, steak-frites, jacquebauer, cybergrillepain ce sont leur vrais noms ? Tout à fait ! la FESSE, na rien à casher ! Admettons. Et donc, ça vous apporte quoi de traduire des séries ? Parce que ça doit prendre du temps quand même tout ça ? Je vous répondrez simplement par un mot : Rêve ! Les traductions me permette de m’évader. Un jour à la Maison-blanche dans une crise diplomatic, quelque heures plus tart à Seattle avec les médecins de « Grey’s Anatomy », le lendemain encore avec les ados de Neptune, le monde des séries est varié et m’arrache à la grisaye de ma prauvince natale… Oscar, je peux vous appeler Oscar ? Tout à fait ! Pourriez-vous cesser de faire toutes ces fautes d’orthographes, ça pourrit l’interview ? Naturellement Est-ce que la communauté du sous-titre est le théâtre de querelles d’écoles ? Naturellement. Tenez par exemple, le personnage de Sayid dans Lost a été une source de conflit. Plusieurs de nos membres voulaient traduire les propos de ce personnage en faisant écho à l’accent moyen-oriental de Sayid, genre « nous ni somme pas seul sour cette île ». En même temps, vu qu’en anglais il a un accent de chiotte, Ça se défend… Existe-t-il des personnages durs à traduire ? Hurley de Lost, on ne comprend que Dude, en français dans le text « mec », le reste on invente assez souvent. Ça tombe bien J’étais bon en rédaction. De toute façon c’est pas grave, dans Lost, l’histoire tout le monde s’en branle ! De manière générale, les gens qui hurlent sont difficile à sous-titrer. J’ai participé à la réhabilitation de Hulk, purée, c’était pas de la tarte ! Et maintenant, quels ont vos projets ? Développer d’autres langues au sein de la FESSE, vous attaquer aux classiques, traduire des produits culturels (l’intégrale Navarro pour les sourds et muets), faire un enfant ? Non, je pense que dans un premier temps, Acheter le grand Robert de la langue française serait déjà pas mal. D’ailleurs si quelqu’un en vand un d’occase, on est preneur. Oscar28, merci ! Non, non c’est moi… (arrêt de l’enregistreur) Putain on se croirait avec Jean-Pierre Gaillard en direct de la bourse de Paris !
(Le Grand Maître) |
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