Télé, cinéma, musique, écriture, réalisation, négociation, JJ.Abrams est le profil type du money-maker hollywoodien.
Ses modèles dans la profession (Steven Spielberg et Rod Serling) comme ses états de service se passent de tout commentaire. Jeffrey Abrams dit JJ.Abrams n’a plus rien à prouver lorsqu'il investit un backlot de major hollywoodienne. Il vient de faire la une de tous les médias pour avoir décroché la lune avec "Lost", série OVNI, gonflée et surtout réussie contant les aventures d’un groupe de rescapés d’un crash aérien. Abrams n'est pas un inconnu génial, l’homme avait déjà sauvé ABC, le network du groupe Disney, du zéro absolu avec "Alias" son technodrama d’espionnage, il y a trois saisons de cela et on l'avait découvert avec "Felicity", série ado pas bête co-écrite avec Matt Reeves. Aujourd'hui, fort de son nouveau statut, Abrams a convaincu son monde en réalisant "Mission Impossible 3" pour Tom Cruise ainsi qu'en préparant une nouvelle édition grand écran tant attendue de "Superman"… Pas mal pour un producteur télé. Abrams n’a jamais vu les choses sous cet angle. Il se considère avec un bonheur égal comme un auteur télé ou cinéma (on lui doit par exemple le script d’"Armaggedon") mais aussi une personne capable de réaliser (certains épisodes d’"Alias" et de "Lost" et désormais "MI : 3" sont là pour l’attester). Abrams compose le générique de ses séries ("Felicity", "Alias") comme il va négocier son exclusivité (extrêment bien rémunérée) pour Touchstone TV, la filiale télé du géant Disney-ABC, avec passion. Créer un hit TV est de plus en plus dur. JJ Abrams vient d’en lancer trois en l’espace de huit ans… La contrainte qu’impose une diffusion en prime-time sur un grand network, Abrams s’en fiche. C’est une façon d’être encore plus créatif. Ça tombe bien car "Alias", vient juste de s'arrêter et que deux de ses nouvelles séries s'apprêtent à monter en première ligne. Avec "Lost", "The Catch", "What about Brian ?" et quelques babioles de deux cent millions de dollars au cinéma les prochains mois vont être chauds pour JJ.Abrams. C'est ça aussi de faire le malin...
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