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Ce qui se passe à Hollywood en matière de télé est ici.

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| Déjà demain |
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Quand des créateurs de la trempe du duo Ed Zwick et Marshall Herkowitz accouchent d'un nouveau projet, peu de gens ne tendent pas l'oreille. Il faut dire que les deux scénaristes affichent tout simplement un des plus impeccables CV de la profession. Producteurs par exemple de "Traffic" pour Steven Sodderbergh, ils ont créé entre autres "Thirtysomething" (archétype de la quality TV des années 80), "My so-called life / Angela 15 ans" (série à l'existence tumultueuse que l'on peut qualifier de séries cultes) et "Once and Again" (une des séries les plus subtiles de l'histoire des fictions).
L'année passée, le duo de créateurs qui avait quitté le monde la télé en claquant la porte d'ABC et en sabordant eux-même "Once and Again" on tenté de réintégrer la jungle du développement. Très vite, les deux compères, qui ont une vision suffisamment large du spectre hollywoodien, s'aperçoivent que la télévision a changé. Surtout celle qui implique les grands networks. L'eldorado est sur la câble. Et encore plus tout à fait. L'argent ne coule plus aussi facilement et les grands sont lancés dans des grandes stratégies qui broient souvent les créatifs. En pleine "Pilot season", Zwick / Herkowitz annoncent la nouvelle. Ils vont se passer du système traditionnel pour produire leur nouvelle série. Conséquence, la série est financée par des canaux parallèles. Les studios n'ont rien à voir là-dedans. Les deux compères visent très vite une diffusion sur le net. Ils en profitent pour bâtir un site communautaire du nom même de la série : "Quarterlife". Dans la foulée, ils s'assurent d'une diffusion sur l'un des géants de l'internet, en l'occurence MySpace.
Les premiers résultats ne déçoivent pas. Herkowitz fait du Herkowitz, une série très classique qui met en scène une poignée de jeunes américains arrivant dans la vie adulte. Notamment dans le monde de la pub, univers dont sont issus Zwick et Herkowitz. La post-adolescence, un thème visité jusqu'à la nausée par les fictions américaines mais que cette série réussit à réactualiser. L'héroïne y tient un blog et raconte sa vie et celle de ses colocataires. Une vision juste et touchante de l'entrée dans la vie adulte. Avec des épisodes d'une durée de 9 minutes. Temps mieux adapté à une diffusion pour les internautes, la série creuse patiemment son trou au point que Ben Silverman, le nouveau patron de la fiction pour NBC de demandent à ses créateurs d'apporter leur série sur le network. Voilà qui boucle la boucle. |
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