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La fiction télé est aussi un énorme business. Pour ceux qui auraient tendance à l'oublier. Rubrique économie.

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| La grêve change les mentalités |
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L'immuable calendrier hollywoodien serait-il en train de vivre ses derniers instants ? Plus les semaines passent et plus on y croit d'autant que chacun y va de sa petite déclaration. Executive de studio qui ne veut plus de ce système où des dizaines de pilotes sont mis à la poubelle chaque année. Auteur qui veut se passer des chaînes de télévision. Responsable de chaîne qui trouve idiot de lancer toutes les séries à des périodes données (NdA : cela est déjà de moins en moins vrai).
Le système de développement de la télévision américaine va changer. La grêve aura au moins eu cet effet. Négatif ou positif, l'avenir nous le dira. Ce qu'on peut dire, c'est qu'en écoutant chacune des voix qui ne se retrouve pas dans le système actuel et qui voudrait en changer, on se dit qu'on va quand même casser un jouet qui n'a pas si mal fonctionner depuis 50 ans. A-t-il fait gagner autant d'argent que possible à ses bailleurs de fond ? c'est un autre question. La logique des grands groupes de communications de plus en plus avides est en marche. Au romantisme du développement des années 80, au classicisme de celui des années 50 ou au clientélisme assumé des années 70 (avec les Big three), cette période oppose la réalité des chiffres. Surtout ceux qui sont tout en bas à droite. combien avons-nous fait de profit. Toute la qualité du système US actuel c'est de risquer des développements en misant sur le méga-succès de l'un d'eux. La recherche et développement coûte cher mais la création est à ce prix.
 Aujourd'hui, c'est tout le système des chaînes hertziennes qui semble s'effondrer. Trop lourd face à internet (Quarterlife), trop monolithique face aux stratégies des chaînes du câble. Les studios et leur networks veulent rationaliser encore un peu plus les coûts. Est-ce la disparition de "Pilot season" ? Certains le murmurent, d'autres le souhaitent. Les chaînes répètent à l'unisson qu'elles ne veulent plus jeter de l'argent par les fenêtres en finançant des pilotes coûteux qui ne verront pas le jour sous la forme d'une série. Provocation à destination des auteurs ? Certainement. Mais le mal est plus profond et bien avant la grêve, certaines chaînes, la FOX par exemple, s'était dressé pour modifier la manière dont se déroulait une saison. A suivre.
• Eric Vérat
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